EN ALAN AR MEURVOR

AR PA*KAD KEVRI*NUS (le paq*uet mysté*rieux)

Hier matin, je trouvai sur mon bureau, à mon arrivée, un paquet. Il était fait d'un papier rouge assez rutilant, de ceux qu'on ne s'étonne guère de voir en ces temps d'Avent. Je salivais déjà à l'idée d'y trouver du chocolat.

Il n'en était rien. L'intérieur contenait un ensemble assez hétéroclite: Le catalogue d'une exposition dans le sud Larzac, l'affiche de la même exposition roulée et tenue d'un élastique et un des mes propres livre (le plus connu, celui dont la couverture montre une pianiste russe) d'où dépassait une lettre manuscrite.

On m'apprend alors que ce paquet a été déposé par un des mes étudiants qui ne fit par cet acte qu'office de facteur. Il revenait de son premier stage dans une école du département voisin où Bérénice lui remit le colis pour moi.

J'étais étonné car Bérénice avait abandonné l'idée de devenir professeur des écoles depuis quelques années. J'apprends qu'elle est de retour dans le milieu scolaire avec une autre fonction.

Bérénice, l'auteur de la lettre, me demande d'abord si je me souviens d'elle. Et pour me rafraîchir la mémoire (qui n'en a pas besoin) elle me rappelle qu'elle m'avait indiqué un détour, sur la route entre Avignon et l'Espagne, pour aller voir un certain cirque du nom de Navacelles, proche de son pays d'origine. Je ne peux bien sûr réprimer un sourire en lisant ça! Si je m'en souviens ! Sait-elle seulement que l'endroit m'avait tellement saisi que j'en ai écrit un pièce de théâtre qui a été jouée non loin de là où elle réside aujourd'hui? Ce paquet est décidément plein de surprises.

Mais le problème est que la suite de la lettre est proprement incompréhensible. Il semble qu'elle fasse un lien (mais non explicité) entre mon livre (enfin l'exemplaire dans le paquet est néanmoins le sien - et elle y insiste), les oeuvres exposées (qui sont les siennes, de sa main j'entends), les textes littéraires qui illustrent le catalogue, et l'école où elle travaille et où elle voudrait me voir venir en raison du livre! Elle me laisse heureusement un numéro où la joindre mais j'avoue avoir atermoyé jusqu'à présent, de peur d'avoir à confesser mon incompréhension.

Mystère total.

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LES SECRETS DEVOILES FIN : BABYLONE

Le troisième volet des secrets bien gardés est enfin prêt à être dévoilé. J'avais présenté la première tranche il y a un moment, mais voici les quatre tranches terminées. Il ne s'agit pas d'une centrale nucléaire, qu'on se rassure, mais des terrassements babyloniens, pour lesquels j'ai charroyé une quantité impressionnante de pierres des quatre coins du sud Cornouaille. La terre de comblement est celle retirée du ruisseau (environs 80 brouettées). Le but était de faire un sort au glacis qui entourait la maison sur son flanc nord-est, jusqu'à aujourd'hui lieu de traversée rapide, tout en annonçant la grande barrière minérale toute proche. Des vivaces prévues dense et assez haute viendront évidemment souligner l'effet "terrasse".

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DSC09797L'olivier a reçu un petit habillage caillouteux pour lui rappeler son pays. 

La quatrième tranche, n'est pas un mur de soutènement (pas de pente naturelle) et donc ne prendra sens que lorsque des arbustes à fleurs taillés en prolongement des pierres viendront masquer le vide en arrière.

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Le bord du canal est désormais libre de terre.

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Enfin, quelques fleurs (certaines hors saison et d'autres, malgré l'apparence, de saison).

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Voila ainsi les travaux d'hiver terminés avant l'hiver ! Mettrai-je en branle les projet 2018 avant l'heure  terminant cette fois réellement le jardin?

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THE CAT AND THE DAM

Le débit a augmenté aujourd'hui.

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Voici Bistouri dans le petit Huelgoat.

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Et l'incongruité du jour (mais il est loin d'être le seul, et nous avons eu même la pleine floraison d'un poirier en octobre!)DSC09782

Et le film en version longue, avec un comédien en plus.

 

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LES SECRETS DEVOILES 2 : LE GRAND SECRET

LE GRAND CANAL (ou Le Nôtre terrassé)

Voici venu le temps de révéler le grand secret, celui là même dont seule la météo pouvait décider de la date de parution.

L'idée m'en trottait depuis fort longtemps. Mais, il y avait d'autres urgences, toujours, et quelques réticences aussi à me lancer dans une entreprise dont je n'ignorais pas qu'elle était un peu illicite et pour laquelle je ne savais guère comment m'y prendre.

Mais, l'été dernier, à la fin des vacances estivales, je me suis dit qu'il serait vraiment bête de ne pas profiter de cette sécheresse pour construire le barrage en toute facilité.

