EN ALAN AR MEURVOR

CA AVANCE

Longtemps que ce titre n'avait paru ici! 

Un an et quatre mois parès l'incendie, les choses se mettent en place pour accueillir le nouveau bâtiment en bois. Trouver a faire faire cette dalle dans les temps ne fut pas mince affaire !

La bête arrive dans une semaine, quinze jours plus tard, le montage pourra avoir lieu quand le béton sera bien sec. Il a fallu trouver quelqu'un pour ça aussi, et c'est mon nouveau voisin qui le fera que j'ai vu monter seul avec sa femme sa propre maison en bois au fil des semaines.

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VACANCES NORD IBERIQUES : Monasterio de Santa María la Real et cañon de la Horadada

Comme je l'ai déjà dit, notre hôtel était de nouveau dans l'enceinte d'un monastère, d'une plus grande sobriété cette fois. Il s'agit en effet d'un établissement de prémontrés du XIIème et XIIIème siècle. L'architecture quant à elle est de style cicstercien, autant dire un art de bâtir aux lignes épurées que j'affectionne particulièrement. Rien que de la beauté donc dans un dépouillement mobilier qui la sublime. Pour couronner le tout, il n'était pas désagréable  de pouvoir faire une telle visite au pas de sa porte, d'être les premiers à entrer et d'être presque seuls pendant la visite.

Ici encore je pourrais vous refaire le couplet de Leon, sur le fait qu'on se serait cru bien ailleurs qu'en Espagne, à la nuance près que contrairement à l'art gothique urbain, l'architecture cirstercienne est très internationalement uniforme et que c'était donc moins étonnant.  Eglise, salle capitulaire, cloître sont les parties médiévales conservées.

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Du monastère, nous nous rendons en ville, comme je vous l'ai montré dans le précédent poste. Après midi, et avant de prendre la route pour notre pochaine escale, nous allons faire une petite randonnée au tout proche cañon de la Horadada, creusé par la même rivière bien vaillante au bord de laquelle nous avions piqueniqué.

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La montée est modeste et la ballade envisagée n'est pas très longue, mais le genou de  Vladimir décrète qu'il en a assez et je le laisse (Vladimir, pas le genou) dans une grotte.

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J'arrive seul sur le rebord du cañon et ne verrai pas âme qui vive tout au long du parcours, ce qui lui donnera encore plus de charme. 

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Il faut que Cornus m'explique ceci, sinon il est affecté à la tonte des pelouses (équivalent de la circulation pour les botanistes !). 

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VACANCES NORD IBERIQUES : AGUILAR DE CAMPOO

Nous abordons "l'interlude" de ces vacances, c'est à dire ces trois jours de traversée qui nous mèneront de Leon à la côte basque. Ils nous permettrons de découvrir un peu une région assez sauvage et peu connue me semble-t-il, en marge de la cordillière cantabrique. Notre première escale fut à Aguilar del Campoo, une ville créée au Moyen-âge avec de nombreux vestiges de cette période. 

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Après nous être installé dans notre hôtel, qui une fois de plus jouxte un monastère, nous allons faire notre première découverte, vespérale, de la ville. En montant la colline du château, nous trouvons l'église Sainte Cécile (XII/XIIIème), romano gothique. Elle a le charme des édifices de transition, avec tantôt sobriété, tantôt raffinement (voir les colonnettes en délit des encadrements divers). Il est temps de visiter, car un homme assis sur les marches du portail attend de fermer l'édifice. 

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A l'intérieur, charpenté, les chapiteaux sont peu nombreux mais marquants, surtout celui figurant le massacre des innocents.

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La montée continue pour atteindre le château-fort dont il ne reste que des murailles baignées du soleil du soir.

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De là-haut, nous voyons notre monastère...

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Après quoi, nous descendons dans la ville, dôtée d'un bâti assez diversifié, dont le moins original n'est pas ses verrières à n'en plus finir. C'est fête médiévale, ce qui explique certaines tenues...

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Le lendemain, après la visite du monastère, nous retournons en ville pour déambuler encore et jeter un oeil, pourtant bien rassasié de gothique après l 'abbaye, à la collégiale San Miguel, globalement du XIVème. Malgré des extérieur patauds, l'intérieur ne démérite pas et impresionne par ses dimensions généreuses.

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C'est une nef aveugle, comme souvent en Bretagne.

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Il y a une série d'enfeus et de tombaux assez remarquables. 

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Reprise de déambulation et, pour finir, pique-nique en bord de rivière, en ville. Une rivière aussi vaillante fait du bien à voir en cette période de bas étiages...

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VACANCES NORD IBERIQUES : PULCHRA LEONINA

La raison de notre retour à León, hormis le fait que la ville nous avait déjà semblé bien sympathique à l'époque, c'était bien sûr, pour moi, de revoir la cathédrale, la belle léonaise/la belle lionne, telle qu'elle est ici surnommée par jeu de mots.

Cela fait plus de quinze ans qu’en compagnie de Vladimir je sillonne l’Europe des cathédrales et par voie de conséquence, j’ai vu certaines d’entre elles il y a fort longtemps. Et je commence à ressentir l’envie d’en revoir quelques-unes. Mes préférées, sans aucun doute, mais aussi, parmi celles-ci, certaines que j’estime avoir vu trop tôt ou trop mal. D’autres encore, et ce sont souvent les mêmes, parce que les photos prises alors me font honte. Il y avait deux noms qui surnageaient dans le lot: Lincoln et Léon.

Léon entre sans ambiguïté dans deux catégories : les mal vues et les mal photographiées. Mal vue car coupée en deux dans le sens de la hauteur par un échafaudage, qui, c’est incroyable, était toujours là, treize ans après, mais fort heureusement uniquement sur la première travée de la nef. Seule la rose ouest, et sa vitrerie ancienne, me furent confisquées. Mal photographiée pour les mêmes raisons mais aussi en raison de mon équipement d’alors (dont j’ai oublié la nature, mais le résultat n’est pas fameux, disons par euphémisme).

J'espérais surtout que, débarrassée de ses échafaudages, elle me procure le grand frisson que promet son architecture exquise et que seules quelques cathédrales m'ont donné. 

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Quand on parle de la cathédrale de Léon, on met deux faits distinctifs en exergue que je vais reprendre ici :

- Question chiffres, ce n’est ni sa taille, moyenne, ni sa hauteur, moyenne, qui sont mis en avant, mais sa surface vitrée. Avec 1800 m2, elle serait la troisième d’Europe après Chartres et Metz. Cela me semblait un peu douteux. Metz « la lanterne de Dieu » est incontestablement, au vu de sa structure, la championne toute catégorie. Mais Saint Denis, Troyes, pourtant très proches en taille et fenestrage, n'étaient pas citées, d’où mon incompréhension. Alors peut-être fallait-il comprendre un peu différemment cette assertion:  l’une des plus grandes surfaces de vitraux anciens ou classés. Troyes, en effet, n’a « que » 1500 m2 de vitraux médiévaux et Saint Denis, quelques baies fort restaurées. Sous cet angle, notre espagnole est en effet bien lotie et de fait, l'ambiance de León tient beaucoup à la qualité particulière de la lumière qui la baigne.

- Le fait majeur est que la cathédrale est considérée, à juste titre, comme singulière dans son pays. Elle est la seule dont le parti est clairement français. Français, il faut bien sûr l’entendre au sens médiéval de « terres de langue d’oïl » : le domaine royal et ses zones d’influence culturelle. Alors, me direz-vous, le gothique vient de toute façon de France et à l’époque où l’on construit León, il a été introduit en Ibérie depuis assez longtemps. L’influence de la cathédrale de Bourges y avait été importante – elle qui a fait si peu d’émules dans son pays – et le gothique ibérique avait ensuite développé des caractères propres. Mais León ne ressemble en rien à ses consœurs… Alors, bien sûr, me direz-vous, tous les pays voisins de la France, après avoir développé leur propre version du gothique, ont fait quelques fanfaronnants retours aux sources de l’opus francigenum pour des édifices prestigieux (Cologne, Westminster, Aix la Chapelle…), avec plus ou moins de fidélité aux modèles. Et ces édifices, pour beaucoup, je les ai vus et regardés avec intérêt. Mais voilà, aucun d’entre eux ne m’a fait l’effet de León. La cathédrale de León n’est pas une cathédrale clin d’œil, elle est complètement, à 100 %, une cathédrale du nord de la France. Seuls, le toit plat et le mobilier intérieur trahissent sa vraie localisation. Entrer dans la cathédrale de León après avoir traversé une ville espagnole, c’est prendre un jet sans effet carbone !  C’est même plus bluffant que ça en fait: entrer dans la cathédrale de León, c’est se retrouver dans la basilique royale de Saint Denis, ni plus ni moins, car c'est elle qu'elle imite globalement. Entrer dans Saint Denis donc, mais Saint Denis qui aurait conservé ses vitraux médiévaux ! Et vous pourrez en juger: maîtrisant un peu mieux qu'avant le traitement des photos de vitraux je m'en suis donné à cœur joie. Vous êtes prévenus!

