EN ALAN AR MEURVOR

DOUREIER

Allez, je m'accorde un peu de vacances ! Cette pièce va m'user jusqu'à la corde. Un exemple : au lieu d'une dessinatrice nous avons dû  engager trois artistes!  La troisième en urgence, qui ne connaît rien au projet et doit attraper le train en marche, s'adapter au travail des autres... Un mail explicatif avec images, et nombreux dossiers joints (refaits à l'occasion), plus quelques bugs de ma messagerie = 5 / 6 heures de travail ! Qui dit mieux pour un mail. Mais coup de fil de l'interessée dans la foulée pour quelques questions bien ciblées... j'ai la bonne personne. Et tout est à l'avenant, mise en forme du texte pour sur-titrage (çà se compte en journées), visites de nombreux magasins pour trouver solutions techniques à diverses choses, trouver des sons sur internet, les mixer, se battre avec le graveur qui fait n'importe quoi, refaire les mêmes bandes sons car les répets ont invalidé les timings. Bien sûr je ne parle pas des recherches de salles de répet, le story board pour le technicien qui est à 300 km d'ici (une journée de labeur), les échanges avec ce dernier pour qu'il m'envoie des précisions techniques à temps... j'arrête mais la liste est longue. Je ne jardine plus beaucoup. Faut dire, que le temps ne s'y prête guère.  Il est à la pluie. Un vrai hiver de détrempe, comme il n'y avait pas eu depuis un moment. Alors tout à l'heure, marre de l'écran, je pars voir les eaux du Cap. Ça commence à Park Pontig, ça se poursuit dans la vallée centrale inondée, et on termine aux cascades de Penharn. J'aurais bien voulu les voire toutes mais elles sont nombreuses, la côte Nord est longue et... la nuit tombait.

Le ruisseau avait des vraies allures de petite rivière...

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Ici c'est normalement une petite rivière au milieu d'une prairie. C'est drôle ce bateau que je n'avais jamais remarqué...

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Et une petite vidéo...

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FRISSON

Le rendez-vous est arrivé plus tôt que prévu. Je l'attendais et l'appréhendais tout autant, je savais qu'il faudrait négocier ferme, grappiller des minutes de temps précieux...

Parfois Kafka est dépassé ! (J'ai quand même 25 comédiens et chanteurs à la rue entre la fin des répet et le spectacle, au point que je m'empresse dans la foulée de réserver une salle voisine pour les abriter !!) mais je reste zen et au moins je réussis à ce qu'on me prenne au sérieux.

A un moment, sous l'effet d'une anxiété certaine, je demande où se trouve les toilettes. Or, il se trouve que pour m'y rendre je dois traverser le plateau, trouver la porte à jardin lointain, bref un vieux théâtre biscornu... c'est son charme. 

Et donc, me trouvant plus tôt que prévu seul sur le plateau, et jetant un regard à la salle, je me rend compte que c'est toujours impressionnant un théâtre à l'italienne (même très modeste et pas très beau comme celui-ci) vu de la scène. J'ai toujours adoré ce privilège de voir les théâtres vide, qui semblent attendre les spectacles. J'ai parfois cette occasion grâce à Vladimir et je peux alors profiter de cette vision comme d'un baiser volé, l'esprit serein. Un court instant, je me laisse aller à ce petit plaisir, mais très vite me revient un détail en tête : ça n'est pas pour Vladimir, cette salle.

Depuis pas mal de mois j'angoisse. Depuis cet après midi, j'ai le trac.

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ILIZ-VEUR

IMG_6657C'est le nom du spectacle son et lumière projeté sur la façade de la cathédrale de Quimper. Il y avait d'ailleurs quelques phrases en breton dans le spectacle dans la voix d'un conteur chanteur des Monts d'Arrée. Bien que programmé trois fois par soir depuis le début des vacances, la place Saint Corentin est trop petite pour contenir la foule.

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Quelques images de Corentine fardée...

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CARMEN

Non, n'ayez crainte, vous savez, Karagar et l'opéra...

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ON EITHER SIDE OF THE CHANNEL 2 - TU PE DU DA VOR BREIZH 2

IMG_6102Nous quittons Durdle Door en traversant les Purbeck Hills. Je ne suis pas mécontent de situer l'origine de ce fameux "marbre", utilisé à foison dans l'architecture gothique anglaise pour les colonnettes et autres corniches qui dessinent d'un trait noir les élévations intérieures. Sa couleur noire ou sombre m'avait toujours intrigué mais je lis à l'occasion que c'est le résultat d'une teinture médiévale.

Je m'empresse de vérifier l'altitude de ces "hills" dès que j'ai un accès Internet. Car l'impression est étonnante, à les traverser. C'est hélas un camp militaire - ce qui dit-on, les a préservées ! - et la météo n'a pas permis une seule photo montrable, mais les pentes sont telles que la voiture peine, le relief est marqué, le paysage très sauvage. Le point culminant, renseignements pris,  atteint pourtant à peine les 200 m !