Après quoi, sur ma lancée, j'ai recreusé le lit du ruisseau pour lui donner de la profondeur. L'énorme quantité de terre ainsi récupérée et mise sur la berge, a été le déclencheur du projet Babylone pour lequel j'accumulais déjà les pierres mais sans avoir la terre nécessaire. J'aime ces travaux qui font d'une pierre deux coups.

Voici l'aspect des choses  à la fin des travaux du barrage et d'excavation.

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Sur les prochains clichés, on voit qu'une bonne partie de la terre est partie pour la première tranche des travaux babyloniens, ce qui fut l'occasion de restaurer le mur de soutènement et d'accentuer l'aspect "quai" du bord du futur canal.

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Ensuite il a fallu attendre désespérément l'eau. Les pluies d'automne se faisaient attendre. Souvent, un maigre filet d'eau était absorbé par le fond du lit comme par un buvard.

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Et puis, un orage de fin septembre a tout rempli en une heure ou deux. Je n'en croyais pas mes yeux. Mais la terre était si avide d'eau que le canal s'est vidé en un rien de temps. Je n'avais même pas eu le temps de photographier !

Enfin, octobre connut quelques pluies qui firent monter et redescendre le niveau. Les moments où l'eau passa la margelle furent rares et fugaces. Voici un moment ou le chat découvre l'eau alors à mi hauteur.

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Samedi dernier, au matin, après une nuit très arrosée, l'eau cascadait bellement sur les pierres du barrage mais pressé par des obligations théâtrales je n'eus encore pas le temps de faire des images. Le lundi, l'eau avait encore redescendu. 

Depuis deux jours, l'eau coule continuellement par dessus le barrage. J'espère qu'il en sera ainsi jusqu'au printemps prochain.

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Mais, il y a beaucoup de perte de débit due à la capillarité des berges. Si je veux espèrer garder un étang l'été, il me faudra bâcher ou construite un fond en pierre...

Peut-être demain matin, d'autres images plus spectaculaires, après la tempête?.

Enfin, pour l'instant, je ne suis pas peu fier de ce canal qui passe derrière les rhododendrons.

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LES SECRETS DEVOILES 1 : LE COL

Voici venu le temps de porter à la connaissance du grand public les différents travaux exécutés dans le plus grand des secrets. Même les espions burgondes furent, tels les arabes à Poitiers, contenus à Quimper.

Le col est une suggestion de Vladimir et répond aux mêmes besoins que ses grands cousins montagnards. Le jardin exotique et sa Vallée de la Mort n'étaient au tout début du jardin accessibles que depuis la Fourche de l'Armor er de l'Argoad. Arrivé au bout du chemin, il fallait, à cause d'un talus planté, rebrousser chemin, chose impensable pour quiconque aime les parcours jardiniers. Il fallut donc, à cette haute époque, araser l'extrèmité du dit talus pour ménager un passage, et créer la grande perspective, qu'il faut bien nommer Le Nôtre, grande trouée verte qui mène à Park Pontig et qui doit un jour être couronnée, en son point le plus élevé, par une sculpture. 

Mais, à déambuler dans un grand jardin autrement que pour la promenade, pour répondre à un appel, récupérer un objet oublié, et sous l'effet parfois de la fatigue due aux travaux qu'on y exécute, les détours et contournements de massif, semblent soudain vraiment longs. Ainsi, celui qui, du milieu de la Vallée de la Mort, doit rejoindre le jardin jaune pourtant peu distant, doit retourner à la Fourche, traverser le Jardin médiéval, ou poursuivre jusqu'à la grande percée, suivre l'allée Le Nôtre, contourner quelques massifs.

Or, impossible de couper court, car à cet endroit, outre le talus, il y a le flanc Est de la Vallée de la Mort et sa rocaille. De plus l'accès au sommet de la colline était malaisé et nous ne profitions jamais de la vue originale sur les deux grandes parties du jardin que l'ascension peut offrir.

C'est pour ces raisons que fut prise la décision de créer un col. Pendant des semaines je rassemblai les pierres nécessaires, puis les travaux furent exécutés en deux grand étapes : chemin au travers du massif jaune jusqu'à l'obstacle, qui sera dans un second temps franchi grâce à un escalier. Le sommet sera dallé et la descente sur la vallée de la Mort, réalisé par des nouvelles marches intégrées à la rocaille.


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Toujours des couleurs de saisons : érable japonais, cyclamens, chrysanthèmes, schyzostillis...

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Et la surprise du chef...

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Vendredi, contre toute attente j'ai pu réaliser la tranche 2 et 3 de Babylone! Ne reste plus que 4. Je vous en reparle bientôt quand Vladimir m'aura aidé à amener la terre nécessaire.

Et puis le grand secret est enfin fonctionnel, mais j'attends encore les conditions pour des photos plus impressionnantes.

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AUX PORTES D'EDEN...

Ai fait affaire aujourd'hui avec un maçon bigouden retraité.

Acheté deux piliers "en kit".

