EN ALAN AR MEURVOR

GRAN CANARIA 3 : NOEL, LA FALAISE ET LA ROUTE

Le lendemain donc, jour de Noël, ce dont je n'eus conscience qu'après que Vladimir me l'avait rappelé,nous nous mîmes en quête du roque Faneque qui domine l'Atlantique de plus 1000 m. Contrairement à beaucoup d'endroits, ce site exceptionnel  était assez peu commenté sur le web. Rien en français ou si peu, le castillan m'était assez peu accessible, c'est en anglais que je trouvai les renseignements. Le sentier part du parking du parc naturel de Tamadaba. Ce parc est en fait une grande forêt de pinus canariensis. Ce conifère d'altitude condense la brume sur ses aiguilles qui glissent au sol et... arrose la terre. Cette partie verdoyante contraste avec les zones désertiques du sud.

Néanmoins, pour atteindre ce parc, tout proche à vol d'oiseau, il nous faut tournicoter longtemps par des routes de montagne. C'est étonnamment verdoyant et varié, fleuri. Plusieurs choses attirent mon attention : à une certaine altitude apparaissent des châtaigniers, en phase automnale, avec leurs feuilles dorées qui tombent au sol. Après la végétation désertique, ou subtropicale, après le clin d'oeil printanier des amandiers, me voici encore tout déstabilisé (d'autant que des étendues de fougères-aigles roussies les accompagnent !). Et puis, un truc incroyable: Il y a dans la capitale historique du Cap, une grande plante grimpante mystérieuse, assez frileuse (elle a dégusté l'hiver dernier) que je n'ai vu que là et dont j'ignore tout. Je l'ai bouturée avec succès et j'en ai donc un jeune exemplaire, mais je ne sais toujours pas qui elle est ! Eh bien, de la voiture, j'en vois une qui grimpe sur un grillage ! Mais j'ignore toujours ce qe c'est. (Je sais  quand même qu'il y en a au moins trois dans le monde !)

Nous passons au dessus d'un ancien cratère

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et un peu plus loin, le roque del Nublo se fait voir, c'est le site lep lus célèbre de l'intérieur et nous irons le voir le lendemain.

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Nous voici dans la forêt de pins et descendons gentiment vers la mer

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et puis autour de nous la montagne cède le pas et dégringole vers la mer, sauf notre sentier qui file vers le promontoire.

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Et puis soudain, entre deux arbres, apparaît Agaete et notre port, 1000 mètres plus bas, qui semble vus d'avion. De l'autre côté aussi, le mer se profile, dans ce voile constant qui rend les photos bizarres.

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nous arrivons au premier roc, la plus facile d'accès. C'est impressionnant mais peu photographiable.

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En nous penchant nous voyons les premiers lacets du la GC-200, route un peu mythique dont je reparlerai.

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C'est l'heure du repas de Noël :

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Vient ensuite le second roc, d'où on voit le premier où nous étions...

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Quand au troisième, celui qui nous permettrait d'être au bout du bout, il est séparé d'une faille dont j'avais lu que le franchissement relevait de l'escalade. Nous ne nous y aventurerons donc pas.

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(Ce film me prouve que nous avons bien fait, il faut être plus au moins encordé).

Pendant toutes ces heures de ballade, nous n'avons croisé qu'un couple.

Il est encore tôt, et nous décidons d'aller jeter un oeil au Mirador del Balcon, petite vigie au dessus des falaises de la côte Ouest, au départ de la fameuse GC-200. Mais une fois de plus, si nous sommes à une dizaine de km de l'endroit désiré, il nous faudra plusieurs heures pour l'atteindre.

Nous devons nous rapprocher du centre montagneux et emprunter un barranco (disons gorges) interminable, à la route étroite, qui nous balade sur des kilomètres dans un paysage  à la "Colorado", de nouveau désertique et ocré. Je suis vraiment très dépaysé (et épuisé de conduite). Peu de photos car les arrêts étaient rarement possibles. Sur l'une d'elle, on voit que le pennistetum (sans doute setaceum, pas rustique) est la graminée la plus répandue. Or j'aime l'herbe aux écouvillons.

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Et tout cela nous amène à la mer.

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De là, je trouve la route du mirador, avec un peu de flair et de chance, car il n'est plus indiqué et le GPS ne le connaît plus. C'est qu'il est au début de la GC-200 qui est condamnée car devenue trop dangereuse.

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Nous osons pousser quelques kilomètres après le mirador jusqu'à la barrière. On voit bien la fameuse route qui part en corniche à l'assaut de la montagne. Ce sont les éboulements, malgré les filets, qui la rendent impraticables. Voici ce qu'on en dit :

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C'est un tunnel qui la remplace, mais je constate finalement que seulement la première partie est interdite (le tunnel n'est pas fini) et nous parcourons donc le second tronçon, mais de nuit!  Ca vaut peut-être mieux. Mais, j'ai dans la tête de revenir voir ça de jour!

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HARPISTIQUEMENT VOTRE : mauvais sens de l'observation

Pas ce nouvelles d'Irlande, je me languis...

Alors je traîne sur le net en quête de compensations diverses...

Et je tombe sur une éblouissante photo  : 

Siobhan, toute belle de rouge vêtue (auprès de qui j'eus quelques leçons il y a bien longtemps), tenant dans la library de Trinity College une reproduction de la plus célèbre harpe du monde, au pied de la vraie qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau.

Voir le blog s'y référant...