Cette impression ne fait que confirmer un sentiment que j'ai souvent eu. Ce pays aux altitudes modestes ondule, bourgeonne, fait le dos rond, se cambre, sa cabre, si bien que 100 mètres vous font une belle colline et deux cent une montagne. La campagne anglaise est tout sauf monotone. Je ne connais pas la cause de ce relief si marqué. Et bien sûr, je ne parle pas du reste. Le reste ce sont les arbres - j'ai l'habitude de dire par boutade, mais je ne suis pas loin de la réalité, qu'il y a là bas dans une seule prairie plus de beaux arbres que dans tout le Finistère -, les prairies naturelles à l'infini, les manoirs et parcs attenant à chaque tournant. Je me demande ce qu'un anglais pense lorsqu'il aborde le nord de la France (au sens large). Je précise avant de clore le sujet, qu'ayant parcouru pas mal de pays ouest européens en voiture, aucun ne m'a frappé comme la Grande Bretagne pour la beauté de ses campagnes.

Le 24, à la nuit tombée - pas difficile vu qu'elle tombe à 16h00 - nous arrivons dans un petite village bien au nord de Londres où nous passerons Noël. La veille de Noël n'est pas ici l'occasion d'agapes particulières.

Le jour de Noël se passe sur un rythme très spécial qu'un non natif ne comprend pas. Mais je me laisse porter...

L'ouverture des cadeaux prend presque la journée. Ça se fait par petites doses. Le repas à lieu assez tard après midi.

Voici notre table décorée, avec crackers et autres choses pétaradantes prêtes :taol nedeleg

Le menu est invariablement le même dans tous les foyers et relève, à le comparer aux habitudes françaises, de la diététique. Pas d'entrée, une assiette unique : dinde au four, saucisses anglaises (bof), morceau de farce (aux marrons?) et légumes variés cuits au four ou à l'eau : patates (excellentes), choux de Bruxelles, panais... Dommage - et c'est là où les anglais pèchent - que tout cela fût précédé d'amuses-gueules du pire acabit, gustativement et diététiquement parlant.

Mais je ne vous fais plus attendre, vous êtes tous impatient de savoir quel était le dessert !

Voici toute les étapes du service du fameux Christmas Pudding, confectionné comme il se doit, par la reine mère maman de Vladimir (flambé au brandy - made in France!).

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Un fois dans l'assiette, on y fait fondre du brandy (encore!) butter et on l'arrose de crème.

Eh bien je dois dire que cette année, qu'il était plus "moist" que d'habitude et que j'ai eu plaisir à le manger.

J'y allais un peu à reculons - je garde en mémoire le premier Noël où j'étais très mal à mon aise -  mais je dois dire que ce fut très agréable. J'étais plus détendu, l'anglais me venait plus facilement et mes hôtes furent très amicaux à mon égard. Je me suis senti un peu de la famille - étrange sentiment mêlé de familiarité et d'exotisme qui perdure -. C'est vrai que cela fait 12 ans maintenant !

Vladimir blague sur le brexit à l'occasion de l'annonce de sa nouvelle nationalité. Mais cela retombe. J'avais entendu dire que c'était le sujet à éviter en GB pour le repas de Noël!

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ON EITHER SIDE OF THE CHANNEL 1 - TU PE DU DA VOR BREIZH 1

Nous interrompons nos programmes germaniques - veuillez nous en excuser - pour une urgence saxonne.

IMG_5616Nous voici en route, Vladimir et moi, pour notre quatrième Noël anglais. Le premier, c'était il y a douze ans. Je mesurerai cette fois-ci le chemin parcouru, des deux côtés de la Manche, si j'ose dire.

Si je devais retenir une chose de ce court séjour, ce serait une sorte de "bol climatique". Une chance incroyable qui fit qu'à chaque fois que nous arrivâmes en un endroit que nous désirions visiter, alors que tout, au long du parcours, bruine, brume, grains et autre joyeusetés hivernales nous promettaient le pire, le ciel se déchirait, le temps d'un coup d'oeil, d'un cliché, ou même d'une ballade pour mieux se refermer derrière nous.

Le ton fut donné dès notre première escapade. Devant prendre le ferry à Cherbourg (300 km à vol d'oiseau mais 500 par la route!), j'avais formulé le souhait de visiter le phare de Gatteville, à la pointe de Barfleur, second plus haut phare d'Europe, souvent surnommé l'outsider de l'île Vierge, tenant du titre.

Tout au long du voyage, le mauvais temps règne en maître. Et moi, malgré cela, je persiste à nous imaginer contempler le fût de 72 m illuminé d'une belle lumière hivernale. Le ciel est encore gris quand nous l'appercevons de loin! Mais dès que nous garons la voiture, presque à son pied, il se présente ainsi à nous.

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Il partage avec son grand frère breton (grand par la taille mais cadet par l'âge) le fait de former un couple avec l'ancien phare, une côte granitique basse et chantournée, si bien qu'on pense à ce dernier plus d'une fois. Principale différence néanmoins : la mer ici n'est pas hérissée d'énormes rochers innombrables comme à Plouguerneau.

IMG_5578J'avais vérifié, l'ascention est possible ce jour. 365 marches - comme toujours allais-je dire, il semble que les architectes s'arrangent pour obtenir ce chiffre bien souvent. En jouant sur la hauteur des marches? Là où l'on achète les tickets, une petite exposition, rien de bien neuf pour moi, sauf cette lampe à arc électrique. Le phare de Creac'h à Ouessant en était équipé du temps de sa plus grande puissance.

Et c'est parti pour grimper l'escalier à la maçonnerie impressionnante...