Heureusement qu'on a une voiture qui contient ! Il faudra plusieurs voyages néanmoins (c'est du granit). Pierres numérotées et schéma (et conseils) de montage fourni.

Le portail pourra enfin être mis en place.

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Quelques petites choses de saison...

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Posté par karagar à 23:41 - Commentaires [6] - Permalien [#]

LES NOMS AU JARDIN

Je prends soudain conscience que le plaisir du jardin est, au delà de bien des aspects qui le constituent - beauté des végétaux, botanique, structuration de l'espace, etc. - un amusement tout enfantin à imaginer des mondes miniatures. Je me revois parcourir le jardin de mon enfance - 750 m2, donc grand pour la banlieue parisienne - à vélo, imaginant à chaque tournant, une nouvelle contrée, une autre géographie. Cette géographie justement, s'installe dans la tête, se fixe à force d'imaginer les mêmes choses et avec elle, arrivent les noms. De ceux qu'on ne confie pas, qui restent pour soi même. Ils existent d'autres noms, plus officiels, que la maisonnée partage. "La grande allée, la grande pelouse, la petite pelouse, la rocaille, l'allée du garage, la tonnelle, devant la maison..." Rien de bien original, ni d'onirique dans tout ça.

Dans le second jardin, il y avait les noms descriptifs : "le jardin jaune, le verger, la colline", d'autres, en anglais faisaient allégeance aux grands modèles : "rhododendrons dale, purple point", un massif pouvait même montrer une ambition démesurée comme "le japon", il y avait même "l'hôpital" où les rhodos étaient en convalescence ! D'autres encore, comme le "jardin blanc", annonçaient un projet qui ne se réaliserait jamais. Enfin, ce n'était pas sans un sourire que je me rendais dans la "forêt" où les jeunes arbres couraient à bout de souffle derrière leur réputation prématurée. Mais aujourd'hui, les feuille mortes ont tué l'herbe et fait de l'humus, l'ombre des branches a anéanti les arbustes et la forêt mérite déjà son nom.

Je rêve de faire du nouveau jardin un joli plan. Avec des noms dessus. Pour les allées et les massifs, les zones différentes.  Et je me rends compte que je n'aurais pas assez de noms pour tout compléter, loin s'en faut. Les noms qui s'imposent dans le langage quotidien manquent souvent de cette fantaisie qui a pourtant présidé à la création des espaces, celle des petits mondes miniatures. Il y a les noms ancestraux, comme Park Pontig, les biens établis comme le "jardin médiéval", devenu depuis un lapsus de Vladimir, la "cité médiévale" - tellement surdimensionné qu'il nous amuse de le réutiliser -, il y a ceux que je n'utilise qu'entre moi et moi, comme "krugell ar geoteier" tellement plus évocateur du vent dans les herbes que le "tertre des graminées", il y a aussi le radical "death valley", la vallée de la mort, qui malgré l'effroi qu'il pourrait causer, est resté dans l'usage.

Mais combien à créer encore! 

J'ai fini aujourd'hui mon passage secret, entièrement dallé, qui est aussi un col. Le breton "ode" donne bien l'idée des deux. Mais le col de quoi? Ah que de nuits blanches en perspective !

Sinon, comme j'ai opté pour l'immodestie, je compte bien vendredi entamer le deuxième tranche de Babylone !

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NOUVEL ARRIVANT

Originaire de Saint Suliac....

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INVASION SOUS SERRE

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MARCOTTES

Aujourd'hui, c'était opération marcotte !  Encore me direz-vous. C'est que certains rhodos étaient déjà trop grands pour être déplacés à l'époque du grand chambardement et pas assez vieux pour avoir marcotté. Si bien que certaines variétés étaient désormais disponibles, dont certaines auxquelles le commerce ne s'intéresse plus...

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Autre raison à cela: certains se souviennent que le le transport de grands sujets a parfois été catastrophique. J'ai perdu 50 % de ce que nous avons ramené à grand renfort de location de camionnettes sans parler de l'huile de coude... ni de la tristesse. Je constate que la plantation de petits sujets marche mieux: je les mets dans une poche de terre de Quimper pour que le choc soit moindre. Impossible à faire pour de grandes plantes sans commander cette terre plus un tracto pelle. Cette semaine, en prévision, j'ai ramené chaque jours un bonne dizaine de seaux de terre très acide de Quimper.

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Retour à l'ancien jardin donc. On a tenu compte de mes cris d'alarme et l'élagage a commencé. J'ai trouvé le jardin séduisant sous ses couleurs d'automne, il prend de plus ne plus des airs d'arboretum. Des vestiges sont encore découverts des anciens aménagements que j'avais moi-même oubliés. Le nouveau propriétaire réitère cette phrase : je suis content de mieux te connaître car je me suis posé des questions sur toi en redécouvrant le jardin. Ou alors : au début je ne voyais rien, je ne comprenais rien, je n'étais pas disposé à cela et puis...  J'ai déjà parlé de tout cela, mais je ne suis toujours pas revenu de cette mise en abyme, d'être moi-même devenu le héros en négatif de mon roman alors que le nouveau jardinier se raconte en des terme que ne renierait pas Katelin, la vraie héroïne de mon roman. Qui pourrait être indifférent à une telle confluence? Au point que dans ces moments là, je ne sais plus ce qui relève de la prédiction, du probable, de la reconstruction à posteriori. Je m'y perds. 