Ça fait un moment que je regarde la photo quand je me dis, "mais qui porte ce ridicule chapeau"! Et là je réalise enfin (au sens anglais !).

Je ne l'avais même pas vue. Faut être bête, non?

Ensuite, après avoir rigolé de moi-même, je me suis dit que ce face-à-face, c'était quelque chose quand même. Les anglais ont tellement détruit de harpes comme des instruments de subversions, et puis l'Irlande finira, et à quel prix, par secouer le joug. Mais la tradition gaélique des harpeurs n'y a guère survécu et c'est pourquoi retrouver cette ancienne musique est si difficile et mystérieux.  Siobhan en est le fer de lance. Elle dirige chaque été la scol na g-clairseach, l'école de harpe, une semaine de stage à Kilkenny et parfois je me dis que, peut-être... Peut-être se souviendra-t-elle de moi, elle aimait beaucoup mon prénom...

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Posté par karagar à 21:38 - Commentaires [7] - Permalien [#]

GRAN CANARIA 2 : Ruée vers l'Nord

C'est le jour de notre migration vers le Nord et aussi le seul jour de grisaille de la semaine.

Au passage, sachant que nous ne repasserons pas dans le coin, nous allons jeter un oeil au Barranco de Guayadeque, une des nombreuses vallées-ravins qui rayonnent du centre de l'île.

Petit arrêt à Aguïme, heureux de voir une vraie ville, loin des complexes immobiliers que nous venons de quitter. La façade de l'église est d'une typologie absolument prévalente ici.

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Nous arrivons dans la vallée.

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Elle est connue pour son village troglodyte. L'île est riche en parois rocheuses excavées, utilisées par les Guanches (peuple autochtone) comme habitations ou sépultures, ou lieux sacrés.

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La végétation (nous sommes dans la zone aride) est constituée de beaucoup de plantes grasses, indigènes:

euphorbe:

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aeonium arboreum (bien connu chez nous en pot ou même en plein terre dans les zones les plus douces de Bretagne, mais que j'ignorais être d'ici)...

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ou exotiques, comme les fameux opuntias (250 espèces):

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couvert végétal en fond de vallée :

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Mais un peu plus en hauteur, c'est la surprise : des amandiers, en fleurs. L'amandier est très présent et la culture des amandes importante. C'est presque un choc, car après toutes ces plantes de désert, voir des prunus en fleur (ce qui nous ramène à notre printemps à nous) me déstabilise. Ça ne sera pas la seule occasion de passer d'une partie du monde à l'autre juste en tournant la tête dans ce pays !

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IMG_0083 Je vous passe le récit de la quatre-voie et nous arrivons dans notre chez-nous pour le reste de la semaine. Un petit appartement pas cher, au nez des vagues, sur la poine extrême au Nord-Ouest. Risqué climatiquement, mais, il y fit beau tout le temps. Et quelle vue !

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Petit tour crépusculaire au port voisin, de Las Nieves qui sera notre lieu de chute privilégié. Port de pêche, c'est là que commence la célèbre et - presque - inaccessible côte Ouest, dont les falaises inouïes forment un cadre majestueux et quelque peu menaçant.

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A cette occasion, je lis sur des panneaux explicatifs le long de la jetée, que le mufle énorme que j'ai devant moi, n'est autre qu'une des plus hautes falaises du monde. Il n'en faut pas plus pour me titiller, et à peine rentré je m'atéle à trouver si elle est accessible. Cette randonnée, peu évoquée sur le net, existe bien. Je sais où nous passerons Noël !

(le port de Las Nieves est bien visible au pied)

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IMG_0063 Repas frugale à la maison et, forcément, promenade au phare.  Ce n'est pas un beau phare, mais la Lune, en éclairant son fût, m'aide pour quelques essais photos.

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GRAN CANARIA 1

Pourquoi, pourquoi pas les Canaries? Projetant cette année une virée au chaud pour nous remettre du Christmas pudding de l'année dernière, la question de la destination s'est posée de manière un peu différente des autres fois. Moins évidente, je dirais.

J'ai évoqué en premier le nom des Canaries pour une raison de l'ordre du clin d'oeil, du bout des lèvres, sur le mode du pourquoi pas. On pense toujours aux Canaries pour la même raison. C'est l'endroit le plus proche où trouver l'été en hiver. C'est plus simple, moins cher et... en Europe ! Je reviendrai sur le climat - sujet qui me passionne toujours - et sur le caractère européen aussi.  Bref, quand on parle de cet archipel (immense), les images qui viennent sont - à mes yeux - peu flatteuses. Terre ingrate et desséchée entourées de plages et de parasols.

Pour noircir un peu le tableau, j'ajouterai que les Canaries sont la seule destination lointaine (j'entends nécessitant l'aéroplane) où s'était rendue mon ex compagne alors qu'elle était adolescente. C'était sur un autre île, mais elle en gardait un souvenir exécrable, facilement explicable quand on sait avec qui elle s'y trouvait, qu'elle n'avait quasiment pas quitté les jardins de l'hôtel où poussait à grand renfort d'irrigation une végétation artificielle, que c'était l'été et qu'elle n'aime pas la chaleur. Avec un petit goût pour la mauvaise foi pour couronner le tout, elle m'en faisait un tableau d'horreur, un désert aux plages de sable noir avec un horrible volcan en son milieu... Rien ne m'a plus surpris qu'elle me dise, apprenant que j'y allais et faisant moi même mention de ses aventures canariennes passées : "tu te souviens que j'ai été là-bas?" Ça alors ! Pour moi, elle m'en avait tant parlé qu'elle avait durablement marqué ma vision de cet endroit !

