Petit inventaire en forme de feuilleton, ni exhaustif, ni botanique, mais plutôt sensible, des plantes qui me sont chères, illustré par des photos du jardin, ce qui limite forcément le catalogue...



Malus "Everest': Variété créée à l'origine comme pollinisateur, mais sa beauté en fait aujourd'hui une espèce ornementale (floraison et fructification naine). Floraison normalement dense, mais cette année son caractère paroxystique est bien à l'image de toutes les autres rosacées arbustives qui rivalisent d'abondance.

 

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Ceanothe arboreus 'Trewithen blue' : On dit que c'est le prince Volskonsky, le maître de Kerdalo qui transféra un jour son jardin de la banlieue parisienne dans le Trégor pour donner à ses azalées mollis la terre qu'il leur fallait et créa ainsi l'un des plus beaux jardins de la seconde moitié du XXème siecle, qui introduisit la mode du céanothe en Bretagne. Celui-ci n'a pas le bleu le plus intense du genre mais il est le plus grand, il pousse très (trop) vite (regardez en cartouche sa taille le 25 avril dernier, il y a moins d'un an). On le surnomme parfois 'lilas de Californie'. Les passionnés du bleu comme moi ne peuvent qu'aimer cette plante.

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Azalée 'mollis' : On regroupe sous cette apellation les rhododendrons caduques alors qu'en réalité il existe plusieurs groupes de "mollis" selon les espèces dominantes dans leur arbres généalogiques. On dit parfois aussi azalée de Chine (par opposition aux autres, japonaises), mais rhododendron luteum, l'azalée pontique, cette plante capable de faire un bosquet à elle seule, jaune et très parfumée présente dans la lignée de beuacoup d'azalées (dont celle que je présente ce soir) est plutôt turque ! Bref un sac de noeuds pour un  groupe magnifique au parfum inimitable et dont les coloris sont rares chez les autres rhodos. Voici une nouvelle arrivée de mon ancien jardin, je n'avais pas de vraie jaune jusqu'à présent mais plutôt des orangées.

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Acer palmatum (érable du japon) : Si l'élégance était une plante ce serait celle-ci. Allez, si je devais donner un tiercé gagnant, encore que je préfère dire la sainte trinité, je citerais, rhododendron, quercus et acer palmatum. Ce petit arbre d'une légèreté inégalée est sujet à la mutation génétique. Les japonais, jardiniers et trafiqueurs de plantes depuis bien plus longtemps que les européens, ont mis à profit cette caractéristique pour sélectionner des formes très diverses. Leur nom est un effort de mémoire pour nous mais la sinification en est toujours très poétique. Il en existe des milliers de cultivars. Les variations touchent la forme de la feuille, sa couleur, mais aussi le port de l'arbre (j'en ai vu qui au bout de plusieurs décénnies n'ont pas dépassés le stade d'une grosse crèpe)...

Le premier est une variété achetée en Haute Bretagne avec l'argent gagné avec ma harpe, à l'époque. Sa caractéristique est que seules les nervures sont vertes alors que le limbe est plutôt jaune. Il ne supporte pas le soleil. J'en présente d'autres à la suite.

 

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Prunus spinosa : Voila bien un arbre que je n'ai pas besoin de planter et contre lequel il m'arrive même de lutter et en retour il m'a parfois contraint à aller consulter tant ses épines sont sournoises. Mais cette année plus que jamais, il participe à la beauté de ce "plus bel avril", et me tirerait bien souvent des larmes.

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