Eh bien, tout l'automne et tout l'hiver réunis ne nous ont pas accordé une journée de pluie comme celle-ci. Et à l'heure où j'écris, les vannes ne se sont pas refermées.

Malgré les sécheresses douarnenistes, ici, c'est plutôt verdoyant, et je me fait dépasser de partout, sur ma droite par les pelouses  qui montent au ciel et sur ma gauche par les adventices qui galopent.

C'est bon pour l'arrosage, mais je crois que demain, toutes les fleurs sans exception, seront flétries, pourries.

L'autre jour, mon ex m'a rendu visite par une journée orageuse. Je crois que c'était la première fois qu'elle voyait ce jardin autrement que sous un soleil sans partage. Elle en avait, je crois, une vision un peu déformée, et à la faveur d'un ciel sombre, elle s'est rendu compte de la verdeur potentielle, des grands frênes, des rhodos qui s'enfeuillent allègrement, tout cela était déjà, mais elle ne l'avait pas vraiment pris en compte. Les idées préconçues empêchent de voir.

Elle s'est étonnée aussi de la taille de certaines plantes qui témoignent de la fertilité du sol.

Et puis, je dois le dire, elle fut moins avare en compliments qu'autrefois sur mes oeuvres, qui était pourtant au service d'un jardin commun. Étrange, non? c'est sûr que celui-ci est beaucoup mieux pensé, fleuri, varié etc... Mais enfin, est-ce la seule raison?

Je dois lui accorder qu'elle est un des rares visiteurs à donner un avis, non sur telle ou telle plante, mais sur l'agencement des formes et des couleurs. Je crains son avis sur les couleurs, c'est son fort, moi je suis plus "architecte". Mais j'aime de plus en plus les dissonances.

Bref, trêve de réflexion, voici quelques images du ruisseau, plus vaillant qu'en hiver (et encore, il a replu depuis) !

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