EN ALAN AR MEURVOR

LE FRAGILE FIL....

Il était derrière moi, pressé. Si près que ma voiture, aveugle de l'arrière, m'ôtait toute chance de le voir. Je roulais plutôt vite, pas assez pour lui à qui il a suffi d'un rien pour bouster sa puissante voiture pour me doubler. Cet endroit, à une vingtaine de kilomètres de chez moi, je le connais bien. Bien que la route y soit légèrement sinueuse, la vue est dégagée. C'est le moment pour doubler. J'en suis adepte, j'ai maintes fois fait ce qu'il a fait, essayé de faire. Je ne peux le lui reprocher.

Mais à cet instant, me croyant seul sur la route, soleil levant devant moi et campagne blanchie au givre à l'entour, je me déporte vers la gauche pour prendre plus aisément mon virage, comme pour effectuer, sur une route que je croyais à moi, un ballet matinal.

J'apperçois trop tard, bien sûr, le mufle de la voiture qui croque du terrain sur moi. Le choc est simultané à la prise de conscience. Ce choc il ne laissera sur sa voiture - et la mienne également - qu'une toute petite trace, un petit creux de rien du tout. Mais en vertu de l'énergie cinétique, ou je ne sais quel effet levier, mon véhicule est projeté, je perds tout contrôle. Arrivé dans le fossé, l'agriculture productiviste me sauve, il n'y a pas de talus, mais je percute néanmoins le bord du champs et ce sont les tonneaux.

Ça va lentement dans la tête. On a le temps de se dire" j'ai un accident", de ceux dont on ne sort pas souvent indemne, on a l'impression que ça n'en finit pas et qu'à chaque mètre gagné on a de la chance, mais que tant que la voiture n'est pas immobilisée, tout peut arriver. L'esprit est très vif.

Et puis ça s'arrête, j'ai la tête en bas, comme Pesquet. Les alarmes sonnent. L'angoisse claustrophobe. France Inter continue à causer. Je rampe vers la portière passager (je ne sais plus pourquoi, plus facile semble-t-il). J'arrive à l'ouvrir et à me glisser dehors. Il fait moins trois. Je n'ai rien. 

En voyant la portière s'ouvir tant bien que mal, l'autre automobiliste ressent un soulagement sans doute plus grand que le mien. Il s'attendait au pire.

C'est en voyant ma salade répandue parmi les bris de  verre que j'ai eu envie de pleurer. Et que je pleure en l'écrivant. Je ne sais pas pourquoi, mais je sais que c'est ça qui me fait et me fera pleurer. Mais je n'ai pas pleuré, à cause de l'autre gars, des gendarmes, du dépanneur. 

L'homme qui m'a percuté, habite à 500 mètres de chez moi, nous partageons le même ruisseau. Étrangeté de la vie. Il est d'un autre monde, c'est un boss, un chef d'entreprise assailli de coups de fil. Il m'a prêté sa voiture d'entreprise, l'utilitaire de la marque concurrente, "ad libitum". Si bien que la vie continue, normale. A dix heure et demie, j'étais devant mes étudiants. Je suis chanceux, en somme.  Quant à au nôtre, d'utilitaire, l'Irlande fut ses seules vacances. Et la fenêtre arrière sera désormais condition sine qua non

Il me reste à digérer la salade. 

Quant au titre, c'est cent fois ressassé, tous les gens qui ont frôlé quelque chose de grave y pense. Mais c'est tellement vrai. Déjà enclin à profiter de tout instant, j'y serai plus encore. 

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MEME MISE A NU

Une journée de décoffrage, d'ôtage de cales et de brossage.

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KARAGÂTEAU

On est prêt !

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MEME BIEN CHAPOTEE

Mémé a fini sa croissance.

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C'est qu'elle est grande mémé quand elle se tient droite.

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Mémé attend un petit lifting à la chaux, car elle a de grosses rides.