L'architecte d'origine est sans doute français, une telle orthodoxie serait sans cela peu probable, mais la copie conforme n'existe jamais dans le domaine artistique et c'est tant mieux. Là encore deux faits saillants : 

- Saint Denis est la phase finale de l'évolution gothique vers l'uniformisation/hiérarchisation de l'espace, en lien avec les conceptions théologiques et philosophiques de l'époque. Le génie de l'architecte de León est d'avoir discrètement introduit un élément "déstabilisateur" dans un schéma dont la perfection semblait interdire la fantaisie : les fenêtres hautes sont rétrécies par deux lancettes supplémentaires qui se répercutent dans le triforium qui n'est plus constitué de quatre lancettes égales mais de deux larges, légérement en retrait, et deux étroites. Légère discontinuité rythmique donc ou encore petite note discrète qui fait basculer la tonalité d'une mélodie.

- Mais l'architecte n'hésite pas à utiliser des canevas déjà surannés pour le plaisir de l'hommage et de la citation. En effet, quelle surprise de voir aux bras du transept des roses inattendues. A Saint Denis, les grandes roses sont rayonnantes, en adéquation parfaite avec le style des autres fenêtres, - elles sont peut-être les premières d'un genre promis à un succès pan-européen et durable et aussi l'exact modèle de celles, amplifiées, de Notre Dame de Paris. Or à León, que voit-on. Des roses au schéma beaucoup moins évolué : le dessin est celui (affiné) des roses de Chartres ! Et voila qui donne une clé de compréhension : les trois portails ouest et leur portique (un peu maladroit), ainsi  que la présence de six autres portails monumentaux au sud et au nord, les piles du choeur et de la nef, du style1200-1220 et non du style de Saint Denis, évoquent évidemment Chartres ou Reims, modèle dépassé alors, les tours avortées au transept évoquent la cathédrale ultime jamais menée à bien et esquissée à Laon,  Chartres et Reims. On le voit, et les exemples médiévaux sont légions, dans l'architecture à l'instar de la littérature ou de la musique, on cite, on plagie, on fait des renvois, en dépit de la mode du moment. Et l'évocation est ici claire : le domaine royal français, lieu de prestige par excellence au XIIIème siècle.

La cathédrale de León a menacé de s'écrouler. La rançon de l'évidement extrême, lit-on parfois, alors que ses modèles n'ont eu aucun souci de stabilité. Problème de conception, de fondations instables? Plusieurs facteurs sans doute. On parle aussi de la piètre qualité de la pierre. Et le fait est que, même à l'intérieur, en général peu sujet à l'usure du temps, cette mauvaise qualité saute aux yeux. La pierre y montre une surface indécise, le trait du ciseau y semble moins net. Cela n'entrave pas la beauté générale des lignes mais un regard habitué a la perfection de la modénature gothique y achoppe.

Alors le résultat de tout çà est que j'ai connu cette grâce assez rare dans le vaisseau léonin. Se croire à Saint Denis, et puis graduellement, repérer les nuances et goûter la lumière médiévale des vitraux. 

Bon je me suis un peu lâché question photos, mais comme je vous l'ai dit, j'avais une revanche à prendre. Et puis, c'est un peu toujours la même chose sous de multiples angles,  pour vous donnez un peu l'illusion d'y être. 

vue corentinienne assez rare

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 Plus tard dans la soirée

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_O8A3337 Malgré une insertion des porches dans le portique pas très convainquante, quelques très belles pages de sculpture dans le style francien, couronnement de la Vierge, Christ en majesté, et bien sûr jugement dernier, avec quelques beaux démons et infortunés damnés dont les contorsions répondent jusque dans les voussures à la sérénité des élus. Hélas les grandes statues des piedroits ne sont plus en place. Vous les verrez dans le cloître.

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Un petit montage improbable, le choeur vu du portail central.

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Entrons

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 Leon                                                           Saint Denis

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Vers le transept

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Vers le déambulatoire

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Choeur et verrières

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 Les oeuvres sculpturales ne sont pas en reste...

Tombe  de Ordoño III, roi du Leon au Xème, édificateur de la première cathédrale.

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Tombe de l'évêque Martín "el Zamorano".

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Tombe de l 'évêque don Rodrigo Álvarez.

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Au nord, le bras du transept ouvre sur un vestibule qui donne sur le cloître. Un seul portail est conservé ici des trois d'origine, mais l'abri des intempéries a sans doute permis de garder les couleurs mises au XVème sur des scultures de la fin du  XIIIème. Voir un grand portail avec des couleurs médiévales n'est pas si fréquent...

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 Le cloître et la face nord de la cathédrale. Ici se trouvent, comme annoncé, les statues en pied des portails ouest.

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Et pour finir, la cathédrale, version nocturne...

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VACANCES NORD IBERIQUES : EN VILLE

 

_O8A3682 Nous quittons les Picos pour un changement d'ambiance total: de bucolique à urbaine. Cest un peu un changement de temps aussi, puisque nous allons connaître un franc soleil et des températures plus espagnoles, encore qu'avec seulement 35 °, nous restons dans le raisonnable au vu de la situation européenne cet été. C'est que Leon, notre destination, est encore le Nord de l'Espagne, et qu'à 800 m d'altitude et proche de la chaîne cantabrique, elle est relativement tempérée. C'est notre grand retour dans cette ville que nous avions connue en 2009, sous la pluie avec ses places désertes et que nous retrouvons innondée de lumière et de badauds.

Sur la route petite escale au bord d'un lac artificiel.

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Tiens, je croyais qu'abondance s'écrivait avec un "c"?

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 Pour notre nuit leonine, Vladimir a fait des folies et nous rejoignons notre hôtel.

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 La rivière est à côté, mais le niveau des eaux est bien bas.

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Après avoir déposé bagage, nous faisons le tour du propriétaire...

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 Notre loggia pour assister incognito aux offices...

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 Notre cloître...

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 ...nos cloîtres, devrais-je dire, car il y a deux étages...

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 Nous allons quand même voir l'église de là où la voit le commun des mortels...

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Notre loggia vue d'en bas...

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Vous l'avez compris, nous nous sommes fait moines et il s'agit du monastère Saint Marc. 

Il est temps d'aller voir la ville, ses places grandes et petites, ses remparts d'origine romaine (Leon est une déformation du mot legio)...

Qui donnera le nom de l'architecte?

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 Je suis stupéfait de cette langue locale (le léonais ?), qui présente une graphie ZH dont j'aurais bien juré qu'elle n'existait qu'en breton!

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 La nuit tombe...

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 ... et de retour au bercail, nous profitons du lieu en éclairage nocturne...

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 Le lendemain, nous allons visiter un édifice prestigieux de la ville, que nous avions vu en coup de vent en 2009, ignorant qu'il recelait un trésor du patrimoine roman européen, surnommé "la chapelle sixtine de l'art roman". C'est la basilique Saint Isidore, du XI et XIIème, encastrée dans l'enceinte urbaine, avec un choeur de l'extrème fin de la période gothique.

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Un petit air de Saint Germain des Prés... 

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 Les sculptures du portail sont remarquables et le tympan, figure le sacrifice d'Abraham avec des particularités iconographiques originales que je ne détaillerai pas.

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Suprise à l'intérieur, la nef est du style des grandes églises d'Auvergne et de Saint Sernin de Toulouse, qui  se trouve être aussi celui de Santiago. Voici bien les balises architecturales du chemin de Saint Jacques. Le décor me semble ici plus ostentatoire.

