EN ALAN AR MEURVOR

KASTELLMEUR

Ca y est , ça commence, ce petit quelque chose dans la lumière, plus téméraire, plus affirmé... et puis les mimosas. La fête du disque solaire approche... Mais là où je vous enmène, ne vous attendez pas à voir de mimosas, rien au dessus de 50 cm !

Pointe de Kastell Meur ce week-end.

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Sur cette photo, à la naissance du museau de la pointe, on voit très bien la circumvallation gauloise qui en fait un camp imprenable d'où son nom de grand château.

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L'un des endroits les plus vertigineux de la côte.

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Posté par karagar à 23:03 - Commentaires [1] - Permalien [#]


VOUS AVEZ DIT CARILLON...

On est, dans ces colonnes, habitué, pour ne pas dire aguerri, aux vengeances cornusiennes. Certaines furent de telles déflagrations que la victime en resta gargouillant des heures au fond de son étang avant que Fromfrom ne l'en récupère in extremis. Mais cette fois, la vengeance sera - une première mondiale sans doute - calystéenne. De mes séjours avignonnais, j'ai gardé l'apreté rancunière de la mule du pape et il n'est de viel affront qui ne se paye un jour. Or, n'est ce pas ce malotru (ou même ce gwall aotrou, les bretonnants apprécieront le jeu de mots) de Calystee qui osa dire : "Jamais vu de carillon comme ça !" Eh bien, on va voir ce qu'on va voir !

Trève de vengeance, la petite fantaisie qui va suivre, m'a été l'occasion de tester mon home studio sur la "queen à tête de monstre aquatique". C'est un enregistrement stéréo, mais le très petit ambitus du "morceau" ne le rend donc pas perceptible. On entendra plus sa vraie voix - et un peu la stéréo, mettez un casque si vous avez -  dans les médiums, alors qu'elle ne roule plus des mécaniques pour imiter la grosse bête, dans l'intro d'un morceau que j'utilise en générique de fin et qui sera un jour (lointain) enregistrré en complet dans une suite où j'aurai besoin de 2 harpes - il y a un petit chromatisme). Bien que beaucoup moins puissante, elle est beaucoup plus facile à enregisrer que l'ancienne (son plus pur, moins agressif - c'est ce que je cherchais). Mais je me bats toujours pour l'accorder, m'habituer aux nouveaux espaces, tension..., voire réarranger certains morceaux afin de m'adapter à la nouvelle sonorité. Affaire à suivre. 

Et voici donc le miracle de la Saint Sylvestre...

Quelques photos en manière de making of, pour finir... (mon ordi rame avec les nouveaux logiciels de montage... mémoire vive, carde vidéo??)...

Enregister la bête (qui ne tient pas debout toute seule).

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- "Tu me la tiens , le temps que je règle les caméras? "

- "Ah, c'est marrant, c'est la première fois que je touche les cordes d'une harpe."

- "C'est vrai, les occasions t'ont manqué!"

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Enregistrer le comédien maison...

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Travail du son...

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Mixage.

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Posté par karagar à 19:17 - Commentaires [12] - Permalien [#]

LA VALLEE DU DIABLE

Dimanche donc, nous entreprenions la découverte de la vallée du Diable. Enfin, il y a quelque malhonnêteté de ma part à la nommer ainsi car, à vrai dire, si j'en connais l'existence et en cherche l'accès depuis fort longtemps (30 ans ne me semble pas exagéré), je n'ai découvert ce nom qu'il y a quelques jours, à l'occasion de mes recherches internautiques. Jusqu'alors, c'était pour moi la combe de la vallé de la rivière de St Rivoal, rare (unique?) endroit en Bretagne ou un cours d'eau creuse sa vallée perpendiculairement à un plissement. Elle est à ma connaissance la plus profonde vallée de Bretagne, avec l'escarpement de Rosnoen au dessus de l'Aulne maritime. J'apprends alors qu'elle abrite en son flanc ouest, une toute petite grotte, nommée Toull an Diaoul, le trou du diable, ayant abrité successivement le sus-nommé (peut-être...), des Chouans, des résistants et aujourd'hui une colonie protégée de grands rhinolophes.

Nous nous rendons au point de départ par une route inhabituelle, avec arrêt au village fantôme du Vieux Quimerc'h, d'où une petite route nous ménage des vues étonnantes sur une partie forestière de l'Arrée insoupçonnée de Vladimir qui n'en connait que l'aspect le plus célèbre des landes de crêtes. Et c'est parti à travers bois. J'ai étudié l'itinéraire car cet endroit n'est absolument pas signalé. Nous sommes immédiatement saisis, plus encore qu'au sommet de la montagne de Locronan, par l'abondance et la verdeur des mousses.