 Nous nous sommes finalement laissés convaincre par les nombreux témoignages de randonneurs sur la beauté des paysages, particulièrement sur l'île de Gran Canaria (qui n'est pas la plus grande), considérée comme un petit continent. Y avait-il donc deux Gran Canaria? Un continent c'est exagéré, mais double assurément elle l'est.

Imaginez qu'on est au large du Sahara occidental! Voila de quoi faire mourir un rhodo de peur... Mais en compensation, c'est une île.  Bref, côté pile c'est verdoyant, côté face c'est un peu désertique. Vu de loin c'est même décharné et en s'approchant, on découvre une infinie variété de plantes adaptées.

Et donc, pour parler plus subjectivement de cette dualité, je dirais que cette île est magnifique et horrible à la fois, pas moins. Pas tant à cause du climat désertique que de la folie humaine.

Visitant un musée le dernier jour, j'ai devant moi l'illustration de cette humanité qui va à sa perte... Vladimir attire mon attention sur une carte de l'île, il y a quelques siècles... La partie verdoyante est peuplée, la partie aride est déserte. Rien que de très normal me direz-vous. Sauf que ça n'est plus vrai. Aujoud'hui, toute la partie où l'homme ne pouvait pas se maintenir, survivre, est colonisée de station balnéaires tentaculaires, dans la lignée de la bétonisation franquiste des côtes espagnoles, sans doute. On imagine que seule la technologie post industrielle l'a permis mais surtout on calcule à quel prix environnemental cela est fait. Hallucinant! Imaginez qu'on y voit même des terrains de golfs ! Bientôt la culture du cactus en Irlande avec séchoir géant ! Et puis entre les deux, entre la capitale et le Sud des plages immenses, il faut bien des déchetteries, des centres divers pour pourvoir aux besoins d'une humanité sur caillou sec.  Et tous ces entrepôts, ces tas de gravas et autre horreurs écorchent une terre sans manteau végétal pour adoucir les plaies. Toute la côte Est est ainsi faite.

Et puis, il y a le reste... La montagne verdoyante soumise aux alizés et au courant marins froid, la montagne sèche aux couleurs de Colorado, son impressionnante côte Ouest que même l'homme moderne n'a réussi à coloniser vraiment. Cette dernière m'a fasciné particulièrement.

Climatiquement, les Canaries ne sont pas les tropiques. L'île est à plus de 500 kilomètres au nord du tropique du Cancer. Il y a donc des hivers. Et nous y étions en hiver. Avant de partir j'avais un peu de mal à imaginer quel serait mon ressenti. Je dirais avant de nuancer, que l'impression était un peu, d'un été breton. Des températures entre 20 et 24°, de la fraîcheur le soir et le matin, du vent. La nuance vient du soleil. La latitude fait qu'au soleil ça tape sec, d'où parfois une impression de chaud/froid, surtout quand on prend de l'altitude, qui est peut-être responsable de mon état de santé actuel ! Or, de l'altitude, on en prend dès qu'on quitte le littoral (ou même sans le quitter parfois) puisque l'île est un ancien volcan qui culmine à près de 2000m. Je me suis vu en T-shirt à 12 ° à cause de ce fort rayonnement.

Nous avons eu à résoudre un dilemme! Au sud assurance d'avoir un peu de soleil (ce qui est quand même un peu le but pour oublier Noël!) mais dans un environnement dont j'ai déjà dit qu'il n'était guère ma tasse de thé, au nord, tranquilité et beaux paysages mais risque d'avoir une ambiance... capiste, tempête comprise ! Nous l'avons résolu ainsi : une journée plage et dunes à l'arrivée, le reste du séjour, dans un petit appartement à l'extrême nord ouest sur une pointe, près d'un phare... bref, un finistère...

Nous aurions dû aller directement au nord, car il fit beau tous les jours et la mer était très baignable au nord (18/19°).

Nous avons donc passé un jour près de Maspalomas et de la playa del Inglès (sic!), qui se trouve être (j'ignorais que ce fût à ce point) le principal lieu de vacances "gay" d'Europe. A quelques signes près, je ne l'ai pas remarqué plus que cela.

Le petit déjeuner est un self à gogo, facile de se faire un bon doggy bag pour le déjeuner. Forts de ses provisions, nous partons à pied sans voiture, ni appareil photo (un peu peur de le  laisser sur le sable - Il se trouve que j'avais laissé ce dernier ouvert et qu'il était  déchargé, donc je n'aurais de toute façon pas pu prendre de photos...) et longeons la playa par le haut. De loin, je ne saurais dire si il y a du monde, mais je vois les alignements de chaises longues peu engageantes. Nous restons à distance. Nous quittons le chemin de corniche lorsque nous atteignons les célèbres dunes, seul endroit d'intérêt naturel. Et là, je dois dire, qu'à condition de s'éloigner un peu des zones peuplées, l'ambiance Sahara est au rendez-vous. C'est un désert de sable en miniature et il est assez facile d'imaginer la fascination que peuvent exercer les immensités à taille réelle. A chaque arrête des dunes, le vent les effilochait comme il le fait aux crêtes des vagues. (quelques photos de net....)

