Ce soir, je ne me peux m'empêcher de penser à la première du Loup des Steppes qui aura lieu demain à Brest, avec Vladimir dans le rôle principal. C'est toujours un plaisir cette anticipation de le voir dans un nouveau rôle et la période est riche puisqu'il n'y a pas si longtemps je le découvrais campant un impressionnant Arturo Ui dans la célèbre pièce de Bertold Brecht. Plaisir mêlé d'un petit quelque chose acidulé, une sorte de très légère part de tract prise à mon compte. Et puis, dans le même temps, me laisser aller à penser à un spectacle théâtral qui ne dépend en rien de moi, c'est m'accorder une soirée de vacances.

Je déroule les souvenirs et reviens en arrière à la première session de travail qui aboutirait, après plusieurs méandres, au choix du roman de H. Hesse. C'était en Italie, en Ombrie, dans la maison du père d'un des comédiens.

Et que faisais-je, moi, pendant ce temps là? J'y pense un instant, et tout me revient en mémoire. La coïncidence, forcément, me frappe. Pendant ce temps, je commençais aussi à travailler à ma propre pièce - en étudiant des textes dont j'ignorais alors ce que j'en tirerais - dont la première a lieu dans deux mois ! Après trois années de travail, le décalage semble dérisoire.

Que cette pièce ait été commencée en Italie, me donne envie de paraphraser un(e) des mes personnages : "le destin est un fieffé moqueur, on dirait"

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