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Derrière le phare un plateau de rocher très bas qui permet d'être sur la "rive" du Raz de Barfleur, aussi près que d'une rivière. Ce courant fait partie des quatre plus puissants (et dangereux) courants avec le Raz Blanchard (le plus puissant de tous), le Fromveur et le Raz de Sein. Habitué à contempler ce phénomène de mer-fleuve du haut de la Pointe du Raz, je n'en reviens pas d'en être assez près pour le toucher du doigt. La mer coule ici en effet comme un fleuve.

La photo n'en dit rien, mais un joli passage d'oiseau me fait vous la montrer quand même...

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Le lendemain matin, nous nous réveillons à Poole et nous avons le temps, avant de rejoindre le Hertfordshire où habite ma belle-soeur, de retenter une visite que nous avions tentée en été, il y a quelques années. Il s'agit d'un site connu - Durdle Door - de la Jurrasic coast, qui déroule sur une très longue distance ses falaises et collines calcaires de la période géologique susnommée, dans un impressionnant mélange de moutonnement vert et d'abruts blancs. Bien plus à l'ouest la station de West Bay (Broadchurch pour ceux qui ont la télé) en fait partie. Or en ce mois d'août, la brume était telle que nous de distinguâmes même pas la plage de la mer. La blancheur des falaises se confondant avec la ouate ambiante, nous n'en vîmes rien non plus. Aurions-nous plus de chance cette fois, alors que le crachin, et la brume même, nous accompagnent dès notre départ de Poole? Eh bien oui, si le temps reste gris mais clair à Lulworth Cove - crique presque fermée, véritable piscine naturelle, d'où part le chemin pour Durdle Door - le ciel finira par se déchirer par fragment pour nous faire la plus belle illumination dont on puisse rêver. Autant vous dire que par sa diversité géologique - et donc de teintes - ses falaises impressionnantes, adossées à un arrière pays tourmenté et vert, cet endroit m'a plus que charmé.

Lulworth Cove

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La maison d'un pauvre anglais ruiné par le Brexit

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Arrivée à Durdle Door

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Durdle Door

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Les falaises

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Arrivée du soleil

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Un anglais (??) courageux IMG_5694

Retour à Lulworth Cove

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DERNIERS CLICHES DE L'ANNEE

Je n'y vais pas souvent - Toujours à des moments calendaires importants....

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J'APPRENDS UN MOT EN FRANCAIS...

IMG-5333A l'occasion de mes recherches sur Bacharach, je trouve sur wiki cette petite fantaisie de 1855, signée Victor Hugo, décrivant le village :

« On dirait qu'un géant, marchand de bric a brac voulant tenir boutique sur le Rhin, a pris une montagne pour étagère, et y a déposé du haut en bas, avec son goût de géant, un tas de curiosités énormes : cela commence sous la surface du Rhin même. Il y a là à fleur d'eau un rocher volcanique selon les uns, un peulven celtique selon les autres, un autel romain selon les derniers. Puis, au bord du fleuve, deux ou trois vieilles coques de navires, coupées en deux et plantées debout en terre, qui servent de cahutes à des pêcheurs ; puis derrière ces cahutes, une enceinte jadis crénelée, contre-butée par quatre tours carrées les plus ébréchées, les plus mitraillées, les plus croulantes qu'il y ait ; puis contre l'enceinte même, où les maisons sont percées de fenêtres et de galeries, et au-delà, sur le pied de la montagne, un indestructible pêle-mêle d'édifices amusants, masures-bijoux, tourelles fantastiques, façades bossues, pignons impossibles dont le double escalier porte un clocheton poussé comme une asperge sur chacun de ses degrés, lourdes poutres désignant sur des cabanes de délicates arabesques, greniers en volutes, balcons à jour, cheminées figurant des tiares et des couronnes philosophiquement pleines de fumée, girouettes extravagantes... »

— revue magasin pittoresque 1855

Quelle n'est pas ma surprise de lire, en lieu et place du mot français menhir, le breton peulven (peulvan dans sa forme moderne). C'est très amusant car le mot français menhir, quoique composé des mots breton maen et hir, respectivement pierre et long, n'existe pas en tant que tel dans la langue bretonne. Pierre Hélias raconte même dans ses mémoires bigoudènes, Le Cheval d'Orgueil, que l'instituteur chargé d'inculquer la langue de Molière et d'éradiquer celle du roi Arthur (ou de Pierre Jakez Hélias, pourrait-on dire aujourd'hui) croit, en utilisant ce terme, faire un geste en direction de la plèbe et lancer son premier mot armoricain. Or, à sa grande déconvenue, aucun de ses élèves ne le comprend. C'est qu'en breton, on dit peulvan ou peulven. La toponymie regorge de noms où ce mot figure.

Je me suis alors dit qu'en 1855, le mot n'avait pas été forgé en français et que le grand Victor avait dû user de notre auguste vocable... Que nenni ! Le trésor de la langue française donne la date de 1807 pour la première occurrence de menhir, dans les Mémoire de l'Académie celtique. Je suis tout frétillant à l'idée d'avoir mis la main sur un hapax ! Pourtant le même trésor, et ma surprise est encore plus grande, mentionne comme synonyme "peulven "! Toutefois sans donner la moindre référence.