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Nous continuons à longer la côte, la plage/dune est interminable mais le drapeau est rouge. Vladimir se renseigne auprès d'une surveillante de plage: au delà du phare c'est plus abrité et on peut se mettre à l'eau. Nous continuons donc à longer l'océan, passons la zone naturiste séparée en deux (hétéro/gay, drapeau à l'appui !), nous devinons le baisodrome à l'arrière, puis arrivons au phare. Une belle bête de 56 mètres, un peu perdue parmi les complexes hôteliers et autres piscines... Nous arrivons enfin à une plage un peu abritée, mais il y a encore pas mal de vagues et je ne peux que faire trempette. Mais cette histoire nous a amené si loin que l'après midi est déjà avancé et que nous avons la flemme de traverser cette horrible ville (sauf à revenir aux dunes, un peu épuisantes). Un taxi, pour 4 €, nous ramènera !

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Un peu las des complexes urbains, nous allons un peu voir dans l'intérieur, en  suivant notre premier "barranco" (ravin), nom que portent ici toutes les  vallées tant elles sont abruptes. C'est notre première expérience de la montagne. Il suffit de quelques kilomètres pour que se déploie un paysage magnifique, désertique et vertigineux.

Au bout, un petit village, Fataga, me laisse une impression étrange. Après ces paysages complètement  exotiques, me voici dans un village qui pourrait presque remonter au Moyen-âge. Et cette épaisseur historique me fait prendre conscience de la particularité de cet archipel, sans doute le premier endroit du monde où les européens ont fait table rase des populations autochtones, dès la fin du XIVème siècle. Bref, c'est triste à dire, mais cet endroit est européanisé depuis si longtemps que ça se voit. Tout dit la vieille Europe, sauf les paysages... C'est ce côté "antinomique" qui me frappe d'emblée à Gran Canaria.

Il me reste à dévoiler, la raison "clin d'oeil" qui m'a fait penser à cette destination : plusieurs morceaux de luth écossais du XVIIème connus de tous les joueurs de clairseach, que je travaille à la harpe, et qui s'appelle "Canaries". Les airs seraient arrivé en Ecosse en transitant par la France...

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KENAVO D'AN DISTRO - AVIS DE SILENCE

Karagar vous souhaite un joyeux Noël et vous dis à dans une semaine...

 

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DOUREIER KERZU

Une petite vidéo des grandes eaux, pour me refaire la main...

 

 

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CANTAL : RETOUR

Sur la route du retour, nous passons par hasard devant un site célèbre d'Auvergne, les roches Tuilière et Sanadoire.

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Petit arrêt à l'église d'Orcival, qui ne m'emporte guère bien qu'étant d'un style qui me plait à Conques et Saint Nectaire... A quoi tient tout cela?

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Nous filons vers le nord, traversons l'énigmatique Brenne pour arriver là où nous passerons la nuit chez des amis, à Preuilly, un village dont je n'avais jamais entendu le nom.

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Quelle ne fut pas ma surprise d'y voir une énorme église romane et pourtant inconnue de moi.

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Intérieur très restauré et un peu froid, mais un chevet assez somptueux.

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L'immense maison est énigmatique elle aussi, avec ses caves voûtées et d'autres creusées dans la roche qui s'enfoncent si loin que le propriétaire n'en connaît pas le fond...

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Dans le jardin, je croyais être le centre d'intérêt de deux matous...

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...mais ce centre d'intérêt se trouvait à mes pieds!

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HISTOIRE D'EAU

Après des mois de sècheresse extrème, voici que les déluges se succèdent sans guère donner de répit. Il y a bien longtemps que je n'ai vu tant de précipitations et il me faut remonter à ma période arréenne pour retrouver des souvenirs équivalents. Le ruisseau et son barrage glougloutent de plaisir!

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Une cascade que je capture pour la première fois et que je vois pour la seconde.  Celle de Porzh Theolen. Elle n'existe que l'hiver et n'est observable qu'à marée très basse (coeff suffisant). Là je suis monté sur un îlot pour la voir et je n'ai eu que peu de temps avant de me faire encercler. Mais ça valait le coup, une des plus belles du cap à mon sens.

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De là, petite tournée à Kastell-Kozh, une de mes pointes préférées, qui est aussi le plus grand éperon barré de ma connaissance.

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Fossé gaulois...

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Retour par la vallée centrale, ennoyée par la rivière gonflée et cuivrée par le couchant...

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CANTAL : LE PLOMB

La dernière grande balade dans le Cantal et donc des vacances nous mène au plomb du Cantal, point culminant du massif du même nom mais dont la forme est moins acérée que les sommets visités précédemment. Mais les paysages n'en sont pas moins, grâce à sa position dominante, majestueux.

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La route pour nous y rendre est assez longue car il nous a fallu contourner une partie du massif, au retour je photographie une de ces vallée qui rayonnent sous une belle lumière.

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Dernier jour : petites promenades tranquille, notamment à cette cascade sur le Mars, notre rivière d'adoption cette semaine là, en amont.

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Voici la vallée du Mars d'une route au dessus du moulin.

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Et ceci est la vue de la ferme auberge où nous fîmes notre dîner conclusif, avec une mare qui parait en surplomb.

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Repas fini, il fait nuit.