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Jolie moisson de marcotte en tout cas. Je suis arrivé cette fois, sachant que 75% du territoire du jardin leur sont déconseillés, au maximum des mes capacités d'hébergement.

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On pousse un peu plus au nord pour une fournée d'hortensias gratuits.

Quelques photos des belles couleurs au retour.

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A VANN DA VANN - de riens en riens...

L'idée me trottait depuis un moment. Un montage montrant l'éclosion du jardin. Il eût fallu, pour bien faire, avoir un grand nombre de photos prises exactement du même endroit mais on ne pense jamais à ce genre de chose à l'avance, n'est-ce pas? 2008 - 2016, cela fait donc huit ans. Il y a un peu plus d'un an nous organisions une garden party en manière d'inauguration, et je prétendais alors le jardin fini... Je souris aujourd'hui en y repensant... J'ai commencé ce jour l'empierrement du passage secret...

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AUTOMNE

DSC05031 Beau début d'automne au jardin. Un jardin dont je ne vous ai rien montré depuis bien longtemps. C'est que, outre qu'il n'y avait rien de bien nouveau, il était passablement moche sous l'effet de la sécheresse. Plus de pelouse, plantes à l'air triste. Depuis, les mares et les ruisseaux sont toujours très très bas, mais les quelques averses ont suffit au reverdissement et à donner aux plantes meilleure mine.

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Les asters sont les héros du moment, mais combien petits et maigrelets par rapport aux autres années. Et puis, d'oridinaire, les anémones du Japon leur font un écrin. Cette année, elles ont été littéralement grillées. Dans les jardins alentour, à la première pluie elles ont repris du service mais ici, elle sont restées moches. Pourquoi?

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Le nouveau massif exotique, nu il y a un an et demi est déjà si bien fourni qu'on croirait qu'il a toujours été là.

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Les hedychiums gardenarium de la Réunion prospèrent.

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Les graminées de la colline, elles aussi ont dépassé mes espérances de pousse. Le cairn de pierre est déjà invisible !

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Mais il y a aussi du nouveau ! (Je n'ai plus de dos)...


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Bien sûr, il n'y as pas que ça mais... secret défense. C'est le bon Dieu qui décide quand je vous en cause...

 

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IWERZHON FIN

PENN AR VEAJ

Nous quittons les montagnes de Wiclow sous un crachin presque breton, non sans faire une escale, tout près de notre gîte, auprès d'une cascade (Carrawaystick Waterfall) qui dévale un des flancs de la vallée de Glenmalure. Dans un fol élan d'optimisme, nous escaladons le flanc de la vallée dans un lit secondaire de la cascade, inoccupé l'été. Nous sommes parmi les pierres et les fougères, ça glisse pas mal, et au bout d'un moment, nous abandonnons. De retour en bas, avec le recul, nous constatons que nous étions tout prêt du but !

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De là, nous prenons la route de notre pénultième escale, Kilkenny, ville assez pittoresque, connue pour sa bière et ses... stages de harpe. Je raterai d'une semaine une vieille connaissance, A*nn Hey*mann.

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Il y a un château, des cathédrales (dont une ancienne), des vieilles rues et beaucoup de touristes. La température dépasse ce  jour les 20 °, on risque le T-shirt, histoire d'en avoir au moins un à laver au retour.

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La cathédrale Saint Canice (ou Kenneth) est sans doute, de toutes celles que j'ai vues dans ce pays, celle qui m'a le plus charmé. Elle se présente sous forme d'un édifice fortifié dans style early english gothic. J'aime les extérieurs sévères. Le portail ouest lui est assez orné dans un style que ne renierait pas la Normandie.

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DSC04498 Copie La cathédrale est en outre flanquée d'une tour ronde, plus ancienne, dans laquelle on peut monter. Outre la belle vue qu'elle offre sur la ville et l'édifice, cela permet de se rendre compte de l'espace intérieur. Bien sûr les échelles et planchers intermédiaires sont modernes, mais sans doute guère différents de ce que fut l'aménagement originel.

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L'intérieur, au son d'opéras de Mozart, répétition oblige, est d'une belle simplicité, qui contraste avec la forêt de la charpente à l'anglaise.

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Dans toute la ville, on peut voir des effigies de chat noir, mais je n'ai pu en trouver la signification. DSC04540 La cathédrale ne dérogeait pas, mais la représentation y était très... naturaliste.

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Le château médiéval, bien trop restauré, est très anglais d'aspect (et d'origine of course !), une sorte de mini Windsor. Derrière s'étend une impressionnante pelouse...