J'aurais volontiers conclu en disant que Victor Hugo, bien longtemps avant Goscinny, se plante en attribuant les menhirs et autre peulvanoù aux celtes, mais j'ai récemment aperçu des choses (où? quand?) remettant en cause l'origine exogène des langues celtiques en occident, auquel cas les planteurs de mégalithes auraient bien parlé breton. De là à dire que la potion magique a existé...

La vraie conclusion sera de recylcer une très vieille blague de ce blog, narrant l'histoire d'un anglais bigleux en visite à Carnac, croyant voir une armée pétrifiée de légionnaires bien  membrés, s'exclame : "there are beautiful men here !"

 

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Auf der einen oder der anderen Seite des Rhein13: VALLEE DU RHIN

IMG_3145De toutes les journées de notre périple estival, celle-ci est bien la seule qui n'ait été envisagée. Alors que nous étions encore à Trèves et que notre futur proche nous destinait à Cologne, pour y retrouver cet appartement de la Domstraβe que j'avais connu il y a des années, je m'interrogeais sur la façon de rejoindre notre prochaine étape, peu enthousiaste à l'idée de ces grands axes traversant des zones fortement urbanisées auxquels semblait nous condamner la symbolique explicite de la carte routière. Je vise alors qu'au prix de quelques chemins de traverses (qui s'avèrerent larges - on est en Allemagne - et peu fréquentés), nous pouvions rejoindre le cours du grand fleuve qu'on pouvait suivre sans trop s'en éloigner jusqu'à Cologne. J'ignorais tout de ce que nous allions trouver, excepté de son relief accidenté et du fameux rocher de la Lorelei dont le nom avait "bercé" mon enfance et dont j'ignorais que je le verrais un jour, ayant définitivement tourné le dos aux horizons orientaux.

C'est ainsi que nous débouchâmes, à l'issue d'une grande descente, dans le village de Bacharach, dominé par un château fort, constellés des tours de ses anciennes fortifications et occupant un amphithéâtre ouvert sur le Rhin.

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IMG_3101Je pénètre dans l'église aux couleurs si pimpantes que je crois un moment être en présence d'un pastiche du XIXème, mais il s'agit bien d'une église romane tardive, rhabillée d'éléments gothiques. Une telle architecture monumentale (4 niveaux d"élévation intérieure) étonne dans une si petite ville. La nef est précédée d'une sorte de narthex, ou partie basse sous tribune, voûtée, que je reverrai dans d'autres églises allemandes.

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Plus célèbres sont les ruines de la chapelle Saint Werner, un martyre du XIII ème - saint patron des vignerons - dont la mort fut imputées aux juifs déclenchant des violences antisémites. Les romantiques la considéraient comme la plus belle ruine allemande. C'est un édifice du XIII et XIVème, d'un style rayonnant très français, qui avait peut-être un plan trèflé. Ces grandes et longilignes baies ogivales avec le ciel bleu comme vitrail m'ont charmé.

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Nous constatons avec soulagement que la route qui longe cette portion très pittoresque du Rhin, n'est pas encombrée. L'omniprésence des vignes et le nombre de châteaux haut perchés sont confomes à la réputation du lieu.

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Au milieu du fleuve, le célèbre château de Pfalzgrafstein qui ressemble plus à un navire qu'à une forteresse.

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IMG_3177A l'abord d'une nouvelle bourgade, elle aussi dominée par un château fort, hérissée de tours,

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je suis stupéfait par ceci :

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IMG_3273Je ne comprends pas l'origine de cette étrange couleur, je n'adore pas le dépouillement de l'architecture, mais les proportions sont telles, la hauteur si prodigieuse que je soupçonne un intérieur intéressant.

La Liebfrauenkirche, quand j'y pénètre, dépasse mes espérances. Outre son architecture dépouillée et très élancée (elle est aussi haute que longue !) magnifique, le vaisseau est paré d'un mobilier exceptionnel du gothique tardif (jubé, retable - un des plus beaux retables gothique du pays), de fresques et de panneaux peints innombrables dont un triptyque montrant les 15 cataclysmes de la fin des temps.

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A l'extérieur est un  petit cloître. 

 

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Et c'est ainsi, d'églises en châteaux, que nous arrivons en face du célèbre rocher de la Lorelei dont la légende naît sans doute des difficultés de navigation à cet endroit ou le fleuve se resserre. Bon, à choisir d'avec le Raz de Sein...

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Auf der einen oder der anderen Seite des Rhein12: TREVES 2 : D'UN MILLENAIRE A L'AUTRE

Trèves regorge de monuments et nous ne les verrons pas tous.

De son prestigieux passé romain, elle garde beaucoup de vestiges dont deux célèbres :

La porta nigra, témoin monumental de l'enceinte romaine (transformée en église au Moyen-âge!)

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Et l' "aula",  un des plus beaux exemples (quoique largement reconstitué) d'une basilique civile de base - rectangle + abside - à l'origine du plan basilical chrétien, sur lequel se grefferont, bas-côtés, transept, et déambulatoire au cours des siècles. La plus belle chose qu'il m'ait été donné de voir en architecture romaine.  C'est assez intemporel, ça pourrait être tout autant de l'architecture industrielle du XIXème. La maçonnerie en brique et l'absence de voûte en pierre permettent des dimensions réellement gigantesques.