Quant à Vladimir, il lui remet sa robe au goût du jour.

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Dans un mois, mémé aura fini sa convalescence et pourra porter sa lourde robe.

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KUZH HEOL - COUCHANT BRETON

Ici finit le pays bigouden...

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Lieu de la plus vieille trace de feu humain...

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PHARE DE NOEL

Il est désormais traditionnel à la masion, mais cette année il atteint le summum grâce à son optique tournante...

 

 

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SOUS LES JUPES A MEME

Aujourd'hui on a dejuppé mémé...

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LE JOUR D'APRES...

... le solstice.

Nous avons eu un 22 décembre sublime de lumière et de douceur.  Cap sur l'autre cap, en quête d'exotisme à peu de frais (je rigole à peine, l'ambiance est tellement différente qu'on se sent dépaysé). Il y a, au sud de la presqu'île de Crozon, une zone de hautes falaises qui n'a rien à envier à ses extrémités occidentales. Je n'avais jamais été y voir de plus près. C'est chose faite et nous n'avons pas été déçus. Il faut dire que la lumière une fois encore était des plus belles, rehaussée par un très très léger voile de brume, qui, quelques kilomètres plus loin était bien plus qu'un tulle translucide mais une ouate qui ne laissait voir que le sommet du Cap de La Chèvre, sorte d'île longue plus chanceuse que la vraie du nom. J'ai osé le torse nu un moment tant il faisait chaud !

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Donc pas de flocons de neige sur les roches, rien que du quartz étincelant.

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DSC09893 Cap à l'ouest pour voir le petit phare du Toulinguet. On ne  peut hélas l'approcher, il est dans un fort militaire.  Mais le site est superbe et une grosse houle de sud-ouest donnait au paysage la bande-son qui lui convenait.

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Mon appareil photo prend deux phares dans ses filets. Le second, celui de Saint Mathieu accosté d'une église abbatiale gothique ruinée, parait, par la magie du zoom, tout proche, alors qu'entre les deux phare, il y a l'ouverture de la rade de Brest en son plus large.

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Vladimir voulait revoir les alignements de Lagad Yar (65 menhirs sur les 600 à l'origine). C'est un peu un pélerinage pour nous car nous y sommes venus lors de notre premier été, il y a 11 ans ! Je m'interrogeais sur le nom et voici ce que je trouve sur wiki : L'ensemble dessine une ligne orientée N 35°E et S 35°O, d'où partent, à angle droit, deux lignes parallèles. Cette orientation laisserait présumer un caractère astronomique (comme beaucoup d'anciens alignements) selon Georges-Gustave Toudouze qui l'associe à la constellation des Pléiades. Celle-ci s'appelle en breton ar yar (la poule), d'où peut-être la toponymie du lieu-dit de Lagad-yar (l'œil de poule).

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Une photo quasi solsticienne entre deux menhir, pas mal quand même !

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Non loi se trouvent les ruines du manoir du Boultouz, du poète Saint Pol Roux où se déroula un drame affreux pendant la guerre. 

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Un coup d'oeil à l'horizon pour comprendre que le couchant n'est pas loin, comme n'est pas loin la célèbre pointe de Penhir ou nous allons assister au spectacle.

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NETRAOUIGOU

Féminisme

Autant dire d'emblée, avant de poursuivre, que j'adhère à la cause féministe sans arrière pensée aucune, même si je ne comprends pas toujours les formes qu'elle peut prendre - et c'est normal puisque je n'ai pas étudié la question plus que ça -, dans le sens d'un militantisme pour une égalité parfaite des deux sexes dans la société, adhésion qui n'est pas tant  chez moi le résultat d'une réflexion que l'expression d'une évidence ressentie depuis mon plus jeune âge. Pour dire les choses autrement, j'ai encore aujourd'hui les souvenirs bien précis de la découverte progressive, dès mon jeune âge, d'un certain regard masculin sur les femmes (auprès de mon frère, pour commencer), que je ne comprenais pas avant même de le juger négativement.