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Le lendemain nous prenons la route de notre dernière étape mais nous n'y allons pas directement car nous nous détournons pour aller à Thurles. Je connais ce nom depuis 40 ans, car ma soeur racontait toujours une histoire à propos de la prononciation du nom de cette bourgade peu connue qui s'était trouvée par hasard sur sa route. Je n'imaginais pas alors que j'irais et encore moins la raison qui m'y amènerait.

Essayons d'être bref. Dans ma période harpistique, j'ambitionnais (mais en aurais-je eu les moyens financiers?) de me faire faire une harpe plus conforme aux clairseach historiques. La harpe de Trinity College était sans doute une manière de perfection formelle indépassable mais j'ai toujours eu du mal à me voir jouer d'un instrument aussi petit. Dès le XVIème siècle, les harpes grandissent mais perdent la belle silhouette médiévale. Un jour, je repère une harpe qui bien que baroque avec un grosse volute qui me l'avait fait dédaigner longtemps, reprenait à bien y regarder peu ou prou les formes anciennes et était dotée d'une caisse de résonance impressionnante (ce qui n'était pas pour me déplaire). J'avais même dessiné un projet qui tentait l'hybridation de la Brian Boru et de celle-ci, la O'Fogerty harp. A*nn Hey*mann, la grande spécialiste du sujet, n'avait pas validé mon dessin pour des raisons techniques que je n'aborderai pas ici. C'est dire si cet instrument avait, il fut un temps, occupé mes pensées.  Il se trouve aussi, Cornus avait posé une question sur ce sujet je crois, que la Fogerty est en assez bon état pour qu'on ait pu tendre un peu ses cordes et en essayé la sonorité. Puissante selon Ann.

Et voila que j'apprends que cette harpe dont je croyais qu'elle était conservée dans un lieu privé a été déposée dans la bibliothèque de Thurles ! Après avoir téléphoné, nous nous y rendons. C'est très amusant car sans doute personne ne fait cette démarche. Sur place un gardien nous demande ce que nous cherchons : la harpe! Ah, la harpe. Suivez-moi! Nous traversons à sa suite la salle de lecture (ambiance très studieuse, beaucoup d'étudiants), montons à l'étage, zone administrative à l'évidence,  où nous sommes confiés à des agents administratifs. La harpe, s'il vous plaît. Ah, la harpe ! On nous conduit alors au fond d'un couloir où, dans une cage de verre, se trouve mon ex future harpe ! Ça c'est l'Irlande hors des sentiers battus ! (je joins une photos Internet car les nôtres sont inexploitables...) Encore un peu d'émotion à voir quelque chose que je n'imaginais pas voir un jour.

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Un peu plus loin nous tombons presque par hasard sur l'abbaye de Holy Cross (on y conserve un bout de la vraie croix !). C'est encore une fois une belle surprise (il semble qu'aux derniers jours se sont concentrés les beaux édifices gothiques).  Elle était très ruinées et a été restaurée récemment, de belle manière. On y voit des voûtes compliquées à l'anglaise, un escalier qui mène aux dortoirs qu'on a l'impression d'avoir vu 1000 fois tant les cisterciens respectaient strictement les consignes, des sculptures aux belles formes angulaires, des marques de tâcherons très élaborées et un cloître qui m'a fait penser à Tréguier.

 

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De là, nous rejoindrons finalement le Rock of Cashel (Carraig Phádraig), haut lieu historique et archéologique de l'Irlande. C'est là que Patrick a prononcé le sermon montrant un trèfle comme symbole de la Trinité.

DSC04686 Tout le monde a vu des images de cet endroit où s'intriquent plusieurs monuments de périodes diverses. (Il y a aussi une abbaye en contrebas du roc) Le plus grand est une cathédrale gothique, le plus remarquable une chapelle romane voûtée, assez ornée et où subsistent des traces de peintures. Un endroit qui nous a marqué, très prenant malgré  les maladresses d'exécution qui témoignent du peu d'expériences des architecte dans cet art venu d'ailleurs. Hélas, la chapelle romane était entièrement recouverte d'un échafaudage qui défigurait le site... Malgré le défilé des touristes, nous eûmes un moment à nous dans la chapelle. On nous demanda même l'autorisation, au bout d'un moment, de faire entrer du monde avec nous ! Pour qui nous avait-on pris?

Dans le musée on voit une cloche celtique, trouvée sur place, objet assez troublant car il rappelle les cloches des saints bretons conservées danscertaines de nos église.

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Nous voici sur le  ont du navire, à Cork.

La cathédrale néo gothique de Cobh est bien connue des voyageurs. Son architecture rayonnante française étonne à cet endroit.

Dès que le bateau s'éloigne de l'Irlande, le soleil revient. La lumière est magnifique.

Soudain le capitaine fait une annonce!

Baleines à tribord.

Et en effet, bien que les animaux restent invisibles, de grands geysers trouent la surface de la mer!