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Je vous fait grâce de la cathédrale romane qui, malgré sa magnifique abside qui fait avec sa voisine un ensemble impressionnant, présente un intérieur qui a la grâce d'un hall de gare.

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IMG_3008Je vous présente quelques aspects de la ville (pas très belle par ailleurs), de la Moselle, des breuvages locaux

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Et je finis par une devinette (pas de wiki svp !), qui est né ici ?

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Auf der einen oder der anderen Seite des Rhein11: TREVES 1 : LIEBFRAUENKIRCHE

Nous retournons en Allemagne, mais bien plus au nord, ce qui nous fait traverser la Lorraine et retrouver la Moselle avec laquelle j'avais fait connaissance au tout début de ce périple, à Metz. Nous avons juste le temps, à la faveur d'un pique-nique, d'appercevoir son cours sinueux et encaissé qui se déroule ainsi  sur des kilomètres et des kilomètres. Non loin une impressionnante carrière entame le flanc rouge de la vallée.

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Trèves est une ville archéologiquement très riche et ancienne, puisqu'elle fut fondée par les romains comme capitale de la Gaule Belgique et fut bien plus que cela à la fin de l'Empire Romain.

L'un des ces vestiges est célébrissime et nous le verrons la prochaine fois.

IMG_2927Car ce qui nous amène à Trèves, on s'en sera douté, n'est pas l'histoire romaine, mais bien, pour changer, l'histoire de l'architecture gothique. Car, voyez-vous, se trouve en cette ville une église assez unique et qui occupait une place prestigieuse dans mon panthéon personnel d'églises à voir.

Je suis tombé sur les premières photos de cette église il y a bien longtemps et je n'en crus pas mes yeux. Elle était la réalisation d'une sorte de fantasme que j'avais, un rêve adolescent: une église à quatre choeurs !

Le propos était sans doute différent en réalité, il s'agissait d'édifier une église à plan centré. On sait que ces "églises rondes", dont nous avons deux exemplaires en Bretagne, sont plutôt l'apanage de l'art roman ou même de périodes antérieures et la Liebfrauenkirche est le seul exemple, au moins d'une telle ampleur et complexité, que je connaisse de style gothique (nous en reparlerons à Cologne).

La rotondité est une alternative au plan basilical rarement choisie en dehors de l'art byzantin, car moins propice sans doute à la liturgie chrétienne et au rassemblement de masse. Mais, si la basilique romaine - elle même issue d'un modèle grec - devient vite le modèle de base pour les églises, quelques autres monuments prestigieux comme la mausolée de Constance et le saint Sépulcre, voire le Panthéon lui-même, exercent une fascination et le plan centré réapparaît de temps à autre. Nous aurons deux autres occasions d'y revenir !

Le comble de l'ironie est que dans cette même ville où s'élève le plus célèbre - et rare- exemple d'une église ronde gothique, se trouve aussi le plus complet exemplaire (très restitué) d'une basilique romaine, à l'origine du plan habituel des églises!

D'un point de vue architectural, l'origine de cette église est l'art champenois . Dans cette église construite entre 1235 et 1260 le style de Reims et Toul est très présent. C'est une des premières églises gothiques d'Allemagne où ce style est introduite très tardivement (Canterbury 1170!) mais contrairement aux autre exemples précoces de gothique allemand, ici l'architecture est purement gothique, totalement maîtrisée, avec même virtuosité.

Cette église c'est une idée. Un pari mathématique, une systématisation. L'organisation des retombées est très savante, la répartition des piliers forts et faibles aussi, ces derniers dégageant la vue indispensable pour saisir la continuité de cette espace magique.

La disposition particulière des absidioles (qui ne s'accrochent pas à un déambulatoire circulaire, car l'église ronde est.... carrée!) a sa source dans la superbe église de Braine (Saint Yved) dont voici le plan :

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Je me suis amusé, avec un logiciel, à mettre une seconde abside inversée à la place de la nef et j'ai obtenu... le plan de Trèves !

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Saint Yved de Braine trafiquée.                            Liebfrauenkirche - Trèves.

Notons que de Braine, elle a aussi la tour lanterne, qui rapprochait Braine de Laon.

L'extérieur, point désagréable, ne laisse pourtant pas présager du choc intérieur, sauf peut-être la belle abside, toute en rigueur et retenue.

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IMG_2990Le porche ouest, inspiré des cathédrales françaises de l'âge classique, en a la monumentalité. Je retrouve dans son style ce qui me charme à Chartres, Reims, Amiens, Bourges et qui disparaît quand arrive la gracilité.

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Je dois avouer que depuis que je la connais livresquement, quelque chose me déplaisait dans cette église, en gâtait à mes yeux, je dirais, la quasi perfection de conception. C'est une église à deux niveaux, les bas-côtés montent très haut et leurs toitures prennent appui sur le mur du haut vaisseau. C'est pourquoi les parties droites des baies sont toutes murées. Les rond-points des transepts ont eux aussi des fenêtres aveugles, non pour des raisons techniques cette fois, mais pour garder la suprématie au choeur liturgique. Mon rêve eut été de la vitrer au maximum des possibilités, à l'instar d'une Sainte Chapelle ou d'un chapter house anglais et peut-être en cela aurais-je trahi l'idée de départ, qui mise dans doute plus sur l'oppositon du plein et du vide que sur l'évidement au maximum.