Pourquoi raconté-je tout cela? Juste pour dire qu'il m'arrive souvent de voir des intitulés sur les réseaux sociaux, relevant du militantisme féministe, qu'une fois encore je ne conteste pas, mais qui, malgré leur bien fondé me font toujours un peu sursauter. Je veux parler de ces titre où on peut lire "au féminin", ou "vu par les femmes". Rien de plus normal de donner une vision que la société globale tronque mais je ne peux m'empêcher, par réflexe, de tester le parallélisme et de mettre "masculin" à la place, ou "vu par les hommes" et là soudain, l'expression prend un tour très désagréable. Je pourrais dire la même chose de l'épithète "homosexuel" accolé à des tas de choses surlesquelle l'orientation sexuelle et amoureuse ne devrait avoir aucune influence. Imaginer qualifier une littérature d'hétérosexuelle par exemple (me) fait froid dans le dos. Là encore, le militantisme obligatoire justifie bien souvent ces artifices.

Mais quand même, je rêve d'un jour ou ces catégories n'auront plus de sens que dans leur champ d'application bien précis.

 


 

Des nouvelles de mémé

Elle a bien du mal, mémé, à monter son portail. Base à refaire pour cause de ciment cancéreux, corsetage obligatoire pour contenir le ventre, erreurs, reprise... Bref, pas de porte avant un moment. Et la facture augmente ! Piliers sans doute finis à la fin de l'année. Consolation,  derrière les coffrages, ça n'a pas l'air moche.

 


 

RG

Après la gendarmerie, nous avons droit aux RG. Coup de téléphone à la compagnie Tourne-Détourne, pour parler à l'employeur de Vladimir. Manque de bol, c'est Vladimir qui décroche. Ça faisait un peu louche quand même. Il est bien bon le Vlamidir, qui ne les a pas envoyés se faire cuire une crêpe au manoir plumesque !!

 


 

Des nouvelles des pépés

Les pépés s'apprêtaient aujourd'hui à recevoir un invité et votre serviteur se lance dans la pâtisserie. Hier soir, il se plante lamentablement. Gâteau à la poubelle, Karagar au lit, l'amour propre en berne.  Nouvelle tentative ce matin. Entreprise menée à terme mais Karagar pas très satisfait. Nous mangeons une soupe maison et nous apprêtons à cuisiner le reste. Là, Vladimir se plaint de ne pas être bien et finit par aller rejeter son repas. 30 ans qu'il n'avait pas vomi ! A ce moment, Karagar se trouve bien bizarre aussi et suspecte une contamination psycho-somatique. Mais que nenni! 10 minutes plus tard, il rejette lui aussi son repas. Les deux terminent au lit après avoir décommandé notre invité ! Et le gâteau? Il est là dans le frigo, mais rien que d'y penser, j'ai la nausée.

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C'EST PAS DU TRAVAIL DE MEME

Bon, c'est facile de crâner, mais je ne l'aurais pas fait tout seul... et je ne parle pas que de l'aspect physique. Notre ouvrier/ami a fait son premier séjour, et j'apprends toujours des choses à lui donner un coup de main. Pas trop tard pour rattraper cette éducation que père et frère, des virtuoses en la matière, il faut le dire, ne m'ont point donnée.

Première étape donc du futur porche : les fondations.

Creuser n'a pas été une sinécure car un chemin, par définition, c'est empierré et damé!

La suite sera beaucoup plus réjouissante, car on maniera du beau granit. Et j'ai prévu des joints à la chaux pour masquer l'âme en ciment. Et ça, ce sera une première pour moi. Rendez vous donc à Noël...

Bûche à volonté pour tout renfort...