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 Au transept on notera des grandes arcades arabisantes...

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Sanctuaire gothique donc et avec un retable qui rappelle qu'on est en Espagne. 

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 La visite se continue par le cloître - juste une aile romane, pour le reste c'est un peu la cour carrée du Louvre - et un musée, vite traversé, sauf pour ce magnifique crucifix roman.

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 Le billet, nous l'avons pris pour ce qui suit : le panthéon royal. C'est l'ancien narthex de l'église, en réalité. Ses chapiteaux et surtout son ensemble de fresques du XIIème remarquablement conservé en font un monument unique. Nouveau testament, très belles scènes des travaux agraires au hasard des mois. C'est saisissant. Les photos sont interdites, je tente le coup quand la guide va chercher le groupe suivant. Mais une visiteuse espagnole me voit et sort me dénoncer à la guide! Je me fais passablement enguirlander, mais j'argumente ! Bref, je ne regrette pas mon geste !

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Il nous reste un truc à faire à Leon: retrouver cette petite place déserte où nous avions fait des photos de nous et qui furent publiées en ces pages il y a 13 ans. L'idée nous vient alors de refaire ces photos. 

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 Voila, c'est fini !

Eh non, ça n'est pas fini!  Je vous ai bien eu ! Poireau aurait tout de suite remarqué un trou dans l'emploi du temps ! En effet, que voit-on au bout de la rue, là bas ?

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VACANCES NORD IBERIQUES : UN AIR D'ECOSSE?

C'est notre dernier jour dans les Picos et nous hésitons un peu sur le programme. Le temps est mitigé mais pas complètement bouché et j'aimerais bien quand même, en bon touriste, voir le Naranjo De Bulnes du nord, dominant un amphithéâtre d'aiguilles rocheuses. Il y a bien une longue et difficile randonnée pour atteindre le pied du formidable monolithe (je lis Jules Verne en ce moment, d'où le style😉) mais elle n'est pas genou compatible.

Nous décidons néanmoins de faire le tour du massif en voiture pour rejoindre l'autre bout de la Ruta del Cares, notre première randonnée. Avant d'arriver, nous arrêtons au célèbre point de vue de toutes les cartes postales, mais du pic, pas le moindre pixel en vue, il est ennuagé.

Sur la carte : 1 = randonnée Ruta del Cares, 2 = La boucle de Brez, 3 = Treviso par rio Urdon, 4 = la randonnée des sommets. En vert, les églises et la ville de Potes, en mauve, notre lieu de résidence.  (Je lis Jules Verne en ce moment, d'où la carte légendée😉).

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 A l'arrivée, dernière petite centrale électrique.

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 De là, une montée de 200 m nous amène au Mirador du Picu Uriellu (alias le Naranjo) près d'un minuscule village et son église à la silhouette désormais familière, ici dans un cadre somptueux. (rando 5) Mais du pic, nous ne verrons rien, il est ennuagé. 

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_O8A2970 Ensuite, nous hésitons à prendre le funiculaire qui mène au village de Bulnes, le seul d'Espagne non accessible en voiture, mais nous estimons les chances de voir le pic sont nulles et aussi que l'endroit doit être trop touristique et surfait. Nous décidons alors d'emprunter une route (en bleu sur la carte), à laquelle je n'avais pas vraiment prêté attention jusque là - la seule qui parcoure un temps soit peu le massif - et qui rejoint Treviso que nous avions atteint à pied (rando 3). Le temps s'est notablement obscurci et l'ambiance n'est pas pour me déplaire. Arrêt vaches.

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 Au delà du village de Sotres,

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 ...la route prend de l'atitude et nous nous arrêtons au village (Invernales) de La Caballar, village de bergers apparemment inoccupé. Vu l'altitude j'aurai opté pour des estives plutôt... N'eussent été les toits rouge, brouillard aidant, il a quelque chose de gaélique dans cet endroit.

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Nous reprenons la route sur un kilomètre pour arrirer au col de Barreda (1300 et quelques), dont je parierai fort que c'est la plus haute route des Picos (qui ne connaissent, en gros, que des routes de vallée). Cette fois, pour accentuer mon impression hightlands, les bruyères sont de la partie ! Quel drôle de conclusion pour des montagnes espagnoles !

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VACANCES NORD IBERIQUES : MAISON ET EGLISES

Après l'assaut des sommets, nous resterons modestes ce jour, en nous appliquant à faire un peu mieux connaissance avec la micro région où nous résidons et dont Potes, la petite ville voisine, est la "captitale" : la comarque de Lièbana, connue pour son climat favorable à differentes cultures fruitières, dont les pommiers.

Mais peut-être commencerons-nous par quelques vues de l 'endroit où nous habitions, un appartement rural dans un petit village. La maison est appuyée à une colline et sous notre studio passe une ruelle (qu'on ne voit pas sur les photos). 

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 Le nom de la région est associé au monastère Santo Toribio de Liébana qu'on a déjà vu, mais aussi à la petite église Santa Maria de Lebeña, située dans le défilé de la Hermida et donc entourée de hautes parois rocheuses. C'est surtout une église préromane, d'influence mozarabe et visigothique, quelque chose qui n'a pas d'équivalent dans l'hexagone.

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 Les modillons sont aussi très intéressants car tous les bâtiments ruraux traditionnels que j'ai vus gardent en mémoire cette forme et les reproduisent à l'infini (avec un décor plus simple). Cette permanence sur 1000 ans est stupéfiante. 

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Pour en voir plus, il faut attendre l'heure d'ouverture, payer un prix modique et s'assoir pour écouter la présentation de la guide, un peu revêche.

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 Le discours est sans fin et je ronge mon frein attendant le moment où je pourrai voir l'église. Quand elle a fini, on la sent pressée de faire entrer les prochaines personnes qui attendent à la porte. Mais ça vaut le coup de déambuler, malgré le stress de manquer de temps. La caractéristique de cette architecture est qu'il n'y a pas de hiérarchisation des espaces et ni d'orientation évidente du bâtiment, dont le plan est centré, contrairement à l'art roman en général. Il en résulte un effet "labyrinthique" puisque toutes les cellules se ressemblent. 

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L'autel est contemporain de l'église, c'est une grande plaque de pierre sculptée de décors symboliques. Les photos de l'intérieur sont volées, donc mal foutues, car interdites et bien sûr je me fais gauler.

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_O8A2700 Nous allons ensuite à Santa Maria de Piasca, autre village de la région, qui est l'église d'un ancien monastère de femmes puis d'hommes. Une église romane tardive, voire protogothique (fin du XIIème, soit le début des grandes cathédrales gothiques en île de France), pleine de charme.

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_O8A2681 Elle est ornée d'époustoufflantes sculptures. Aux portails (métiers, musiciens... admirez la tendresse du baiser)

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Un groupe en façade

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Au chevet, sous forme de modillons et sablières. Jamais je n'ai vu une telle charge sculpturale à la naissance du toit d'une église. 

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_O8A2756Il faut patienter à l'extérieur, car la Fromfromgirla de la Sprevos qui officie dans l'église ne laisse entrer les visiteurs qu'au compte gouttes. La visite commentée ne semble pas optionnelle, malgré mon handicap linguistique. (Vladimir lui, avait travaillé son castillan tous les jours de l'année en prévision). La différence d'avec la guide précédente est que la jeune femme était charmante et sympathique (une Fromfrom, vous avais-je dit !) et que l'invitation à l'écouter était difficilement déclinable. De plus, étant ses seuls auditeurs, elle fit un effort. Et que croyez-vous qu'il advint? Je ai tout compris et je posai même une question en espagnol !

Le choeur et transept romans ont été re voûtés à l'époque gothique. Les explications de la guide étaient concentrées sur les chapiteaux du choeur, qui gardent des traces de polychromie. Assez curieusement ces chapiteaux romans sont coiffées d'une arcature gothique. Réfection ultérieure respectueuse de l'ancien? Autant dire que la visite de cette église fut un agréable moment.

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_O8A2760 Il est temps d'aller faire un tour en ville ! J'ai nommé Potes. Dominée par la Torre de l'Infantado (XVème), c'est un dédale de vieilles rues, traversé par la rivière enjambée de trois ponts d'époques différentes. Tout cela a beaucoup de charme sans trop verser dans le Locronan ou les Beaux de Provence. Je goûte la boisson locale : du cidre !