Car tout cela n'est que conjecture, en effet dès que j'ai mis le pied dans cette église, ma tête s'est mise à tourner et à tourner encore, comme pris dans un mouvement perpétuel architectural. Bref, vous l'aurez compris, mes objections m'étaient plus de mise, j'étais ravi et je peux dire que du panthéon des églises à voir absolument, elle est allègrement passée au panthéon des grands intérieurs gothiques que j'ai pu voir. Et bien sûr les photos ne rendent pas l'impression particulière que fait cette église sans axe évident.

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Pour ne rien gâter, un cloître la jouxte dont voici quelques images. Ne vous méprenez pas, la grosse église que vous apercevez n'est pas la notre, mais la cathédrale qui communique avec elle !

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Auf der einen oder der anderen Seite des Rhein10 : Colmar

Retour des aventures germaniques après un long silence. Je vous avais promis une suite logique sur la rotondité de certaines églises, on me la réclame à cor et à cri, mais il vous faudra patienter un peu car nous ne sommes pas encore arrivé en ces lieux stratégiques où tout finit enfin par s'expliquer... Du lourd nous attend en effet, comme dirait Cornus...

Une dernière étape alsacienne donc pour Colmar, vue un peu trop vite en fin de journée sous un ciel bien sombre.

La ville est célèbre pour son habitat ancien préservé et ça n'est pas usurpé.

En son centre s'élève une grande église gothique, faussement nommée cathédrale, des XIII et XIV ème siècles. Mon impression est mitigée. L'intérieur ne me séduit pas du tout malgré des arcades et piles dont le tracé est élégant.

IMG_2357 - CopieC'est que je ne prise guère les églises à deux étages et fenêtres étriquées, ce qui semble être une des normes des édifices germaniques, y compris dans de très grands édifices (Ulm entre autres).

IMG_2545L'extérieur par contre, d'un grès jaune haut en couleur, me plaît. J'y retrouve l'efficacité décorative du rayonnant à l'allemande et de toutes ses grâces. (beaux fenestrages, belles balustrades et gâbles, imposantes niches aériennes sur colonnes en délit, belles gargouilles etc...).

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Et puis il y a ceci !

Ça n'a l'air de rien mais je regarde cet énorme contrefort biais qui élargit la façade et le passage original qui le perce avec un sentiment de déjà vu, et je cherche où j'ai bien pu en voir de tels ! Et soudain la mémoire me revient. Je ne cherchais pas, mais pas du tout, au bon endroit ! J'aurais pu toutes les passer en revue que je n'aurais point trouvé. C'est dans ma propre cathédrale que ce dispositif existe. Et comme j'ai écrit un roman qui s'y passe, je l'ai emprunté, ce passage, en rêve, plus d'une fois. J'ai plus de souvenirs de ces déambulations imaginaires que des gestes minutieux qui ont présidé leur réalisation concrète... en carton. Bref, autant vous dire, qu'au moment où je comprends que j'ai devant moi en pierre ce que je croyais n'être que chimères, je suis sur les fesses. Un fois de plus m'est donné de constater que l'imagination engendre du possible. (les zones concernées apparaissent en clair)

 

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Question sculpture, ça n'est pas la porte ouest du XIVème  IMG_2556 qui m'attire mais celle du transept sud, du XIIIème et pourtant très archaïque dans son agencement, une sorte d'hybride romano gothique qui n'est pas pour me déplaire. On y voit, au tympan, registre inférieur,  Saint Nicolas sauvant trois jeunes femmes et trois jeunes hommes de la mort.

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IMG_2391 Quant aux piédroits, ils sont peuplés de têtes et figurines grimaçantes qui attirent mon regard  On verra plus loin que Colmar est la villes aux têtes...

 

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 La ville de Colmar, regorge de belles bâtisses à chaque coin de rue et est, pour qui n'est pas allergiques aux pélargoniums, un charme pour les yeux.

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On y rencontre beaucoup d'oriels, mot français qui remplace avantageusement le plus-connu-de moi bay window...

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Deux maisons sont particulièrement célèbres : la maison Pfister du XVIème, son oriel, ses galeries en bois et ses fresques renaissances, étonnantes à cet emplacement et sur ce genre d'édifices. Bien que ces peintures ne soient pas tout à fait d'un genre qui me plaît, l'ensemble a beaucoup de charme.

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L'autre est la maison des têtes, du XVIIème, dont la façade est ornée de 106 têtes humaines, les plus grandes garnissant l'oriel.

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AUX COULEURS DU JAPON

IMG_5512Au jardin botanique de Cornouaille... Je n'en dis pas plus, je vous laisse vous promener...

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KALA GOAÑv

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Nouveau massif en formation...

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Qui me dira ce que c'est...

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Auf der einen oder der anderen Seite des Rhein10 : BALADES VOSGIENNES

IMG_2216 - CopieAssez paradoxalement, c'est dans ce massif que je vis pour la première fois un endroit montagneux - vague souvenir de petite enfance - et pourtant ce sont les montagnes dont je peinais le plus à me représenter l'aspect.

