C'est drôle, car ce qui n'aurait dû être qu'une fin de relecture et autres détails, s'avère être un point final un peu inespéré.

En effet, l'histoire est étrange. Aux trois nouvelles écrites ou réécrites de longue date, je voulais en rajouter une quatrième dont j'avais la thématique en tête depuis longtemps mais pas forcément la musique.

Au retour de Grande Bretagne, je sais avoir trois semaines tranquilles. Pour une nouvelle, pas trop longue de surcroît, cela devrait suffire. Mais, Karagar est Karagar, et trop vieux pour se refaire... Il a le temps et il est tranquille, sa créativité est donc à zéro.

Dès la rentrée, il relit ses trois (longues) nouvelles et griffonne la première page du "Paradis perdu/Ar baradoz kollet" et s'arrête pour une raison bizarre, c'est qu'une autre histoire, s'invite, une à laquelle il n'avait jamais pensé et qui se met dans sa tête d'un coup d'un seul, toute en place, prête à être écrite et pressée d'être écrite en plus, la coquine. Il faut dire que celle là, c'est assez rare chez moi, m'est imposée par l'actualité.

C'est alors que m'embarquant dans cette histoire, je m'avise soudain du calendrier. Le temps passe toujours plus vite que prévu. J'avais en tête de faire sortir le livre pour le sa*lon du liv*re et j'ai l'idée de contacter mon éditrice. Il est juste temps : d'envoyer les trois premières nouvelles, le projet de couverture et la nouvelle à finir... mais laquelle? Je fais un deal. Je finis "Tan de'ï" au plus vite, et la cinquième sera en option, à condition de l 'envoyer avant le 25.

Comme prévu "Tan de'ï" court sans accroc vers son point final. La couverture se concrétise. Mais mon paradis perdu? Je sens que l'éditrice, enfin sa petite main, veut savoir d'emblée, si cinquième nouvelle il y aura ou non, ça arrange le travail de maquette de le savoir. Alors que dans mon esprit, c'était: au 25, on verra si j'ai pu l"écrire ou non. A ce dernier mail, hier matin, je ne réponds pas. Car si je dis, oui il y aura.. et que ça ne vient pas... quelle pression! Je me dis, après demain je réponds "oui" si elle est écrite. Bref, je mets plus de pression encore! Là je me dis, bon, tant pis ça sera pour un autre livre. Mais ça m'énerve, vu que j'ai deux projets de romans... Donc ça sent les calendes grecques. D'autant que depuis ma visite (dont je n'ai pas eu le temps de parler ici encore) à la tapisserie d'Angers - qui m'a retourné - j'ai acheté des bouquins pour documenter mon travail, bref, ça serait bien dommage. Et là, bien sûr, la pression marche! Et envoyer un texte illico après le point final et  deux relectures, je n'avais jamais fait!

 

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