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 Enfin, comme c'est notre avant dernier jour dans les Picos, nous nous offrons le restaurant, conseillé par notre logeur, dans un tout petit village perdu. Nous y retrouvons une petite église du style local, avec des cloches que je vais expertiser. Je reparlerai des cloches plus tard dans le voyage. 

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 Nous devions manger en terrasse avec cette vue...

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... mais le temps menace et il fait un peu frais. A l'intérieur nous mangerons un cocido lebaniego.

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 Les locaux autour de nous, etant venu manger leur steack-frites, nous regardent, amusés, nous coltiner le lourd plat typique. 

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VACANCES NORD IBERIQUES : PICOS DE EUROPA

Dire que nos yeux étaient rivés à la météo serait abusif, mais nous consultions les prévisions régulièrement, attendant la fenêtre de tir, le temps propice pour notre escapade au sommet. Le temps des Picos en effet est assez incertain. Comme je l'ai dit, aucune route ne pénètre vraiment le massif, et c'est au prix de longues marches qu'on atteint les altitudes vraiment montagnardes. Rien d'infaisable, mais le genou commandait la prudence. La seule façon d'atteindre directement la zone de haute montagne est le téléphérique de Fuente De, qui vous méne d'un coup à 1800 m. Le but était, temps permettant, de monter à partir de la station haute du téléphérique jusqu'en haut du Torre de los Horcados Rojos, à 2506 m, juste 150 mètres au dessus du point culminant des Cantabriques, Torre de Cerredo et d'enfin voir le toit du massif.

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 Or ce jour là, la météo est favorable. On achète nos billets sur le net et il faut montrer patte blanche QR-code au tourniquet, ça marche comme ça veut et ça veut pas toujours, ça fait s'allonger la queue et monter un peu le stress. Heureusement, une fois là haut, point de foule. Fuente De est sous d'épais nuages et pendant un temps on se demande si la météo sur le Net n'a pas la fiabilité des QR-codes. Le brouillard est tel qu'il m'empêche d'avoir le vertige dans la cabine. Et puis soudain, à 50 mètres à peine au dessous de l'arrivée, la cabine perce la voûte nuageuse et nous voyons ceci :

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La voie est donc libre. C'est parti pour une randonnée de 11 km A/R et 729 m de dénivelé, rien de très méchant donc. Le chemin commence tout doux, mais les paysages sont déjà en mode grand déballage ! Au premier plan Peña Vieja (2614 m)/

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 Le dernier sommet orangé de la  ligne de crêtes est notre but. 

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 Sans doute : Mérendéra Faux-Bulbocodium (Merendera bulbocodium; Merendera pyrenaïca; Merendera montana.)

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 Peut-être : Campanule de Arvás Campanula arvatica (endémique nord-ouest Espagne)

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Hélianthème nummulaire - Hélianthème commun (helianthemum nummularium

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Premiers (et maigres) névés :

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Seul avec son genou...

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Chardon bleu - Panicaut de Bourgat  Eryngium bourgati

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 Nous prenons de la hauteur... En bas, la mer de nuages est toujours là.

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 Au delà des nuages, le massif occidental.

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Chardon fausse carline (Carduus carlinoïdes - Carduus pyrenaicus)

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La surprise du chef ! Première fois que je la vois en milieu montagnard. Mais je lis plus tard qu'il s'agirait de l'armérie des Alpes (marquée parfois comme sous epsèce de A. maritima) !

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 Nous arrivons à une sorte de col, où nous ferons notre pause déjeuner. En contrebas la Garganta des los Boches et en ligne de mire, le sommet emblétique des Picos, le Naranjo de Bulnes ou Picu Uriellu. Vous ne verrez que lui si vous cherchez les Picos sur le Net. Picu_Urriellu Mais sa face sud est beaucoup moins impresionnante. Vu du nord c'est vraiment un phénomène. Nous tenteropns le dernier jour de la voir du nord, tel que sur le cliché internet ci dessus, mais les nuées en décideront autrement. 

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D'un côté le chemin parcouru...

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 De l'autre le sommet le la dernière montée...

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C'est parti...

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 Nous voici en haut avec vue sur Pena Vieja (2614m)

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Pico Tesorero (2570m)

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Un chocard à bec jaune, proche cousin du crave à bec rouge.

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 Naranjo de Bulnes et la mer de nuages

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Un petit coup d'oeil à la carte ne nuit pas...

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Avant de redescendre...

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Les nuées quant à elles, ont tendance à remonter...

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VACANCES NORD IBERIQUES : LA GARGANTA DESCONOCIDA

 

_O8A2179 Le lendemain est encore ennuagé et nous suivons les conseils de notre logeur pour une randonnée dans une autre gorge, moins spectaculaire que Ruta del Cares mais aussi beaucoup moins fréquentée, en espérant que le genou tiendra !

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La balade part comme celle de la Ruta d'une mini centrale électrique, sur le petit Rio Urdon qui se jette à cet endroit dans le fleuve Deva. Le but est de rejoindre à pied un village en hauteur, qui se trouve être pour les automobilistes à la fin d'une interminable route, la seule route de montagne des Picos, dont nous prendrons une section bien plus tard. Le village n'est situé qu'à 900 mètres d'altitude mais mon altimètre m'indique qu'au départ, au bord de la rivière, nous ne sommes qu'à 100 m. Donc, un bon petit dénivelé nous attend.

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A partir d'ici ça commence à monter  plus nettement.

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Je suis intrigué par cette petite maison, un bâtiment d'exploitation de la centrale électrique, accrochée à la falaise et déservie par un chemin (une route?) en surplomb. Elle apparaît sur plusieurs clichés.

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Au moment du pique-nique, nous nous installons à découvert mais sommes surpris par la pluie!

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Un providentiel chêne vert, seul sur la pente caillouteuse en contrebas, nous offre son abri.

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Nous repartons sous l'oeil des vautours.

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A vrai dire, nous sommes surveillés.

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C'est l'heure de la grande montée...

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Graduellement, le paysage change, verdit, le village est en vue.

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Nous y sommes. K-way de rigueur.

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Au moment de prendre le chemin en sens inverse, je vise un panneau qui semble indiquer quelque chose et je trouve cette grotte.

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VACANCES NORD IBERIQUES : VERDURES BRETONNES?

Un petit incident intervint en cours de randonnée à la Ruta Del Cares: l'un des genoux de Vladimir, qui se signalait gentiment depuis plusieurs années lors des randonnées, devint soudain un peu plus récalcitrant. Il fallut désormais négocier un peu avec lui avant d'envisager les nouvelles randonnées.

C'est ainsi qu'il fut convenu qu'après les 20 km dans la gorge, le lendemain serait moins aventureux, d'autant que le temps bien bas, voire brumeux, n'incitait pas à viser les sommets.  Mais même en restant modeste dans ses ambitions, n'esperez pas du plat dans les Picos.

Avant cela, non loin de l'endroit où nous résidions, se trouve le monasterio Santo Toribio de Liebana, couvent franciscain qui a plusieurs titre de gloire, dont celui d'avoir hébergé le moine Beatus et celui de posséder un morceau (le plus gros?) de la vraie croix (cupressus sempervirens, origine Palestine). 

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Le bâtiment est composite et l'église est essentiellement du XIIIème, d'un gothique rugueux qui n'est pas sans charme.

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Le reliquaire de la vraie croix ! Nul doute on est en Espagne.

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De là, nous poussons jusqu'à Brez (sic!), un village au pied de la montagne, pour notre petite randonnée.

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L'itinéraire part de la très craquante église San Cipriano dont j'ignore tout de la période de construction. Son clocher, et sa forme générale, la présence d'un portique en bois au sud, sont des invariants qui donnent une silhouette semblable à toutes les églises rurales de la région et marquent le paysage comme le font églises et chapelles de Basse Bretagne.

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C'est le départ d'un itinéraire à dénivelé moyen (église 761 m, point haut 900 m), sous un crachin et dans une verdure en harmonie avec le nom du village et même parmi des essences qui pour beaucoup ne nous dépayseront pas. C'est parti. 