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Posté par karagar à 19:47 - Commentaires [15] - Permalien [#]

AR PA*KAD KEVRI*NUS (le paq*uet mysté*rieux)

Hier matin, je trouvai sur mon bureau, à mon arrivée, un paquet. Il était fait d'un papier rouge assez rutilant, de ceux qu'on ne s'étonne guère de voir en ces temps d'Avent. Je salivais déjà à l'idée d'y trouver du chocolat.

Il n'en était rien. L'intérieur contenait un ensemble assez hétéroclite: Le catalogue d'une exposition dans le sud Larzac, l'affiche de la même exposition roulée et tenue d'un élastique et un des mes propres livre (le plus connu, celui dont la couverture montre une pianiste russe) d'où dépassait une lettre manuscrite.

On m'apprend alors que ce paquet a été déposé par un des mes étudiants qui ne fit par cet acte qu'office de facteur. Il revenait de son premier stage dans une école du département voisin où Bérénice lui remit le colis pour moi.

J'étais étonné car Bérénice avait abandonné l'idée de devenir professeur des écoles depuis quelques années. J'apprends qu'elle est de retour dans le milieu scolaire avec une autre fonction.

Bérénice, l'auteur de la lettre, me demande d'abord si je me souviens d'elle. Et pour me rafraîchir la mémoire (qui n'en a pas besoin) elle me rappelle qu'elle m'avait indiqué un détour, sur la route entre Avignon et l'Espagne, pour aller voir un certain cirque du nom de Navacelles, proche de son pays d'origine. Je ne peux bien sûr réprimer un sourire en lisant ça! Si je m'en souviens ! Sait-elle seulement que l'endroit m'avait tellement saisi que j'en ai écrit un pièce de théâtre qui a été jouée non loin de là où elle réside aujourd'hui? Ce paquet est décidément plein de surprises.

Mais le problème est que la suite de la lettre est proprement incompréhensible. Il semble qu'elle fasse un lien (mais non explicité) entre mon livre (enfin l'exemplaire dans le paquet est néanmoins le sien - et elle y insiste), les oeuvres exposées (qui sont les siennes, de sa main j'entends), les textes littéraires qui illustrent le catalogue, et l'école où elle travaille et où elle voudrait me voir venir en raison du livre! Elle me laisse heureusement un numéro où la joindre mais j'avoue avoir atermoyé jusqu'à présent, de peur d'avoir à confesser mon incompréhension.

Mystère total.

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LES SECRETS DEVOILES FIN : BABYLONE

Le troisième volet des secrets bien gardés est enfin prêt à être dévoilé. J'avais présenté la première tranche il y a un moment, mais voici les quatre tranches terminées. Il ne s'agit pas d'une centrale nucléaire, qu'on se rassure, mais des terrassements babyloniens, pour lesquels j'ai charroyé une quantité impressionnante de pierres des quatre coins du sud Cornouaille. La terre de comblement est celle retirée du ruisseau (environs 80 brouettées). Le but était de faire un sort au glacis qui entourait la maison sur son flanc nord-est, jusqu'à aujourd'hui lieu de traversée rapide, tout en annonçant la grande barrière minérale toute proche. Des vivaces prévues dense et assez haute viendront évidemment souligner l'effet "terrasse".

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DSC09797L'olivier a reçu un petit habillage caillouteux pour lui rappeler son pays. 

La quatrième tranche, n'est pas un mur de soutènement (pas de pente naturelle) et donc ne prendra sens que lorsque des arbustes à fleurs taillés en prolongement des pierres viendront masquer le vide en arrière.

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Le bord du canal est désormais libre de terre.

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Enfin, quelques fleurs (certaines hors saison et d'autres, malgré l'apparence, de saison).

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Voila ainsi les travaux d'hiver terminés avant l'hiver ! Mettrai-je en branle les projet 2018 avant l'heure  terminant cette fois réellement le jardin?

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THE CAT AND THE DAM

Le débit a augmenté aujourd'hui.

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Voici Bistouri dans le petit Huelgoat.