Petite halte pour voir les célèbres tours jumelles de l'abbatiale de Murbach. Le site et l'harmonie extérieure du bâtiment sont un régal pour l'oeil, mais l'essentiel de l'église a été détruit. Le peu qui subsiste de l'intérieur est d'une architecture froide et angulaire qui ne m'a pas du tout séduit. (et dont il me semble que c'est une composante fréquente du roman rhénan, héritier sans doute de la froide monumentalité des églises ottoniennes.)

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Nous filons vers le Grand Ballon, point culminant des Vosges (1424 m), et sur la route, à l'heure du pique-nique, surpris par les 11° ambiants et ventés, j'opte pour l'aire de repos intra-automobile.

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Ce n'est pas le jour de la grande randonnée et nous optons pour un circuit court qui démarre près des chèvres.

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Fleurs et paysages...

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IMG_2244 - CopieEnsuite nous pousserons jusqu'au col de la Schlucht, le fameux endroit où j'étais venu enfant. Je me souvenais de la roche du Diable, site qui m'avait semblé vertigineux. La roche a été creusée pour faire passer la route. De là on voit le minuscule lac naturel de Retournemer et plus loin celui de Longemer, traversés par la tristement célèbre Vologne.

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A proximité, un jardin des plantes montagnardes que nous n'aurons pas le temps de visiter.

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Près du Gazon  du Faing, nous voyons des zones tourbeuses, des étendues de bruyères et de myrtilliers. Et là, que vois-je? Plein de myrtilles (j'en vois si souvent des sans fruit). Nous en ramassons (c'est très fastidieux) de quoi faire une mini confiture le soir qui finira dans les yaourts.

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IMG_2659Quelques jours plus tard, nous ferons une randonnée qui occupera toute notre journée. Départ de la Schlucht pour suivre le sentier des roches. Environnement rocheux et humide à la fois qui n'est pas pour me déplaire. Les mousses partout étalent leur verdeur exquise et tentent mon objectif...

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A l'issue nous arrivons dans une sorte de cirque au pied du Hohneck.

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De là, nous montons au sommet. Le Hohneck est très beau, beaucoup plus montagnard d'aspect que le Grand Ballon bien qu'un peu moins haut.

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Le Grand Ballon vu du Hohneck.

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Arrivé à la maison, le Grand Ballon d'Alsace est toujours en vue, mais il n'est plus le seul ballon d'Alsace...

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RENDEZ VOUS AVEC DEUX GUILLAUMES

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Auf der einen oder der anderen Seite des Rhein9 : L'ORTENBOURG

IMG_2349Petit post pour un gros donjon. C'est le dernier de la série des châteaux-forts. Le seul bâtiment construit en granit (sauf encadrement des baies) des vacances. Je l'ai tout de suite vu... une certaine familiarité.

Celui-ci aussi, j'en connaissais le profil depuis bien longtemps, bien que j'en eusse oublié le nom.  Il faut dire que le donjon de 32 mètres de haut, chemisé sur 17 mètres, fait partie des silhouettes marquantes de l'architecture militaire médiévale.

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A l'intérieur c'est un peu une carcasse vide perchée sur son piton, ce qui ne manque pas de m'évoquer (un peu) Montségur.

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La grande salle est comme à St Ulrich percée de nombreuses fenêtres à lancettes géminées.

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Le Haut Koenigsbourg n'est pas loin.IMG_2315

La cathédrale l'est beaucoup plus (41 km !)  mais elle est parfaitement visible.

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Vignobles et Forêt Noire.

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Les Vosges.

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BARR AVEL

Coup de vent hier qui a bien secoué notre salle de répétition. Mais revenu au bercail le soir, à la faveur d'une belle éclaircie, je retrouve la joie de la chasse aux vagues dont j'ai été privé pour cause de bridge pendant un bon moment...

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Posté par karagar à 19:29 - Commentaires [9] - Permalien [#]

Auf der einen oder der anderen Seite des Rhein 8: Un histoire de calorifère....

IMG_2108 - CopieOn le sait, le Haut Koenigsbourg est le Pierrefonds allemand, tous deux ruines médiévales "réinventées"en château idéal pour exaucer les voeux d'un empereur. Celui-ci est le cadet de Pierrefonds de près d'un demi siècle et toutes les techniques modernes du début du XXème ont été utilisées pour la construction. Je ne connais pas encore la fantaisie de Viollet Le Duc et ne pourrai donc pas comparer.

Nous avons la chance d'y arriver assez tard pour que le gros de la foule ait quitté les lieux tout en ayant du temps pour notre visite qui sera donc tranquille.

C'est assez impressionnant de parcourir une telle forteresse, dans un tel site.

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On pense à Carcassonne pour les murailles "flambant neuves", au Mont Saint Michel pour les rampes d'escaliers entre les remparts. Mais contrairement à ce dernier monument, il manque la patine et l'usure, le souffle des ans peut-être et émotionnellement, il y manque quelque-chose. Mais j'ai été sensible aux pièces meublées dans un style plus proche de mes goûts que ce qu'on peut voir habituellement dans les châteaux.

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Et puis soudain, en entrant dans la grande salle, je l'ai, mon moment d'émotion. Un flash ! Quelque chose me revient en mémoire, un truc de ma vie qui a eu son importance et que je dois à ce château.