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Toutes ces randonnées cantabriques ont sacrément secoué mes certitudes. Parmi ces blocs calcaires, toujours l'abondances de plantes acidophiles à ma connaissance, à commencer par les bruyères au sens large, fougère aigle, parfois ajoncs et genêts. Alors, j'ai souvent constaté la présence d'ocre dans le sol qui est lui même acide (c'est ce que j'appelle l'effet roussillon = en Provence, tous les endroits réputés pour les formations d'ocres sont couverts de bruyères, fougères aigles et autres chataîgners). Mais concernant la promenade de Brez, j'ai aussi vu des filons d'ardoises très localisés, bref, c'est à y perdre son latin botanique.

Je veux bien le nom de ce chêne familier de mes vacances depuis des années mais j'ai peur de me gourer.

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Et de cette bruyère aussi.

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Je vais finir sur une plante qui m'a fait sursauter. Cette éricacée ne me cause que des surprises: c'est la bruyère de Saint Daboec, dite communément bruyère d'Irlande. Elle a des clochettes nettement plus grosses que beaucoup d'autres espèces.

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Dans mon ancien jardin des mont d'Arrée, je n'ai jamais pu en garder en vie. Dans mon jardin du Cap, où le climat me semblait beaucoup moins irlandais, elles se plaisent. Mais à Brez, c'était la première fois de ma vie que je la voyais dans la nature. C'est à chaque fois un moment d'émotion pour moi quand, au gré de mes voyages, je vois une plante "de jardin" dans son milieu. J'adore ça. Vous imaginez le Népal et le Tibet ! Cette fois, c'était un peu inattendu. Qu'est ce que la bruyère d'Irlande foutait là ? Et puis soudain, comme par miracle, le nom botanique m'est revenu, daboecia cantabrica ! Elle est commune à l'arc atlantique, il y a même une autre espèce daboecia azorica, des Açores!

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VACANCES NORD IBERIQUES : RUTA DEL CARES

Ce matin-là, une opération de blocage du pays basque avait lieu; dès 10 heures, pour la libération de prisonniers politiques. Par précaution, nous partîmes tôt et evitâmes les grands axes où devaient se concentrer les barrages en empruntant une petite route de montagne pour rejoindre l'autoroute longtemps après la frontière France/Espagne.

Cap donc sur les Picos de Europa. Cet endroit n'est pas très connu et il faut bien souvent expliquer où il se trouve. Donc, petit cours de géographie et quelques remarques.

Les Picos ne sont pas à proprement parler une montagne, mais un massif qui fait partie de la cordillière Cantabrique (un nom qui fleure bon la météo marine), sorte de long prolongement des Pyrenées sur plusieurs centaines de kilomètres vers l'ouest. Les Picos sont la partie à la fois la plus élevée (2600  m  max.) et la plus septentrionale de la cordillière, donc la plus proche de l'océan (27 km du centre du massif à la côte). C'est donc une région arrosée. 

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Le massif  est calcaire, très dentelé et aux gorges profondes qui le divisent en trois: massif oriental, massif central, massif occidental. J'ai été surpris, une fois, partant du fond d'une vallée, de constater que  l'altitude n'était que de 100 m, ce qui donne de beaux dénivelés ! Les endroits les plus connus se trouvent dans le massif central. Bien que de taille modeste (35 km X 20 km), aucune route ne  traverse vraiment les  Picos et la partie centrale n'est accessible qu'au prix de longues marches. Leur nom leur vient de ce que les marins venant de l'Atlantique les appercevaient en premier lorsqu'ils abordaient l'Europe. Dernier détail enfin, anecdotique : la portion de côte au bas des Picos est exactement en face de la commune où j'habite, à seulement 515 km à vol d'oiseau!

Nous abordons les Picos en appercevant, clin d'oeil du destin, un sommet qui ressemble fort à un mini Cervin, mais je ne saurai jamais son petit nom.

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Puis, nous nous enfilons dans le défilé de la Hermida, qui traverse la partie la plus orientale du massif pour rejoindre notre gîte, dont je reparlerai plus tard.

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Notre première randonnée sera la plus longue (20 km) mais la moins dénivelée. C'est la Ruta del Cares, chemin taillé à flanc de falaise qui parcourt la Garganta Divina, aménagé à l'origine pour inspecter le canal d'alimentation d'une centrale électrique, lui même le plus souvent invisible car creusé à l'intérieur même de la falaise. Ce chemin, élargi depuis, est devenu une randonnée très populaire. Mais partant du sud, comme nous le fîmes, nous avons pu éviter les trop grands flux de marcheurs et ce fut tout à fait acceptable. Ce chemin traverse littéralement le massif et rejoint en 12 km deux villages séparé par la route de 100 km !

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Il y a une heure de route pour atteindre le départ du sentier, mais si tranquille et si belle que nous ne vîmes pas le temps passer. 

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Et c'est parti pour 10 km aller, nous n'irons pas jusqu'au bout du sentier pour éviter une descente/remontée. Et vous pouvez les parcourir en intégralité en suivant ces photos...

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 Passage effondré, réparé avec une passerelle au dessus du vide..._O8A1923

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VACANCES NORD IBERIQUES : ESCALE BASQUE

Que les excités de la rocaille se calment, nous n'y sommes pas encore.

C'est que nous avions une escale basque : une nuit non loin d'Espelette, chez des amis de Vladimir que je ne connaissais pas, un couple franco-suédois, architecte, prof de yoga, peintre (ce n'est pas un triolet trouple mais ils ont des activités multiples). Or, j'avais évoqué en introduction le fait que j'avais vu de loin, il y a longtemps, des flèches un peu corentiniennes que j'avais dû laisser passer. Cette escale basque était l'occasion d'y aller voir de plus près. Vous avez compris qu'il s'agit de la cathédrale de Baiona/Bayonne. L'allusion à Quimper n'est pas que formelle. La cathédrale de Bayonne fait partie des ces édifices qu'on a finalement osé de coiffer de flèches au XIXème siècle après la réussite de l'architecte Bigot à Quimper. Les mésaventures survenues à Saint Denis auparavant en effet, avait calmé bien des envies. 

Et c’est sous un ciel chargé que nous abordons Bayonne ; le pays basque serait-il plus fidèle à sa réputation que la Bretagne cette année?

La cathédrale fut commencée durant la seconde moitié du XIIIème siècle en style rayonnant du nord de la France par un architecte champenois. Cette origine explique sans doute le style des chapelles rayonnantes, un peu « daté » pour l’époque, mais qui est sans conteste un clin d’œil à la même partie du prestigieux édifice rémois. Elle est poursuivie jusqu’au XVème. Elle est accostée d’un magnifique et très grand cloître dans ce même style rayonnant.

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 Quelques traits saillants, au risque de vous embêter :

- c’est une petite cathédrale, plus petite que Quimper bien que plus haute sous voûtes, ce qui n’est pas dur !

- le style du XIVème siècle est fort bien illustré dans la nef : c’est intéressant car cette période néfaste ne brille pas par le nombre des édifices importants et surtout car c’est l’époque bénie des fenestrages qui sortent des canons du rayonnant classique pour explorer toute sorte de schémas en toute liberté. Le grand Victor y avait été sensible : « Je n'ai vu nulle part les meneaux décrire dans l'intérieur des ogives des fenestrages plus riches et plus capricieux. » Ce fut mon gros kif dans cette cathédrale.

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- C’est une cathédrale du nord, en tout point, une sorte de pièce rapportée sans la moindre concession au style méridional. C’était en quelque sorte une des dernières cathédrales du nord qui me restait à voir !

- Le triforium du chœur au lieu d’être une galerie reprend un dessin de fenêtre (comme à Tours).

- Pas mal de vitraux anciens tardifs (XVIème) dont voici quelques photos.

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De manière plus subjective, j’ai été emporté par le vaisseau en entrant, élancé, parfait de proportions. Mais à mesure que je parcourais l’édifice, alors que rien ne me déplaisait, je l’ai trouvé un peu lisse, ennuyeux.

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A l’extérieur par contre, la vue du beau cloître (c’est une chance rare dans l’hexagone pour une cathédrale) sur les fenestrages inspirés m’a séduit. Mais le (très) grand frisson gothique sera pour plus tard. J’ai trouvé dommage que le cloître soit le cadre d’un marché « artisanal », il était encombré d’étals et de badauds.