Après avoir espéré en voir en plusieurs endroits du monde, c'est là, alors que le Bretagne se rapproche, que j'en vois pour la première fois de ma  vie.

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UNE PRISE USB DANS LA TÊTE

Il m'est arrivé aujourd'hui une expérience inédite dont  je croyais à peine qu'elle puisse être possible. Visitant une exposition dans une maison phare de la côte nord du Cap, où étaient exposées, entre autres choses, des photos de phares et de vagues, je tombe sur un cliché devant lequel je m'arrête, interdit, sans comprendre immédiatement d'où vient mon trouble. Cette photo, je l'ai déjà vue, d'une certaine manière j'en suis l'auteur, alors que je n'ai pas appuyé sur le déclencheur. Cette composition de formes et de couleurs, je l'ai formée dans ma tête pour écrire le début de la nouvelle "Le Roc", avec précision. J'en ai tendu l'image sur l'écran de mon imagination comme une caricature improbable, un agencement trop beau pour être vrai, à l'unisson avec le romantisme échevelé et baroque du récit.

Or, je constate que cette image est née à la réalité depuis, à mon insu. La voyant tout à l'heure, j'ai eu l'impression qu'un logiciel malin avait décrypté les arcanes de mes neurones pour en faire une pixelisation. N'étant pas dans ma tête, on peut difficilement imaginer le sentiment que j'ai eu en la yant, un peu celui de voir une prophétie se réaliser. Et je me suis dit aussi, après coup, qu'il était étonnant que je me sois souvenu aussi nettement de cette image que j'avais créée dans ma tête préalablement à l'écriture. J'imagine que j'ai oublié bien des choses que j'ai écrites (je le constate parfois en feuilletant mes propres ouvrages), mais cela était resté intact. Je sais que cette écriture est de celles qui m'ont le plus marqué.

Une fois de plus m'est apportée l'illustration que l'imaginaire engendre du vrai,  à bien des niveaux.

" Rien n'existait d'autre que ce face à face des deux éléments rivalisant de couleurs et de formes, soudés par les stridences des folles ruades du vent. Et puis, entre deux gigantesques plissements liquides, ricanant de leurs éclatantes dents d'écumes défiant les masses étamées, qui s'écartèrent avec révérence comme des rideaux sur un coup de théâtre, il apparut, aiguillon incongru aux colères marines, dérisoire éclat de résistance humaine. Mon cœur était étreint d'impatience angoissée, ainsi juché à l'étrave, aux avant-postes de cet inconnu tant désiré. Mais dès que je le vis, s'arrachant à la gangue océane tel un naufragé raidissant son corps pour quelques dernières bouffées d'air vital, dès que je vis ce frêle fût de granit où la maçonnerie grossière faisait d'étranges bubons, où la peinture aux vagues souvenirs de blancheur s'écaillait en de sombres plaies ouvertes, je conçus dans la fulgurance de cette seule apparition magnifique et misérable à la fois, toute l'étendue de ma naïve utopie... "

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CA DEVAIT ARRIVER

Il y a quelque mois, après la résurrection médiatique d'une personnalité dont on ne parlait plus du tout, je me suis dis, outre qu'il était tourné bien con: aïe, finie la tranquillité.

Et puis, comme rien ne vint, je ne me suis plus méfié.

Mais hier, j'eus un rappel à l'ordre en fanfare !

156_186361_1266685767Alors que je sirotais une bière bretonne bio tranquillement dans un pub irlandais du port de la plus grande ville du Finistère, tout absorbé par les souvenirs irlandais de mon interlocuteur, égrainés dans son beau breton du nord-ouest, je ne prêtais nulle attention au cinq ou six jeunes gars (ou sept?) à côté de nous, en grande conversation.

Et puis soudain - je n'ai rien vu se mijoter - une sorte de tsunami ! L'un d'eux me demande : on peut se prendre en photo à côté de vous? Je demande pourquoi, pour la forme, mais je connais la réponse. Alors se dresse une forêt de bras tendus et sommés de smartphones, pour une séance de selfies collectifs ! C'est à celui qui se serrera le plus près de moi, on m'attrappe par l'épaule, on me serra la main. Une minute de la vie d'une célébrité !

Je suis obligé d'expliquer à mes compagnons que je suis un peu habitué à ça (même si les proportions sont cette fois d'un cran supérieur)...

Bon, vous l'aurez deviné, il y aura aujourd'hui sur les réseaux sociaux brestois, beaucoup de photos prises auprès du chanteur Renau*d dans un pub!

Je n'en reviens pas de la popularité dudit chanteur parmi des gens si jeune.