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C'est le poële ! Le poële en faïence verte, aux motifs gothiques, qui m'avait fasciné lorsqu'adolescent j'avais vu sa photo. J'en avais été tellement marqué que quelques années plus tard, par un hasard qui m'avait semblé miraculeux, je découvris qu'il existait - à une échelle moindre - des poëles en faïences, gothiques et verts s'il vous plaît, à vendre sur le marché. Ce fut mon moyen de chauffage pendant 13 ans.

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Ce que j'ignorais, c'est que chaque salle du château avait son poële! Un vrai festival. Ce fut bien là le clou de la visite pour moi.

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Ony  voit aussi les vestiges anciens à partir desquels ils ont été reconstitués.

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Posté par karagar à 23:31 - Commentaires [4] - Permalien [#]

MAIN SOUS LA TABLE

Ceux qui fréquentent les réseaux sociaux, même un peu en dilettante comme moi, n'ont pu passer à côté de ce déferlement de témoignages de femmes victimes de harcèlement, propos déplacés et autres désagréments d'ordre sexuel de la part des hommes.

Je regarde ça de loin, car chaque témoignage provoque des contre-attaques tellement affligeantes que ça me fait mal de les lire. J'ai donc assez peu de persévérance en la matière. Ça n'est pas la première fois que je constate ce phénomène de débridage de la "parole" et ça n'est pas ce qui m'effaie le moins dans cette quatrième dimension qui se nomme Internet que ce dégueuli sans entrave morale, sur bien des sujets, qui donne du genre humain, une bien piètre idée. (Et j'observe des personnes amies faire la police dans cette jungle, je trouve qu'il y a de quoi y perdre la santé mentale).

Je n'aime guère le mot-dièse sous lequel ces témoignages paraissent - dans cette langue vulgaire branchouille du moment qui m'agace - mais c'est un détail.

L'essentiel est que toutes ces histoires racontées ou évoquées me laissent, à chaque fois que j'en lis des bribes, abasourdi.  Comme s'il y avait un insoupçonnable morceau d'iceberg immergé. Non que j'ignorais que tout cela existât mais cela donne l'impression - exagérée ? - qu'aucune femme, à un degré ou à une autre n'a pu totalement échapper à cela dans sa vie. Il est vrai que j'ai un peu vécu autrefois "à l'ombre" d'un traumatisme de cet ordre mais je le considérais plus comme un cas particulier que comme un symptôme de la généralité. Bref, ça me tourne dans la tête.

Et les questions sont innombrables. En voici quelques unes : A quoi cela tient-il? Y a -t-il une minorité d'hommes tellement active dans ses agissements qu'elle assombrit l'image de l'ensemble, ou ce type de comportement est-il majoritaire? Pourquoi les femmes - en dehors de situations hiérarchiques - mésestiment-elles leur puissance de réaction?

Soudain m'est revenu en mémoire la seule chose qui me soit arrivée, assimilable à certaines histoires que je lisais. C'était une fête, je chantais -  Fromfrom était assise à côté de moi ! -, et, assis de l'autre côté, le copain d'une de mes élèves, beaucoup plus âgé qu'elle et sans doute passablement éméché. Alors que sa compagne était dans les parages, il met sa main sur ma cuisse et remonte fermement et sans hésitation vers mon entrejambe. Je saisis sa main avec la même fermeté et l'ôte de là. Tout cela en chantant. Personne n'a rien vu. Car c'était là ma pire crainte, que mes élèves s'en rendent compte. Pourquoi a-t-on un peu honte de ce qu'un autre fait? Sans doute le fait que nous ayons été tout deux du même sexe, et que la situation ait été pour moi exceptionnelle, m'a rendu la chose plus risible que traumatisante. Sans doute aussi n'eût-il pas osé en faire autant dans une situation où je n'aurais pas manqué de me défendre un peu plus ouvertement. Mais voici un autre sujet d'interrogation : quel plaisir tire-t-on d'un contact physique dont on voit qu'il répugne à l'autre?

Quoi d'autre? Une fois sifflé (il y a longtemps je vous rassure) par un mec qui était dans un groupe de filles sur une plage dont j'entendis les commentaires (louangeurs) sur ma personne. J'en fus alors flatté. Le siffleur était très beau mec. Est-on alors aussi impartial?

Sur la même plage, un autre, vieux cette fois à mes yeux d'alors, m'aborde en plein midi alors que je suis seul sur ma serviette et me demande si je veux un bon repas au resto ! Je ne doute pas de la façon dont il aurait voulu que je montre ma reconnaissance. Rien de traumatisant, mais ce fut un peu plus troublant de s'imaginer soi-même achetable à si vil prix. 

Voila, c'est tout. Tout le reste est assimilable à de la drague de bon aloi. Mais d'autres hommes pourraient raconter des histoires plus conformes à ce que ces femmes nous racontent, de pression sexuelle dans des situations de hiérarchie professionnelle.  Statistiquement négligeable sans doute...

Ces petites anecdotes me sont revenues pour essayer de mieux de réprésenter ces situations décrites, mais elles ne sont sans doute pas transposables car non sous tendue par la conviction de supériorité d'une sexe sur l'autre, si étrangère à ma façon de voir l'humanité et dont je me rappelle de l'avoir découverte stupéfait, dans les propos de mon frère aîné.

Posté par karagar à 20:45 - Commentaires [13] - Permalien [#]