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Nous parcourons un peu les rues attenantes, jusqu’à la Nive et j’ai devant les yeux une architecture urbaine totalement inédite, que je retrouverai en partie plus tard au sud.

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 Avant d’obliquer vers l’intérieur, j’ai une petite lubie, je veux voir Biarritz, qui est tout près. Nous profitons du ciel gris dont nous avions oublié la couleur. Nous nous limitons au phare dont nous faisons l’escalade. Mais la galerie sommitale est très étroite comparée à ce dont j’ai l’habitude et encore sujet à l’angoisse et la spasmophilie à cause de mes problème post-covidiens qui persistent, je n’arrive pas à en faire le tour complet !

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Le phare occupe un emplacement particulier car c’est le premier escarpement rocheux après des centaines de kilomètres de sable et la côte restera rocheuse jusqu’à la Galice et au-delà. Le pays basque du nord a beaucoup de plages formées par le sable landais accumulé là. Au sud ça n’est pas le cas et les plages sont très rares. On en reparlera…

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Le sable à l'infini...

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rochers, collines et falaises à l'inifini...

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VACANCES NORD IBERIQUES : IMPROMPTUS BORDELAIS

C'est le jour du départ.

La veille, j'ai accueilli notre cat-sitter attitré, en provenance de Londres, dont l'autre tâche, et non des moindres en certaines circonstances qu'on devine, est de garder un œil vigilant sur les plantes du jardin. Chaque année, je fais un tour avec lui, qui carnet en main, note les sujets susceptibles - parce que soiffards, ou nouvellement plantés, ou en zones très drainantes - de réclamer à boire. Il s’avérera que cette année, le pauvre héritait d'une mission quasi impossible qui lui occasionna bien du stress.

Je prends la route seul donc, car Vladimir est alors à Avignon en prospection. Rendez-vous était pris en gare de Bordeaux, moi, en voiture, arrivant bien avant lui, sortant d'un interminable périple ferroviaire. N'ayant pas anticipé une telle avance, je n'avais pas prévu une visite, connaissant déjà la cathédrale, mais à mesure que j'avale des kilomètres, l'idée de disposer d'un peu de rab de temps s'impose et je pense à cette grande église bordelaise qui possède le plus haut clocher des Bas de France et que je n'ai vue que de loin. Par un heureux hasard, alors que je prends la direction du centre-ville, me disant que monsieur GPS me précisera la suite, je comprends très vite que je vais droit sur l'immense clocher qui se signale de loin. Autre coup de bol, je me gare sans problème dans une rue calme qui me semble, au juger, pas trop distante de l'église St Michel et sa tour géante.

Mais, au sortir de la voiture, c'est une autre église, encore moins escomptée que la première, qui me barre la route. C'est Sainte Croix, ancienne abbatiale romane, qui me semble d'emblée un édifice très monumental.  La façade de style saintongeais a été très refaite par Dabadie (Perigueux, Angoulème, Sacré Coeur), cet architecte qui a eu la main beaucoup plus lourde que Viollet Le Duc. (La tour sud seule est d'origine, ainsi que le portail). 

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 Et précisément, c'est le portail qui a particulièrement attiré mon attention, notamment tous ses personnages tirant sur une même corde (voussure supérieure dans la photo ci dessous) qui atteignent une beauté graphique abstraite proche d'entrelacs géométriques,

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ainsi que les vieillards de l'Apocalypse et leurs instruments qui, malgré la stylisation toute romane, montrent un réel élan vital,

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les figurations des péchés sortent aussi du lot.

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Tout ce qui relie ces images, figuratives ou non, c'est la ligne ininterrompue du dessin qui unifie humains, animaux et végétaux.

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Peu de photos de l'intérieur, composite, qui ne m' pas emballé, désservi par la crasse des murs. Au fond, un orgue, réputé parmi les plus célèbres du monde...

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De là, il n'y a qu'une rue piétonne à longer, bien typique de cette ville me semble-t-il, pour atteindre St Michel et le clocher, de 114 m de hauteur, me sert de guide une fois de plus. Ce clocher est hors d’œuvre, et ne me plaît que modérément, malgré sa belle silhouette vue du lointain. Sa base et sa flèche me semblent assez peu "crédibles". Là encore, Dababie est intervenu, après que la flèche avait été tronquée par de multiples tempêtes. Mais je le soupçonne d'être intervenu sur la base qui fleure la monumentalisation urbaine des églises du XIXème. En tout cas, son plan octogonal de bas en haut n'est pas si fréquent. Je photographie un dessin du clocher (en restauration), étonné des proportions (la flèche semble constituer la moitié de l'édifice en hauteur).

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Et puis, j'en profite pour aller jeter un œil à la grande église gothique, sans grand enthousiasme malgré plusieurs choses qui m'avaient plu au dehors, car ces grands vaisseaux flamboyants sous des extérieurs charmants et foisonnants, s'avèrent souvent un peu froids, une fois passée la porte.

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Et c'est une très belle surprise. Non seulement, parce que c'est un flamboyant "soft", pas trop "sec", mais surtout j'y décèle d'emblée une ambiance de gothique anglais, dans le traitement des piles et des fenestrages, des pierres de voûte même, et surtout dans le plan à chevet plat bien sûr, rare en France dans ces grandes églises. Ce chœur a quelque chose de celui de Lamballe, malgré d'énormes différences. Trois chapelles s'ouvrent directement, à l'extrémité du vaisseau central et des bas côtés et se trouvent alignées, ouvrant sur un faux déambulatoire qui n'est autre que la dernière travée du chœur, laissée libre à la circulation.  Cet aspect un peu anglais mérite recherche, l'architecte est saintongeais mais on sait les liens entre Bordeaux et le monde britannique...

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_O8A1243Le chevet avec ses trois chapelles alignées est quelque chose d'inédit pour moi dans le monde gothique. Je suis venu pour un clocher et je retiens un portail roman et un grand vaisseau gothique.

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Un coup d'oeil à la Garonne, avant d'aller à la gare. Ça fait du bien de voir autant d'eau, mais trois semaines plus tard, à Toulouse, elle fera peur à voir !

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Nous dormirons dans la petite ville médiévale de St Macaire - parcourue de nuit -   avant de poursuivre vers le sud.

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VACANCES NORD IBERIQUES : PROLOGUE

 

_O8A1931 Pour cette sixième incursion en péninsule ibérique, nous exécutions en quelque sorte quelques promesses que nous nous étions faites ou que je m'étais faites et dont ce blog porte quelques traces anciennes (voir archives août 2009, pour ceux que cela intéresse). La principale de ces promesses, et dont nous reparlions régulièrement, était d'aller explorer cet étrange massif qu'on appelle Picos de Europa, que nous avions aperçus en revenant de Galice, dont et le nom et la silhouette acérée nous avaient intrigués. J'avais aussi, un peu plus au nord, aperçu de loin les deux flèches assez corentiniennes d'une cathédrale pleine de promesse, que nous n'avions pas eu le temps d'aller voir. Enfin en 2009 toujours, la visite de ma cathédrale préférée d'Espagne avait été gâtée par des échafaudages qui coupaient le  chœur en deux (verticalement) et je me suis dit cette année que nous pourrions éventuellement pousser un tantinet au sud du nord pour la revoir. J'avais aussi en ligne de mire, plus récemment, quelques sites, disons géologiques, de la côte basque du sud et si on ajoute pour finir plusieurs amis de Vladimir à visiter (anglicisme), nous avions matière pour un itinéraire varié. Aucune déconvenue ni déception, tout a été fidèle à nos attentes et nous avons même découvert une petite région pleine de charme et totalement inconnue de nous.

Mais en préambule, je voudrais évoquer un aspect un peu étrange de ce voyage et qui concerne météo et aussi, hélas, végétation. L'aspect étrange de la chose est que la seule évocation de l' "Espagne" au sens large fait naître des images de chaleur et de paysages arides confinant à la désertitude. Or, ayant quitté la Bretagne au lendemain d'un épisode caniculaire, absolument inédit puisque les températures atteignirent en Finistère des valeurs inconnues de mémoire humaine et survenant sur une terre déjà assoiffée, ayant traversé ensuite une France absolument méconnaissable aux relents de bois carbonisé, étant revenu plus tard par Toulouse qui étouffait, croyant enfin en avoir fini et retrouver la fraîcheur à la maison alors que la même touffeur nous y attendait (franchement qui pouvait croire à la survenue d'un troisième épisode dont un seul d'entre eux eût déjà été exceptionnel), moyennant tout cela, on peut dire que les trois semaines ibériques furent globalement un épisode "fraîcheur" ! Nous y virent des nuages, de la pluie, de la verdure ayant encore de la verdeur, et les températures ne dépassèrent les 30° que lors de la "descente" pour voir la cathédrale évoquée plus haut.