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IWERZHON 14

GLENN DAOU LOC'H

Glendalough, la vallée des deux lacs, un toponyme presque directement compréhensible en breton, c'est un monastère fondé par saint Kevin au VIème siècle, avec entre autres églises, une chapelle dont le clocher reproduit la forme des célèbres tours isolées irlandaises. C'est aussi le site le plus connu des montagnes de Wiclow, situées directement au sud de Dublin. Du monastère, plusieurs randonnées sont possibles, dont l'une, après avoir longé une cascade, monte au sommet d'une falaise granitique dominant le lac supérieur, suit la vallée jusqu'à l'impétueux torrent-cascade qui lui donne naissance et retourne au point de départ par le bas, le long des lacs. Près du torrent on voit les vestiges de mines de plomb argentifère, comme à Huelgoat, en Bretagne. Malgré une importante fréquentation des ruines, les chemins éloignés sont très tranquilles, on y croise plus de cerfs sika, importés du Japon, que d'humains. C'est pour moi la plus belle de nos randonnées montagnardes irlandaises.

Au retour, il fait déjà bien sombre, les ruines sont désertées et un vent important secoue les ifs fastigiés du cimetière. Il n'y a plus là qu'une promeneuse allemande esseulée qui se dit terrifiée du spectacle. Il est vrai que sous cet éclairage, l'endroit a tout d'un décor de film d'épouvante.

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 Tuya géant

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MOULINADES

Petite balade dimanche, pour visiter un endroit qu'il me titillait de découvrir depuis un moment. C'est le moulin de Tréouzien, niché dans une vallée, tout près de la mer au havre de Porzh Poulhan. Cela fait un an qu'il tourne de nouveau après restauration par la même association qui gère le moulin de Keriolet, connu de beaucoup de mes lecteurs ! 

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A la différence de ce dernier, il n'y a pas de roue, car il fonctionne au moyen d'une pirouette, sorte d'ancètre de la turbine. Celle ci, mue par une puissante et étroite chute d'eau, tourne à la même vitesse que la meule. Il n'y a pas de démultiplication donc et elle est plus exigeante en débit que la très large roue de Keriolet. L'eau est retenue dans un réservoir d'où elle dégringole vers les pirouettes. L'une actionne, on l'a vu, la meule, l'autre une mini centrale électrique. (une demi heure pour les besoins d'éclairage du moulin, en leds il est vrai). Par ces temps de grandes sécheresse, il n'a de l'eau que pour trois heures. On montre aux visiteurs le fonctionnement avec parcimonie. Le réservoir met 6 heures - en ce moment - à se remplir.

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On parle avec l'employé de l'assoc - qui vient du jura et s'étonne de l'ensoleillement !  (Vous ne connaissez beaucoup vous qui viennent ici pour le soleil?) à propos de sècheresse et du débit des ruisseaux. Ce qui m'intéresse en ce moment à cause de mes activités secrètes...

Me voici en pleine mer à escalader une tourelle. DSC05019

Vous y avez cru? DSC05021

Enfin pique-nique sur la belle Gwenndraezh, non loin de là. 

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Des fois on se dit quand même que vivre là où on vit..

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IWERZHON 13

JOURNEES CAPITALES

Achill Island Dublin, cela équivaut à peu près à couper l'Irlande en deux par sa moitié. Un peu de route donc mais une bonne portion d'autoroute et deux escales, assez proches.

La première fut pour l'église- cathédrale de Clonfert, qui se tient à la place de l'abbatiale fondée au VIème par Brendan lui-même. Encore lui! L'édifice est surtout connu pour son portail roman, réputé le plus beau d'Irlande. On peut s'amuser à y déceler les influences de l'art roman dans certaines de ses déclinaisons françaises tout en constatant une forme de patte irlandaise, en lien avec les traditions sculpturales et ornementales antérieures.

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En tout cas, après avoir tant visité d'églises dans ma vie, je vois pour la première fois, l'autenthique chat-piteau.

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Non loin de là, mais encore faut-il trouver la route, se trouve le célèbre monastère de Clonmacnoise, un des sites religieux les plus prestigieux d'Irlande en son temps. Le site est joliment situé sur les rives du Shannon.

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On y trouve une fois de plus un éparpillement de petites églises et autres bâtiments, dont deux tours. 

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Mais la célébrité du lieu tient surtout à ses deux croix hautes, dont la croix des saintes écritures, une des plus richement sculptées du pays. Pour des raisons évidentes de conservation, les originaux sont dans un musée  avec d'autres plaques sculptées provenant du site, alors que des reproductions se trouvent à leur emplacement d'origine.

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Ça, c'est pour notre costumière... DSC04169

Le soir nous arrivons à Dublin.

DSC04213Une journée et deux soirées, c'est trop peu pour découvrir une capitale mais disons que ce qui frappe d'emblée à Dublin, c'est sa (petite) taille. Une capitale à taille humaine, lit-on parfois, eh bien c'est un bon résumé. On passe facilement d'un quartier à l'autre, d'une ambiance à l'autre. Je peux dire aussi que nous nous y sommes tout de suite très bien senti. Il y a des pubs très célèbres à Dublin, qui sont des incontournables touristiques, notamment dans la rue au fou nom de "Temple bar", mais nous avions eu la chance d'avoir quelques adresses "hors circuit", entre autres de ce pub où nous prîmes un "cheese and ham taosty" pour notre midi. Un pub feutré ou l'on parle à voix basse. Dans un coin une table est occupée par trois hommes d'un âge certain, dont on sent rien qu'à les voirs qu'ils ont ici leur marques, leurs habitudes et dont je n'aurais pas été étonné qu'ils eussent également leur chaise. On s'attend à voir à Dublin des personnages et ceux là, pour le coup en étaient. Le hasard voulu que nous retournâmes dans ce pub pour un thé. Nos vieux étaient toujours là, mais leur cercle s'était grandement élargi. Un club de philosophie?