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REPOS DU DOS

Karagar est privé de jardinage ce week-end, et de déménagement, pour cause de lumbago. Il préfère de beaucoup le plumbago du Cap mais son dos ne lui a pas demandé son avis. D'autant que la douleur cette fois s'est installée insidieusement, qu'il l'a sentie arriver doucement contrairement à la fois précédente. Autre différence, la première fois la cause en était bien identifiée (des gros sacs de paillage soulevés à bout de bras pour les mettre dans la voiture). depuis il est prudent et cela avait payé. Plus de problème pendant plusieurs années. Cette année de surcroît, ses travaux horticoles ont été modérés ce qui rend la chose encore plus mystérieuse. Il en vient à incriminer la seule chose qui a changé dans sa vie et est une cause probable (et ça ne lui fait pas du tout plaisir) : la harpe ! La pire instrument qui soit pour le dos ! Le médecin avait prévenu : impossible de trouver un kiné de libre ! Alors Karagar cherche des exercices sur Internet, et ça a l'air très efficace!


Vendredi, Vladimir avait réservé des places pour le spectacle d'une musicienne avec laquelle il avait commencé un travail resté inachevé. C'est un solo théâtral - et musical - jeune public, émaillé de chansons écrite par l'artiste. Je ne la connaissais pas mais j'y vais avec d'autant de curiosité  que l'instrument de cette femme est... la petite harpe. Le nom du spectacle est La n*ote rou*ge. Ce que j'ignorais, et Vladimir aussi, est que la harpe n'était pas seulement l'instrument mais le thème de la pièce. Bref, je me retrouvais un peu par hasard à voir un spectacle qui me parlait particulièrement : c'est le récit largement autobiographique d'une petite fille qui décide contre les préjugés - c'est bizarre, c'est trop grand, c'est trop compliqué à  jouer - à imposer à ses parent son choix d'instrument. La n*ote rou*ge c'est bien sûr la couleur des cordes en "do" sur l'instrument. La musicienne s'avère être une sacrée comédienne qui campe plein de personnages haut en couleur. Mais cette histoire est tellement l'inverse de la mienne (moi j'en étais resté à c'est trop compliqué la musique...) que je suis obligé de pleurer pendant le spectacle. C'est malin !


Sinon, l'avantage de ne pas jardiner, c'est qu'on va voir la mer, et ce week-end, il y avait spectacle aussi de ce côté là.

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CANTAL : DE CI DE LA

Quelques aperçus du Cantal encore.

Des villages, des églises des manoirs. On y remarquera le manoir de la Trémolière, du XVème siècle avec ses jardins modernes et sa collection de tapisseries d'Aubusson du XVIème (trouvées sur place !), l'église de Fontanges, une des rares gothiques de la région, des granges typiques et des modillons parfois osés... Bonne balade.

Anglard et la Trémolière

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Le long de la route...

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Autre village...

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Fontanges

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CANTAL : PUY GRIOU

Il avait été repéré depuis longtemps pour sa forme insolite et pyramidale. Nous voici donc à l'assaut du Puy Griou. Son nom vient de l'occitan greia, difficile à monter! Il occupe le centre des mont du Cantal et s'élève à 1690.

C''est bien sûr de loin qu'on perçoit son originalité (photo prise du puy Mary)

IMG_9833 L'itinéraire part d'une belle prairie et nous fait passer par de très vieux hêtres...

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Voila la bête :

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Nous contournons pour trouver le chemin qui mène au sommet. Celui ci est une trace parmi les pierriers.

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Nous voici en haut ! Vue sur le plomb du Cantal qui sera notre dernier sommet.

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IMG_9887Retour parmi les hêtres jusqu'à la prairie.

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Nous avons gagner le droit à une petite bière au bord d'un lac avec cascade en prime.

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AUTOMNE

De la pluie, de la pluie, de la pluie, de grosses nuées qui sculptent le ciel, qui grisent la mer ourlée de falaises rendues anthracite et puis le liseré blanc qui crête les vagues et emprisonne l'océan d'une crépine mouvante... C'est cela que j'ai vu sur la dune ce matin, c'est cela qui fait que je n'aborde jamais les mois noirs dans la morosité... Mais ça n'est pas cela que vous verrez ici. Le jardin lui, n'est pas un monochrome, mais le vert y sert d'écrin aux rouges, oranges et jaune. Vivent les érables, japonais ou européens... à moins que ne s'y glisse, en douce, un liquidambar américain...

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CANTAL : DONJON

Peu de monuments ou autres constructions étaient en ligne de mire dans le Cantal, l'essentiel des mes envies s'étaient portée sur la nature. Il était néanmoins un, le château donjon d'Anjony, que j'était bien décidé à voir. Il faisait partie de longue date de mon "panthéon" des beaux donjons médiévaux et appartient à la "famille" des tours composites,  résultat de l'aggrégation de plusieurs tours autour d'un noyau central.  Le rapport de proportion entre les tours d'angles et le noyau, le nombre de ces tours, la forme des toitures et quelques autres paramètres contribuent à l'effet d'ensemble.

En voici quelques uns : Arques,  (4)            Solidor (3)

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Sarzay (5)                                                    Val (5 et demie)

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Dinan (2 tours)                                     Et donc Anjony

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Mais nous devons passer par Mauriac pour faire réparer un essuie-glace que j'ai cassé d'un geste trop nerveux. L'occasion de jeter un oeil à la plus grande église romane du département, qui ne peut rivaliser avec les gloires du département voisin. Un  édifice qui manque de charme. Le lion de l'entrée attire néanmoins mon oeil.

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Pour rejoindre Anjony, nous passons par Salins et sa cascade. Elle dégringole le front d'une coulée de lave au fond d'un vallon. J'apprécie qu'on puisse passer derrière, ce que je n'avais jamais pu faire encore.