A partir de Nantes, au départ - et le spectacle fut bien pire au retour -, j'ai été saisi par les signes inquiétants que montraient de nombreux arbres. Beaucoup de bois et forêts ont d'ores et déjà leur couleur d'octobre, ayant entamé un processus de survie de chute très précoce des feuilles (quid des réserves d'énergie?) mais je suis plus préoccupé par tout ces arbres, isolés mais très nombreux au total, dont les feuilles ont grillé, insuffisamment alimentées en eau, je suppose, pour résister à la chaleur subie. S'en sortiront-ils? La sécheresse de 76 a tué plus d'arbres que les ouragans et autres tempêtes, ai-je lu, c'est sporadique, moins visible mais au final, c'est une hécatombe. Ici aussi je vois des arbres dont les feuilles font les oreilles de cocker, je n'avais jamais vu çà. Le déficit en eau est terrible, la terre bretonne ne retient pas l'eau et la végétation est adaptée à d'autres conditions climatiques. On a beaucoup évoqué les terribles incendies, mais je crains d'autres conséquences néfastes, à moyen terme.

Donc, après ces tristes propos, je vous emmène dans la verte Ibérie, celle du nord. 

Posté par karagar à 12:22 - Commentaires [12] - Permalien [#]

MRS HAMILTON

Je vous poste enfin la vidéo, bien que certains d'entre vous l'aient déjà vue depuis longtemps par d'autres biais.  Je le fais maintenant car dès mon retour, cette page sera submergée d'informations et d'images ibériques !

J'avais résolu de ne diffuser cette vidéo - je parle pas du blog cette fois - qu'à mon retour de vacances, voire même à la fin du mois de façon à ce que cela passe moins inaperçu. Mais, puisqu'elle était prête, je l'avais quand même mise en ligne sur Youtoub et en avais envoyé le lien à quelques personnes pour booster un peu le nombre de vue sur YT (ce qui conditionne la visibilité de la vidéo, tel le choix des tags associés, comme sur le blog). Et puis, alors que j'étais déjà en péninsule Ibérique, quelle ne fut pas ma stupéfaction, de trouver ma vidéo sur FB, partagée par un de mes "amis"!

Je compris assez vite, car l'ami en question me l'expliqua, que l'une des personnes à qui j'avais envoyé le lien l'avait mis en exergue sur sa propre page FB, qui est assez regardée me semble-t-il, car ce dernier est directeur d'un organisme culturel important chez nous. Il a d'ailleurs accompagné sa publication d'un texte dithyrambique sur ma personne, à tel point que j'ai cru lire ma nécrologie.

J'ai donc dû suivre le mouvement et la mettre, plus tôt que je ne le désirais, sur ma propre page. Le blog n'aura donc pas la primeur, mais la voici.

Je précise juste que je n'ai pas réussi - et je ne sais toujours pas comment faire - avoir le volume sonore suffisant sur YT. Donc pour ceux désireux d'entendre la stéréo (surtout entre les basses et aigus, vu qu'il n'y a qu'un seul instrument), et le mixage avec les bruits du jardin, (mis très bas pendant le morceau), le casque est préférable.

La chaîne:

La vidéo :

 

Posté par karagar à 22:58 - Commentaires [8] - Permalien [#]

CLAP DE PRESQUE FIN

J'ai passé ma journée d'hier enfermé dans mon bureau, ne m'échappant qu'un moment en fin d'après-midi, pour un bain maritime salvateur, dans une eau dont la température finit quand même, ici aussi, par monter. Car, c'était la dernière étape d'un long parcours que je repoussais un peu, craignant toujours que la technologie rétive fasse s'effondrer mon château de carte...

En effet, après de longues recherches internautiques (une année, au bas mot), j'avais déterminé la configuration minimum de la bécane pour faire tourner le logiciel vidéo (gratuit !) que je pensais télécharger. (Je l'avais déjà essayé sur l'ancien ordi - désormais dans le bureau de Vladimir - et ce fut une catastrophe: vidéo saccadée, bugs etc...). Il faut notamment beaucoup de mémoire vive (ça c'est facile à booster sur n'importe quel ordi) et surtout une carte graphique dédiée, assez puissante. Ça, c'est un truc que je n'avais jamais eu. Plutôt qu'une "carte", c'est un gros machin avec ventilateurs... genre :     1578669  Bref, soit on achète un ordi pour monteurs, designers et autres et là, on casque, soit on achète un ordi aux capacités semblables mais plus popu et abordable, j'ai nommé un ordi pour "gamers", car les jeux en lignes sont aussi très gourmands. J'ai donc trouvé une occasion récente de ce type de bête à Quimper sur le Bon Canard. Je l'ai depuis plusieurs mois, il marche bien, mais quid de Da Vinci Resolve dont je lis partout qu'il fait ramer les ordis. Donc hier, l'angoisse au ventre, je lance la bête et je me paye le luxe de monter une multicam à 7 caméras : j'ai donc 7 films sur la ligne de montage. Mes ordis précédents auraient explosé net. Et là, ça tourne comme sur des roulettes. Vous ne pouvez imaginer mon soulagement ! Je profite déjà de ce logiciel aux capacités infinies, jonglant entre mon montage et plusieurs tutos en ligne pour m'y retrouver. Je précise quand même pour finir que mes rushs sont dans une résolution raisonnable (Full HD) et non les folies qu'on fait maintenant (4K, 6K...). Et comme je pense que mes vidéos n'iront pas au delà de You Toub, le full HD - avec le son stéréo -  devrait (largement) suffire !

Et tout cela signifie bien sûr que le tournage a eu lieu ! Il était imminent lorsque je vous avais montré mon "clap". L'idée est bien sûr de choisir de beaux endroits comme cadre. Ça n'est pas si simple. Les endroits superbes sont légions autour de chez moi, mais il faut pouvoir y transporter la harpe (je n 'ai toujours pas de sac) et tout le matos, et il faut aussi pouvoir cadrer, mettre en scène l'endroit, trouver de nombreux points de vue. Pas si simple, bel endroit ne rime pas toujours avec endroit cinématique. Passionnant pour moi, mais compliqué.

Tout était prêt, le protocole - j'y réfléchis depuis longtemps aussi - en place : j'aurais dans ma poche, ou caché près de moi, mon téléphone portable avec la bande son. Sur cette bande son je dis : un, deux, trois et CLAP (à ce moment précis Vlad fait le clap, repère sonore et visuel), 10 secondes plus tard, pour laisser le temps au caméraman de reprendre son poste,  la bande son dit, dans le tempo de la musique cette fois : un, deux, trois et... la première note retentit. A moi d'être bien ensemble avec... moi-même. Tous les rushs seraient filmés ainsi et auraient donc exactement le même timing. C'est hyper important pour un playback crédible.

La veille du jour fixé, on se dit que pour une première, aller sur un site lointain est risqué - et la suite des évènements le montrera - et nous décidons de profiter de Death Valley en pleine floraison - alors que le reste du jardin s'affadit sous la chaleur. Une matinée donc, nous faisons le tournage. La harpe sort pour la première fois, il fait déjà très chaud. N'oublions pas que ces instruments sont conçus pour l'Irlande et L'Ecosse ! Les cordes en bronze, la caisse monoxyle n'aiment guère tout cela. Entouré par toutes ces floraisons d'Afrique du Sud, suant sous ma chemise noire et néanmoins concentré, alors que je joue un air irlandais du XVIIIème sur une harpe gaélique, je me dis qu'il y a de l'antinomie dans l'air. Après des ratés et des hésitations, le tournage se passe correctement. Je suis très surpris de la facilité du playback. J'enregistre uniquement des morceaux que je travaille depuis longtemps, donc les doigts sont en pilotage automatique !