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Et l'incongruité du jour (mais il est loin d'être le seul, et nous avons eu même la pleine floraison d'un poirier en octobre!)DSC09782

Et le film en version longue, avec un comédien en plus.

 

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LES SECRETS DEVOILES 2 : LE GRAND SECRET

LE GRAND CANAL (ou Le Nôtre terrassé)

Voici venu le temps de révéler le grand secret, celui là même dont seule la météo pouvait décider de la date de parution.

L'idée m'en trottait depuis fort longtemps. Mais, il y avait d'autres urgences, toujours, et quelques réticences aussi à me lancer dans une entreprise dont je n'ignorais pas qu'elle était un peu illicite et pour laquelle je ne savais guère comment m'y prendre.

Mais, l'été dernier, à la fin des vacances estivales, je me suis dit qu'il serait vraiment bête de ne pas profiter de cette sécheresse pour construire le barrage en toute facilité.

Après quoi, sur ma lancée, j'ai recreusé le lit du ruisseau pour lui donner de la profondeur. L'énorme quantité de terre ainsi récupérée et mise sur la berge, a été le déclencheur du projet Babylone pour lequel j'accumulais déjà les pierres mais sans avoir la terre nécessaire. J'aime ces travaux qui font d'une pierre deux coups.

Voici l'aspect des choses  à la fin des travaux du barrage et d'excavation.

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Sur les prochains clichés, on voit qu'une bonne partie de la terre est partie pour la première tranche des travaux babyloniens, ce qui fut l'occasion de restaurer le mur de soutènement et d'accentuer l'aspect "quai" du bord du futur canal.

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Ensuite il a fallu attendre désespérément l'eau. Les pluies d'automne se faisaient attendre. Souvent, un maigre filet d'eau était absorbé par le fond du lit comme par un buvard.

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Et puis, un orage de fin septembre a tout rempli en une heure ou deux. Je n'en croyais pas mes yeux. Mais la terre était si avide d'eau que le canal s'est vidé en un rien de temps. Je n'avais même pas eu le temps de photographier !

Enfin, octobre connut quelques pluies qui firent monter et redescendre le niveau. Les moments où l'eau passa la margelle furent rares et fugaces. Voici un moment ou le chat découvre l'eau alors à mi hauteur.

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Samedi dernier, au matin, après une nuit très arrosée, l'eau cascadait bellement sur les pierres du barrage mais pressé par des obligations théâtrales je n'eus encore pas le temps de faire des images. Le lundi, l'eau avait encore redescendu. 

Depuis deux jours, l'eau coule continuellement par dessus le barrage. J'espère qu'il en sera ainsi jusqu'au printemps prochain.

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Mais, il y a beaucoup de perte de débit due à la capillarité des berges. Si je veux espèrer garder un étang l'été, il me faudra bâcher ou construite un fond en pierre...

Peut-être demain matin, d'autres images plus spectaculaires, après la tempête?.

Enfin, pour l'instant, je ne suis pas peu fier de ce canal qui passe derrière les rhododendrons.

Posté par karagar à 23:09 - Commentaires [15] - Permalien [#]

LES SECRETS DEVOILES 1 : LE COL

Voici venu le temps de porter à la connaissance du grand public les différents travaux exécutés dans le plus grand des secrets. Même les espions burgondes furent, tels les arabes à Poitiers, contenus à Quimper.

Le col est une suggestion de Vladimir et répond aux mêmes besoins que ses grands cousins montagnards. Le jardin exotique et sa Vallée de la Mort n'étaient au tout début du jardin accessibles que depuis la Fourche de l'Armor er de l'Argoad. Arrivé au bout du chemin, il fallait, à cause d'un talus planté, rebrousser chemin, chose impensable pour quiconque aime les parcours jardiniers. Il fallut donc, à cette haute époque, araser l'extrèmité du dit talus pour ménager un passage, et créer la grande perspective, qu'il faut bien nommer Le Nôtre, grande trouée verte qui mène à Park Pontig et qui doit un jour être couronnée, en son point le plus élevé, par une sculpture. 

