Je m'en vais de ce pas vous conter cette aventureuse balade à vélo, menée au gré de nos envie et sans la moindre destination programmée, et qui nous fit découvrir un endroit qui me fait encore frémir d'effroi et d'admiration mêlés. La seule image que je vous en avais montrée jusqu'ici était celle de ce bras de mer si étroit qu'on eût dit un ruisseau et dont, dans ma perfidie habituelle, j'avais fait une question-piège.

Nous enfourchâmes donc nos chevaux de fer, direction plein ouest, par une route bien connue et qui nous destinait plutôt à l'admiration des villages et des jardins qu'aux grandes oeuvres de Dame Nature. Avant même de franchir le marais saumâtre qui nous sépare de la commune ultime, nous avions longé un champ de trèfles rouges dont je publiai le soir même la photo qui rendit béat plus d'un lecteur.

Arrivés de l'autre côté, nous avons un regard attendri pour les terres que nous avons quittées. Ah que son chez soi parait bien beau vu de chez le voisin!

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Chez le voisin donc, je fais quelques constatations plus qu'encourageantes pour mon avenir horticole :

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Je me permets à ce sujet s'ouvrir une parenthèse. Ces encouragements, non contents de me venir des terres extrème occidentales, je les avais reçus dans le même temps, de bien plus près.  Il est, en haut du modeste vallonement dans le creux duquel se niche notre nouveau terrain, une maison agrémentée d'un beau jardin terrassé et qu'il nous plait de nommer la maison n°1 de Dame Plume. Lorsque nous installons nos transats près de la fougère arborescente pour un café méridien, nous pouvons en appercevoir la haie qui en borde le terrain. C'est dire si c'est tout près. Et quelle haie! Jugez plutôt la nature de cet encouragement :

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Après tout un périple donc, l'ambiance de notre virée change sensiblement. La route descend dans un vallon très verdoyant alors qu'au delà, par des échappées que me laisse parfois la végétation, j'aperçois l'ondulement dorés des museaux de granite qui toisent la mer, là, juste au bout. Mais, tout proche que soit l'océan l'heure est aux maisons cossues et jardins en terrasses....

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La route s'élève et quitte la vallon protégé, l'atmosphère change...

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Et puis soudain, devant mes pieds....

(à suivre)