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IMG_9739Le donjon d'Anjony dans le village de Tournemire ne me déçoit pas.

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Nous franchissons la porte malgré un terrible gardien,

IMG_9706 hélas les photos intérieurs sont interdites. Pourtant, la grande salle est décorée de fresques du XVIème siècle représentant les 9 preux et la chapelle de scène de la passion.

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Chapelle

(photos Internet)

Je peux néanmoins photographier le chemin de ronde, les toitures et les environs...

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IMG_9768 Le village de Tournemire est lui très charmant, avec son église romane remaniée à l'époque gothique (j'aime assez ces hybridations) et ses jolies demeures...

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Nous rentrons au moulin par une autre route, à travers la montagne et nous découvrons au passage une chapelle monolithe (creusée dans une seule pierre !)

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CANTAL : AUTOUR DU PUY MARY

Le puy Mary est la pointe du Raz du Cantal. Il est Grand site de France, avec parking, escaliers aménagés et magasins au col du pas de Peyrol au pied. Ça n'est pas le point culminant du massif, mais sa forme pyramidale en "horn" et sa position centrale en font le point de ralliement  des monts du Cantal.

Nous ne voulions pas l'aborder de cette façon si prosaïque mais en l'intégrant à un grand circuit. Cette randonnée entre forêt et estives, parmi fleurs, vaches et rochers, nous a offert tout du long des paysages somptueux. Comment dire... chahutés et doux à la fois.

Nous nous garons bien en contrebas du parking principal, au pied de la brèche de Roland (ce qui est notre deuxième, en ayant déjà franchi une, beaucoup plus haute et difficile, dans les Pyrénées).

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IMG_9453 De là nous traversons une forêt de hêtres d'altitude.

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Et ses fleurs...

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Certains ont un humour douteux...

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Enfin nous sortons de la forêt pour traverser les estives, pleines d'autres fleurs...

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Pas très loin de ce grand hangar agricole dans les arbres, se trouve le moulin...

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Nous arrivons à la ligne de crête, que nous allons longer jusqu'au puy Mary...

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Qui est précédé du puy de la Tourte...

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Que nous dépassons par sa droite pour ménager nos guibolles...

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Pour enfin aborder la pyramide naturelle...

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Que nous gravissons... Nous sommes à 1783 mètres...

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La mini bosse à l'horizon, au centre, est le Plomb du Cantal, le point culminant, moins connu mais que j'ai en ligne de mire à cause d'un roman qui m'a beaucoup marqué, Le parfum, dont une partie s'y passe.

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Moins loin, le puy Griou (de l'occitan griù, pénible à monter) est aussi en ligne de mire pour sa forme incroyable.

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Encore quelques fleurs...

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 On a marché toute la journée, il est temps de redescendre...

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VUE DU THEATRE

On évite les pièces le dimanche à midi et le soir à 19H. 

Bref, la saison 2 démarre.

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Posté par karagar à 13:26 - Commentaires [3] - Permalien [#]

CANTAL : SALERS

La journée étant bien entamée, nous décidons d'aller visiter Salers, ville assez peu distante, vers l'ouest. Pour nous y rendre nous empruntons une route qui surplombe une de ces grandes vallées qui rayonnent du centre des Monts du Cantal. Vu de satellite, le Cantal est très reconnaissable. C'est une grand rond (un ancien volcan, le plus grand d'Europe), entaillé de nombreuses vallées centrifuges, qui ressemble à une grande araignée en creux.

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IMG_1403 - Copie Salers est au Cantal ce que Locronan est à la Cornouaille. Autant dire que les magasins d'artisans et autres produits locaux sont légions et que le bipède en vacances ne manque pas. Mais qu'on se rassure, même si, vu du moulin, il y a du monde, le Cantal, malgré des paysages d'une rare beauté, ne connaît pas les migrations estivales atlantiques ou méditerranéennes.

Cela dit, le village est très beau. Grâce à ses particularités architecturales (nombreuses maisons à tourelles semblables aux manoirs qu'on trouve ici à la campagne) et à la noirceur du basalte, il ne ressemble à aucun autre et pourrait damer le pion à bien des concurrents au titre du plus beau village.

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Arrivés aux "remparts", peu visibles, nous embrassons du regard toute la campagne ondulée et verdoyante. Ici, il y a place pour les jardins.

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Les murs semblent fait de colonnes basaltiques coupées comme du saucisson. Pratique !

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Notons quand même que parmi les produits locaux, il y a le fromage et que ceux d'Auvergne font partie de mon panthéon (Salers, Cantal et St Nectaire repartiront avec nous), et que en vrai père gâteau, je ne manque jamais de goûter les pâtisseries locales avec une prédilection pour les galettes et autres sablés. Ici, la vedette est le carré de Salers.

Au retour, la vallée et inondée d'or et je suis impressionné par de belles grumes.

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CANTAL : LE MOULIN

Après avoir parcouru une route grandiose au sommet des Monts du Cantal, nous prenons possession du moulin où nous séjournerons une semaine.

La "route" d'accès est inquiétante et il faut l'assurance de notre guide que "ça passe" pour oser y engager la voiture.

En récompense, l'isolement total, pas de voisins immédiats. Seuls bruits:  la rivière et  les cloches des salers qui nous assiègent.