Mais, à déambuler dans un grand jardin autrement que pour la promenade, pour répondre à un appel, récupérer un objet oublié, et sous l'effet parfois de la fatigue due aux travaux qu'on y exécute, les détours et contournements de massif, semblent soudain vraiment longs. Ainsi, celui qui, du milieu de la Vallée de la Mort, doit rejoindre le jardin jaune pourtant peu distant, doit retourner à la Fourche, traverser le Jardin médiéval, ou poursuivre jusqu'à la grande percée, suivre l'allée Le Nôtre, contourner quelques massifs.

Or, impossible de couper court, car à cet endroit, outre le talus, il y a le flanc Est de la Vallée de la Mort et sa rocaille. De plus l'accès au sommet de la colline était malaisé et nous ne profitions jamais de la vue originale sur les deux grandes parties du jardin que l'ascension peut offrir.

C'est pour ces raisons que fut prise la décision de créer un col. Pendant des semaines je rassemblai les pierres nécessaires, puis les travaux furent exécutés en deux grand étapes : chemin au travers du massif jaune jusqu'à l'obstacle, qui sera dans un second temps franchi grâce à un escalier. Le sommet sera dallé et la descente sur la vallée de la Mort, réalisé par des nouvelles marches intégrées à la rocaille.


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Toujours des couleurs de saisons : érable japonais, cyclamens, chrysanthèmes, schyzostillis...

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Et la surprise du chef...

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Vendredi, contre toute attente j'ai pu réaliser la tranche 2 et 3 de Babylone! Ne reste plus que 4. Je vous en reparle bientôt quand Vladimir m'aura aidé à amener la terre nécessaire.

Et puis le grand secret est enfin fonctionnel, mais j'attends encore les conditions pour des photos plus impressionnantes.

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AUX PORTES D'EDEN...

Ai fait affaire aujourd'hui avec un maçon bigouden retraité.

Acheté deux piliers "en kit".

Heureusement qu'on a une voiture qui contient ! Il faudra plusieurs voyages néanmoins (c'est du granit). Pierres numérotées et schéma (et conseils) de montage fourni.

Le portail pourra enfin être mis en place.

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Quelques petites choses de saison...

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Posté par karagar à 23:41 - Commentaires [6] - Permalien [#]

LES NOMS AU JARDIN

Je prends soudain conscience que le plaisir du jardin est, au delà de bien des aspects qui le constituent - beauté des végétaux, botanique, structuration de l'espace, etc. - un amusement tout enfantin à imaginer des mondes miniatures. Je me revois parcourir le jardin de mon enfance - 750 m2, donc grand pour la banlieue parisienne - à vélo, imaginant à chaque tournant, une nouvelle contrée, une autre géographie. Cette géographie justement, s'installe dans la tête, se fixe à force d'imaginer les mêmes choses et avec elle, arrivent les noms. De ceux qu'on ne confie pas, qui restent pour soi même. Ils existent d'autres noms, plus officiels, que la maisonnée partage. "La grande allée, la grande pelouse, la petite pelouse, la rocaille, l'allée du garage, la tonnelle, devant la maison..." Rien de bien original, ni d'onirique dans tout ça.

Dans le second jardin, il y avait les noms descriptifs : "le jardin jaune, le verger, la colline", d'autres, en anglais faisaient allégeance aux grands modèles : "rhododendrons dale, purple point", un massif pouvait même montrer une ambition démesurée comme "le japon", il y avait même "l'hôpital" où les rhodos étaient en convalescence ! D'autres encore, comme le "jardin blanc", annonçaient un projet qui ne se réaliserait jamais. Enfin, ce n'était pas sans un sourire que je me rendais dans la "forêt" où les jeunes arbres couraient à bout de souffle derrière leur réputation prématurée. Mais aujourd'hui, les feuille mortes ont tué l'herbe et fait de l'humus, l'ombre des branches a anéanti les arbustes et la forêt mérite déjà son nom.