Hélas, au visionnage, grosse déception! Il y a de gros problèmes de mise au point (en très très résumé, l'autofocus marche mal en vidéo, il faut faire en manuel, c'est assez habituel, mais la visée directe est désactivée en mode vidéo, donc il faut faire avec l'écran et c'est difficile). Peu de rushs sont exploitables. Quand ça l'est, c'est très beau mais... Nous réitérons donc le tournage une semaine plus tard. Je veux absolument faire cet essai avant de partir en vacance, je suis têtu et acharné, c'est vrai (bélier, ascendant lion) mais surtout, si je veux exploiter les quelques rushs réussis, pour que ce soit un minimum raccord, il ne faut pas que les floraisons évoluent trop. Déjà que la lumière est très différente : voilée (plus jolie) au premier tournage, soleil agressif au second. La chaleur aussi n'est cette fois plus du tout celtique. La harpe se désaccorde à tel point au bout d'une heure à peine que le playback devient difficile, car je crois à tout moment toucher la mauvaise corde alors que c'est la bonne : très déstabilisant. La mise au point est mieux mais me déçoit toujours un peu (je pense que les contrastes de lumière n'aidaient pas). Je pense néanmoins pouvoir exploiter tout ça. Je garde un souvenir étrange de ces tournages, d'avoir été dans une bulle de concentration et de chaleur, comme un autre espace-temps. Pas désagréable. Quelques photos  (involontairement prises lors des mises au point) du tournage :

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Ce sont donc ces rush que j'ai montés hier. Le montage est presque terminé. Que restera-t-il à faire? Ouvrir une nouvelle chaîne You Toub (indépendante de celle que j'utilise pour mettre des vidéos sur ce blog) et partager les vidéos (je suis abonné à plusieurs pages sur la harpe sur FB, dont LA page dédiée à la harpe à cordes métalliques - il n'y en a qu'une, où sont tous les spécialistes de l'instrument dans le monde et mes deux anciennes professeures). Autant dire que, bien que tout cela soit virtuel, j'ai le trac !

Pour conclure, je veux partager avec vous - avec un exemple concret - les choses qui me traversent la tête quand le pense à d'éventuels lieux de tournage. Je n'ai pas que des idées maritimes, mais pour l'instant, question de géographie, la mer s'impose un peu. Et inévitablement, je me vois sur la falaise ou un rocher quelque part dans le Cap. L'idée de la plage ne m'avait pas effleuré. Pourtant c'est rare ! Des vidéos de harpe, j'en regarde, et pas que pour la musique. Or la harpe sur le sable, presque jamais vu. Donc, une bonne occasion d'être original? Mais n'est-ce pas une peu trop... "lisse".

Or au mois de juin, j'ai fait une répétition théâtrale sur "ma" plage (qui est le thème de la future pièce), que j'avais conçue en mode "cinéma". Je n'avais pas pris le gros appareil pour filmer (trop risqué), ni pris le temps de bien tout règler, donc les vidéos, pas très bonnes, sont juste là pour témoigner et mettre les comédiens en condition cinéma, pour amener un autre type de jeu.

Mais ce jour là était l'un des plus beaux que j'aie pu voir à cet endroit. Mer turquoise, vagues énormes, vent fort, et une lumière qu'on aurait pu imaginer plombante (fin juin !) mais qui était ni plus ni moins hallucinante. Or l'un des comédiens doit jouer de la guitare dans la pièce et - pensant soudain à un autre projet! - je lui propose de le filmer devant l'océan. Les vidéos tremblent (vent) et sont floues mais les perspectives sont fantasmatiques !  Je pense que ça peut faire un des plus beaux clips qui soit. Mais retrouver ces conditions est un sacré coup de chance très difficile à prévoir. Et puis, il faut aussi (un aspect pas encore évoqué) trouver le morceau qui tienne face à la force évocatrice des éléments. Voici donc des photos, en forme de story-board d'un clip utopique. (les trois premières sont des captures d'écran de vidéos, donc pas qualitatives, seule la dernière est une vraie photo). 

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Les aventures ne font que commencer...

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MORLENN

Dimanche dernier au Morlenn, en face de la balade décovidante du dimanche précédent. Je m'amuse un peu avec mes derniers gadgets ! 

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 Ar Maen visible à l'oeil nu ce jour là...

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Je suis dingue de ces trois "stacks" que j'appelle les trois moines, mais j'aimerais connaître leur vrai nom... J'ai carotté l'Cornus à donf !

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CLAP DE DEBUT

Voici ma dernière acquisition.

Clap

C'est LA( 😅) dernière acquisition d'une longue série de préparatifs qui durent depuis plusieurs années: interface audio, micros (le bon coin - merci Fromfrom), enceintes de montage audio, appareil photo (le boncoin) - on a bien compris que je n'ai pas acquis un tel appareil juste pour mettre des photos sur le blog - objectifs (le bon coin), filtres ND variables, ordinateur puissant (Le bon coin), écran pour montage vidéo). Toutes ces acquisitions ont été rendues possibles (et nécéssaires) par des heures de visionnages préalables de tutoriels sur le Net sans lequel j'aurais commis beaucoup d'impairs, vu que je n 'y connaissais pas grand chose à vrai dire.

Un seul exemple: alors que j'étudie depuis des mois le logiciel (gratuit) de montage que je vais utiliser (celui là même qui exige un ordi puissant), ce n'est que la semaine dernière que j'ai trouvé la solution technique pour monter mes vidéos sans faire du bricolage/rafistolage constant, comme je l'avais fait, avec succès néanmoins, sur la première vidéo d'essai, heureusement courte, de l'air ukrainien. J'ai soudain compris, mais ça n'était pas évident, qu'il fallait que je considère mes vidéos comme une seule scène filmée par plusieurs caméras. L'astuce conceptuelle était là. En effet, n'ayant qu'une caméra, l'interprétation du morceau sera filmée plusieurs fois d'un angle différent, mais comme ce sera bien sûr du play back et que je me calerai à chaque fois sur la bande son cachée dans ma poche, le timing sera toujours le même. C'est donc bien comme si je ne jouais qu'une fois, filmé par plusieurs caméras. Il faudra utiliser la fonction multicam et pouvoir caler toutes les vidéos avec une précision extrême, d'où l'objet en photo ici qui n'est pas du décorum.

A ne parler que du contingent, on oublierait presque l'essentiel, qui est le plus dur, à savoir harmoniser puis enregistrer les morceaux de manière qui me satisfasse, et ça aussi c'est des mois pour apprivoiser la peur du micro,  plus impardonnable que l'oreille d'un auditeur.

Voila, j'ai quelques morceaux dans la boîte, tout le matériel en poche, je ne peux plus reculer. Le soucis maintenant c'est le repèrage des lieux de tournage - ça ne manque pas dans le coin mais encore faut-il qu'il soit accessible à la harpe) et j'ai parfois des idées tellement précise en tête que j'aurais besoin de conditions météo très précises...  Hormis une ou deux notables exeptions prévues - dont l'une exigera plusieurs lieux de tournage et figurants - , le répertoire restera celui associé à l'instrument  : gaélique. J'explore toujours d'autre répertoire avec l'autre harpe, cela fera peut-être aussi l'objet de vidéo mais j'ai encore quelques interrogations (même chaîne ou pas, par exemple).

En tout cas, le premier tournage est imminent. Je stresse mais le responsable caméra aussi 😎.

 

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FUTURS APPARTEMENTS DU MARQUIS ET DE LA MARQUISE

(s'ils sont en isolement Covid dans le futur)...

J'ai ommis de vous le dire en temps et en heure mais notre permis de construire a été délivré avec 15 jours d'avance (sans doute  sous l'effet de la mauvaise conscience...).  Le plus dur c'est de trouver du monde pour les travaux et de faire coïncider les dates avec la livraison) mais c'est en voie de solutionnement. Pour prendre mon mal en patience, j'ai fait une simulation de la bête sur un logiciel d'architecture.

Les observateurs viseront une fenêtre haute, c'est que pour compenser les 7 m2 qu'on m'a sucrés, j'ai fait un peu hausser les cloisons pour placer une mezzanine de rangement sur la moitié de la surface, donc 15 m2 ! Non mais !

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ENTRE LA BAIE DES TREPASSES ET LE RAZ

 _O8A0601 Le temps est venu pour les convalescents de reperendre l'air. Hier entre la baie et la pointe, vagues énormes, soleil au zénith...

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