Le moulin et la vallée :

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Dominé par le rocher du Merle :

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Matin et soir :

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Soir :

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La rivière et le pont :

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Les montagnes vues du moulin :

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Les voisines:

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Autrefois :

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CONQUES

Entre Toulouse et le Cantal, notre dernier lieu de séjour, nous avons une soirée pour une escale non programmée. En regardant la carte, je constate que Conques ferait bien l'affaire. C'est un endroit où je retournerais avec plaisir et que Vladimir ne connaît pas.

En chemin, des panneaux indiquent le tout proche Bouzouls. Or, dans mes errances internautiques, mon oeil avait été attiré par le trou de Bouzouls dont le site était aussi curieux que le nom marrant. C'est beaucoup plus impressionnant vu d'avion et nous n'avons pas le temps d'explorer mais je tiens à aller au bord de ce fameux trou.

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Plus loin, aux confins de l'Auvergne, nous traversons le très joli village d'Estaing, dont le château a été acheté en 2005 par la famille Giscard qui en avait acquis le nom bien avant !

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De là, Conques n'est plus très loin, d'ailleurs Estaing, par son paysage et son architecture annonce clairement notre destination.

Nous avons trouvé une chambre ici :

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A deux pas du pont des pélerins :

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Quand nous entrons, et après que Vladimir s'est exprimé, la tenancière lui répond à la façon de Jane B. Je suis effaré. Je crois sur le coup qu'elle se fout de sa gueule. Mais, il s'avère très vite que l'accent perdure et est bien réel. C'est une néo-zélandaise !

De là, une rampe mène directement au village sans passer par la route.

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Le village est très beau et réussit, bien que très fréquenté, à ne pas être étouffé par le"touristique" à outrance. Est-ce sa vocation de pèlerinage qui l'en préserve? Pas sûr, mais je fais ce constat à chaque fois que ce lieu pourtant si célèbre garde quelque chose qui n'a pas le goût de frelaté.

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IMG_1254 Et puis bien sûr, il y a l'église abbatiale Sainte Foy. On la dit être le prototype de la série des églises de pèlerinage (donc modèle de Saint Sernin et de la cathédrale de Compostelle !).

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La caractéristique principale (hormis l'hypertrophie du transept) est qu'il n'y a pas d'étage clair au dessus des tribunes. La nef est donc éclairée, en bas comme en haut, indirectement. Elle est comme enserrée dans un bas côté à deux étage. Malgré ça, Sainte Foy est assez claire. J'aime aussi son parti de verticalité. C'est un des intérieurs romans qui m'emportent.

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Le tympan, on le sait, est une des plus célèbres pages de la sculpture romane.

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Nous le verrons mis en couleurs à la nuit tombée...

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Nous irons aussi écouter le concert du soir (rencontres musicales de Conques), l'ensemble Constantinople avec le clarinettiste Kinan Azmeh, de la musique orientale nouvellement écrite, très inspirée par la Syrie. J'ai généralement du mal à entrer dans une musique inconnue, mais là ce fut le ravissement. En attendant le début du concert, je peux faire quelques photos de l'église éclairée.

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Harpistiquement vôtre 2 : aux origines....

(les images sont en "insérés", impossible de faire autrement après des essais pendant 24 h)

Si le déclic dont je parlais récemment a été provoqué par un évènement imprévu (la harpe accessoire de théâtre), il était néanmoins on ne peut plus intériorisé, intime si l'on veut, résultat d'un dialogue - inconscient certes - entre moi et moi. Au contraire, le vrai commencement a été le résultat d'une injonction, d'un ordre extérieur qui m'obligea à faire ce que j'avais toujours secrètement rêvé de faire... Incroyable, non?

Le mot rêve est on ne peut plus approprié. Il est à prendre au sens premier. J'ai passé vingt ans à faire des rêves récurrents de harpe, ces rêves de frustration qui, pour la traduire en images, développent des trésors d'imaginaire incontrôlé. L'une d'elles m'est restée en mémoire. J'entre dans une pièce où se trouve une harpe - je n'en avais alors jamais approché une dans la réalité -, je suis attiré, émerveillé, je vais enfin pouvoir toucher à cet instrument, oh pas en jouer, cela est au delà du fantasme, mais la toucher oui, la sentir au bout de mes doigts, éprouver les cordes. Mais lorsque mes doigts arrivent enfin au contact des cordes, celles ci s'avèrent être du mercure et mes doigts passent au travers sans rien ressentir. En tout cas, elles avaient la brillance du métal - étais-je déjà bien renseigné sur les différents types d'encordage ou était-ce prémonitoire, je ne puis le dire - et aujourd'hui encore j'ai un plaisir visuel à voir mes doigts aller à la rencontre (partie médium de ma harpe actuelle) du bronze étincelant. Les cordes de la future harpe, d'un autre alliage, seront plus brillantes encore, j'y reviendrai. Pourquoi ces rêves?

J'ai sans doute à peine 10 ans en réalité quand ma soeur, de 11 onze ans mon aînée et néanmoins la plus jeune de la famille hormis moi, ramène à la maison, comme souvent, un disque. C'est curieux, car la situation était habituelle où je lui demandais ce qu'elle avait acheté comme disque mais du dialogue de ce jour là, je me souviens très bien. Pas des autres. Moi: C'est quoi? Elle: De la harpe. Moi: C'est chiant la harpe. Quoi de plus ironique? Car, et il n'y a absolument aucune exagération à le dire, la première écoute de ce disque a réorienté ma vie, définitivement. J'ai déjà dit que je suis né une seconde fois ce jour là et je le pense toujours. C'est le moment de l'enfance où l'on cesse - au moins dans la tête, - de n'être rien que ballotté au gré des envies des adultes, où le destin se dessine. (J'abandonnerai la harpe lors de ma troisième naissance, c'est assez fou d'y penser, j'y reviendrai aussi). Ce disque c'est Renai*ssance de la harpe celti*que, enregistrement historique pour l'instrument comme dans ma vie, encore aujourd'hui le disque de harpe - toute catégorie, - classique, sud américaines etc... -  le plus vendu au monde. J'ai d'ailleurs eu la chance de pouvoir raconter cette histoire à son auteur.