Je rêve de faire du nouveau jardin un joli plan. Avec des noms dessus. Pour les allées et les massifs, les zones différentes.  Et je me rends compte que je n'aurais pas assez de noms pour tout compléter, loin s'en faut. Les noms qui s'imposent dans le langage quotidien manquent souvent de cette fantaisie qui a pourtant présidé à la création des espaces, celle des petits mondes miniatures. Il y a les noms ancestraux, comme Park Pontig, les biens établis comme le "jardin médiéval", devenu depuis un lapsus de Vladimir, la "cité médiévale" - tellement surdimensionné qu'il nous amuse de le réutiliser -, il y a ceux que je n'utilise qu'entre moi et moi, comme "krugell ar geoteier" tellement plus évocateur du vent dans les herbes que le "tertre des graminées", il y a aussi le radical "death valley", la vallée de la mort, qui malgré l'effroi qu'il pourrait causer, est resté dans l'usage.

Mais combien à créer encore! 

J'ai fini aujourd'hui mon passage secret, entièrement dallé, qui est aussi un col. Le breton "ode" donne bien l'idée des deux. Mais le col de quoi? Ah que de nuits blanches en perspective !

Sinon, comme j'ai opté pour l'immodestie, je compte bien vendredi entamer le deuxième tranche de Babylone !

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NOUVEL ARRIVANT

Originaire de Saint Suliac....

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INVASION SOUS SERRE

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MARCOTTES

Aujourd'hui, c'était opération marcotte !  Encore me direz-vous. C'est que certains rhodos étaient déjà trop grands pour être déplacés à l'époque du grand chambardement et pas assez vieux pour avoir marcotté. Si bien que certaines variétés étaient désormais disponibles, dont certaines auxquelles le commerce ne s'intéresse plus...

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Autre raison à cela: certains se souviennent que le le transport de grands sujets a parfois été catastrophique. J'ai perdu 50 % de ce que nous avons ramené à grand renfort de location de camionnettes sans parler de l'huile de coude... ni de la tristesse. Je constate que la plantation de petits sujets marche mieux: je les mets dans une poche de terre de Quimper pour que le choc soit moindre. Impossible à faire pour de grandes plantes sans commander cette terre plus un tracto pelle. Cette semaine, en prévision, j'ai ramené chaque jours un bonne dizaine de seaux de terre très acide de Quimper.

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Retour à l'ancien jardin donc. On a tenu compte de mes cris d'alarme et l'élagage a commencé. J'ai trouvé le jardin séduisant sous ses couleurs d'automne, il prend de plus ne plus des airs d'arboretum. Des vestiges sont encore découverts des anciens aménagements que j'avais moi-même oubliés. Le nouveau propriétaire réitère cette phrase : je suis content de mieux te connaître car je me suis posé des questions sur toi en redécouvrant le jardin. Ou alors : au début je ne voyais rien, je ne comprenais rien, je n'étais pas disposé à cela et puis...  J'ai déjà parlé de tout cela, mais je ne suis toujours pas revenu de cette mise en abyme, d'être moi-même devenu le héros en négatif de mon roman alors que le nouveau jardinier se raconte en des terme que ne renierait pas Katelin, la vraie héroïne de mon roman. Qui pourrait être indifférent à une telle confluence? Au point que dans ces moments là, je ne sais plus ce qui relève de la prédiction, du probable, de la reconstruction à posteriori. Je m'y perds. 

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Jolie moisson de marcotte en tout cas. Je suis arrivé cette fois, sachant que 75% du territoire du jardin leur sont déconseillés, au maximum des mes capacités d'hébergement.

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On pousse un peu plus au nord pour une fournée d'hortensias gratuits.

Quelques photos des belles couleurs au retour.

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