On est en 2016, donc on commémorait le centième anniversaire de l'insurrection de 1916 (qui fut dublinoise), qui conduira quelques années plus tard à l'indépendance, avec une grande attention portée à la langue gaélique. Qu'en est-il cent ans après?

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Dublin n'est pas réputée très belle. J'ai trouvé le jugement sévère.


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Même sans monument éblouissant, le style géorgien - anglais -, présent dans beaucoup de quartier, donne une certaine unité de style. 

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C'est dans une de ces maisons géorgiennes que vécut Oscar Wilde.

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La brique est en tout état de cause un facteur d'unité.


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Il y a à Dublin deux cathédrales, Christ Church, anglicane et tellement refaite au XIXème qu'on ne sait pas s'il y reste une seule pierre du Moyen-âge...

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Et la cathédrale Saint Patrick, bien sûr, qui a le statut de cathédrale nationale.

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Même si on y repère plus facilement la griffe médiévale (et anglaise !), c'est aussi un édifice (à l'extérieur en particulier) très restauré. Le choeur a quelques grâces mais je ne suis pas transcendé.

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DSC04302Ceci est le parlement. Alors que je le prenais en photo (pas pour sa beauté architecturale vous l'aurez deviné), le vigile nous apostropha : "C'est notre parlement !" Avec dans la voix la même fierté que si c'était un nouvel acquis. La discussion s'engage. Alors que Vladimir lui explique où nous habitons, quelle n'est pas ma surprise d'entendre le policier lui demander s'il parle breton ! Je ris sous cape. Mais on me dénonce ! D'ailleurs, notre interlocuteur n'est pas long à remarquer que pour un hexagonal, Vladimir a un foutu accent londonien. Obligé d'avouer ! Petit échange consensuel sur Cromwell s'ensuit. Il nous conseille de revenir le lendemain matin pour visiter. (ce que nous ne ferons pas) On y voit des chose intéressantes, selon lui. Notamment, le lieu ou fut accueilli Kennedy. Première visite d'un président américain. Reconnaissance du jeune pays. Depuis, tous les futurs présidents américains ont dû, pour faire bonne figure, se trouver un ancêtre irlandais. Et ils en ont tous un, Obama compris. Le seul qui n'en ait pas, c'est Trump. Notre flic y voit un signe de bonne augure.

Le second soir nous allons écouter de la musique dans un pub qui était sur notre liste d'adresse, bien loin du centre ville. Pour y aller, nous passons près de l'ancienne distillerie des whiskey Jameson.

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Si vous étiez Hercule Poirot, vous diriez qu'il y a un trou dans notre emploi du temps. Et vous auriez raison. Un moment de notre journée fut consacré à Trinity College, l'université historique de Dublin.

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C'est là qu'on peut voire le livre de Kells, que certains considèrent comme le plus beau livre du monde.        

kellsun Certes, l'essentiel est constitué de panneaux d'explications et de photographies, mais dans la dernière salle, il est là, sous sa vitrine, ouvert à une page choisie parmi toutes celles qu'il contient. C'est assez stupéfiant de constater de visu la taille minime des détails ornés (la question d'un grossissement optique éventuel est posée par les historiens) et aussi la force des coloris. Et puis, pour moi, le sentiment de côtoyer un mythe.

Enfin... deux! Car ensuite nous allons dans la library, célèbre bibliothèque contenant des livres particulièrement rares. Sa longue salle dont la partie basse date du XVIIIème siècle fait 65 mètres de long.

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Et au milieu, toute petite, il y a une cage de verre. J'ai les larmes aux yeux en m'en approchant tant l'émotion est grande. Dans la cage se trouve la harpe dite de Brian Boru, la plus ancienne harpe gaélique conservée, que je soupçonne être le plus vieil instrument européen conservé en état. C'est le symbole de la nation irlandaise, celle dont la silhouette est sur tous les euros irlandais et en bien d'autres lieux... et dont j'ai vu et touché bien des reproductions plus ou moins fidèles. C'est le plus ancien représentant d'une famille de harpes spécifiques au monde gaélique et bien différentes des harpes continentales contemporaines.

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PARI GAGNE

Mon éditrice rechignait à publier du théâtre...

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APPLE PIE

Faite avec les pommes toute rouges d'un petit pommier abandonné parmi les ronces et la lande au dessus de la plage de Saint Tugen.

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