C'est de cette époque bien sûr que datent les rêves. Mais entendons nous bien, je n'ai jamais rêvé de pratiquer de cet instrument. Je n'avais aucune connaissance musicale. Le solfège et tout ça, c'était pour les bourgeois de la ville d'à côté - mes camarades de classe néanmoins -, d'ailleurs toute activité extra scolaire était considérée par ma mère comme la porte d'entrée de l'enfer. C'est bien dommage, car au fond de moi, j'aurais aimé pratiquer d'un instrument sans doute, j'était le seul de la famille (avec ma mère, quel paradoxe une fois de plus)  à savoir chanter et à avoir quelque appétence pour la chose musicale. (Je parierais cher que ma mère avait une voix étant jeune et souffrait des même frustrations, salut Sigmund...) Quoi qu'il en soit, la harpe était hors champ, trop difficile dans mon imagination et puis encore rare à être enseignée à l'époque, au moins en région parisienne. C'était faux, mais je l'ignorais.

Très récemment, mon ex compagne, quand elle a su que je m'y "remettais", m'a immédiatement appelé au téléphone. C'est l'occasion de dire qu'autour de moi, on a semblé considérer cet évènement comme important. Ça l'était bien sûr pour moi, mais l'importance accordée par les proches m'a porté dans cette décision. Elle me sort une phrase qui m'aurait fait tomber sur le cul si je n'avais été assis. "Tu fais tout ce que j'ai rêvé de faire". Et elle me remet en mémoire un épisode que j'avais oublié. Dans la période où on s'était connu, elle avait trouvé une professeur de harpe et s'apprêtait à en commencer l'apprentissage. Je ne sais plus pourquoi ça n'a finalement pas été possible. Je raconte cela, car je me suis vaguement rappelé qu'en effet j'avais été au courant de ses démarches et que ça ne m'avais pas remué plus que ça. Étrange. Comme si la harpe devait rester dans mon monde, comme un truc très intime. Et après tout pourquoi pas? Aimer un instrument, ou un type de musique, ne conduit pas forcément à en jouer, n'est-ce pas?

C'est l'année de mes 30 ans que les astres se sont alignés. Cette année là, nous étions quatre à avoir créé un organisme de formation et le client était rare. Parmi eux, une jeune femme de 24 ans qui :

- habitait dans ma commune.

- était harpiste et professeur de harpe.

- jouait de la harpe c*eltique à cordes métalliques  - c'était un vraie chance car c'est moins de 1% de la pratique de harpe celti*que et elle est toujours la seule en Bretagne, et donc en France, à l'enseigner de manière structurée, à ma connaissance. Or, la harpe à cordes nilon, celle qu'on entend partout, ne m'intéressait pas. Il y a des nuances à apporter mais ce sera l'objet d'un autre chapitre plus "musical".

- la fille de mon collègue était sa presque unique élève.

Et le dit collègue était autoritaire, et chef de la boîte en sus. J'ai souvent souffert de son caractère et en même temps il y avait une forme d'entente entre nous. Je lui dois pas mal de choses à ce type (ah, la harpe ouvre bien des chapitres...), ce qui va suivre bien sûr, mais aussi d'avoir eu confiance en moi dans mon domaine professionnel. Il m'a confié des tâches et mon poste actuel est un lointain héritage de tout ça. Il mourra trois ans après cette histoire.

Il savait que j'aimais la harpe comme instrument et désirait que sa fille ne soit plus seule en cours. Il me poussa donc à m'inscrire. Mais je renâclais. Je trouvais des arguments. J'étais trop vieux pour commencer la musique, je ne connaissais pas le solfège (20 ans après je ne le connais toujours pas !) et que sais-je d'autre... Au fond de moi j'étais titillé, mais ça me faisait peur. Doit-on se confronter à une passion, et risquer une déception faute d' y arriver? Bref, à la fin d'un stage, je demandai à la prof de harpe - qui était mon élève à ce moment là, mais dans une autre matière - on suit? - de présenter son instrument - exercice linguistique - et donc d'en jouer. Je fus conforté dans l'idée que c'était ce type de jeu qui m'intéressait. Mon collègue haussa le ton et je m'inscris...

Je touchai donc une harpe pour la première fois en décembre 1995. Par chance, ce moment est immortalisé. Je joue sur un très bel objet, la reproduction d'une harpe du XVIIème qui hélas n'est pas une réussite acoustique.

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J'ai très vite en location une harpe délaissée par ma prof - construite par le luthier de Quimper qui a fait la petite harpe dont il est question dans le post précédent ! 

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 Et puis, autre ironie de l'histoire, la fille du collègue abandonne assez vite la harpe et c'est moi qui me retrouve seul en cours! Coup de chance aussi, je rachète la harpe de la jeune fille - déjà vieille alors et bon marché, mais un peu collector aujourd'hui, j'y reviendrai -  que j'ai toujours.

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