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Nous arrivons au sommet du flanc de la vallée, mais je sais qu'il faudra un peu redescendre pour le point de vue que je cherche depuis 30 ans. De là, au travers des dernières nuées qui s'étiolent, nous appercevons un semblant d'enneigement sur les crêtes de St Cadou.

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Un peu plus bas, enfin, le point de vue. C'est un peu dépaysant, on se croirait plus à Conques en hiver que dans le Finistère. La rivière coule près de 150 mètres plus bas. A cet endroit, il y a quelques barrières sommaires que j'avais crues, sur la seule photo trouvée sur le Net, faites pour marquer le belvédère, mais en fait c'est pour prévenir du danger. En effet, caché dans les broussailles, il y a un vrai à pic rocheux sous nos pieds.  C'est la deuxième fois en peu de temps que je vois un escarpement dangereux (hors littoral bien sûr).

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Dans cette paroi s'ouvre le Toull an Diaoul. Il faut redescendre pour le trouver. Mais nous descendons trop et ne le trouverons jamais. J'avais lu en effet qu'il n'était pas facile à repèrer. Peu importe, le soleil et les restes de brume, la mousse des arbres enchantent notre descente qui se fera jusqu'à la rivière.

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Nous longerons cette dernière un moment avant de revenir sur nos pas. Il y a sur son côté un petit canal qui n'est pas sans rappeler les levadas madériens. Je suis toujours sous le charme des rivères bien approvisionnées...

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Retour à la voiture.

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Sur la même commune, mais dans un tout autre paysage, dans les landes de l'Arrée, il y avait une roche que je voulais voir aussi, surnommée les Thermopyles par Joncour, un photographe en recherche de sensationnel, au début du XXième. termop14Après avoir fait un arrêt minute pour montrer à Vladimir la maison Cornec du XVIIème, IMG_0131nous nous garons en hauteur, pas très loin de la dite roche (qui a plusieurs noms en breton), à 600 mètres à vol d'oiseau. Vladimir qui a très mal à un orteil, ne peut plus marcher et me laisse aller seul pour ce qui devait être une formalité. Je m'élance au pas de charge sur un grand chemin dans la lande, au pied de la montagne St Michel, avec vue sur Tuchenn Gador.

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Mais, je ne trouve pas vraiment de chemin qui s'approche du roc. J'essaye alors de couper à travers la lande, mais contre toute attente, l'endroit, rocailleux, caillouteux, semé de buyères et d'ajonc, est détrempé et il y a de l'eau partout. Mes pieds s'enfoncent dangereusement. Ca me rappelle l'Irlande en été ! Je suis chaussé de mes terribles chaussures écossaises, réellement amphibies, et mes chaussettes resterons bien sèches après ce périple, mais néanmoins je rebrousse chemin, et reprends la piste qui m'éloigne de mon but. Je trouve finalement un chemin perpendiculaire qui va dans la bonne direction. Le jour s'assombrit et le chemin s'apparente à un ruisseau. C'est trempé partout. Grâce à mes chaussures, j'avance espérant toujours, arrivant au droit du roc, trouver un vrai sentier qui m'y mène.Sur un poteau de cloture, il y a un écriteau. Y figure cette phrase : si vous lisez ceci, c'est que vous êtes perdu. Bien que je ne le sois nullement, cette phrase élime un peu ma détermination. Les roches sont désormais assez proches.

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Mais pas de sentier. A un endroit, une trace dans la lande en direction des rochers. Je tente ma chance. Mais très vite le sillon se referme et je dois de nouveau enjamber les ajoncs piquants, ou bien je crains m'enfoncer dans l'eau. J'arrive vraiment au pied de la formation rocheuse mais l'érosion a fait tomber plein de gros cailloux dans les ajoncs et cette fois, je crains plus de me coincer une jambe entre deux rochers que de m'embourber ! Ma progression un peu chaotique m'a fatigué aussi, le soir vient, je me rends compte que j'ai laissé mon portable dans la voiture: si je me foule un pied, comment prévenir? Et guère d'espoir croiser âme qui vive dans le coin. Je souris en moi-même de me trouver un peu dans une situation qui fait penser au légendes liées à cet endroit. Je pense un peu aussi au Chien des Baskerville et à Dartmoor. Je suis assez près pour quelques clichés au zoom des "Thermopyles" mais je renonce à aller plus loin, vaincu par un modeste sommet de l'Arrée !

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Prochaine tentative en saison sèche! Retour à la voiture avant que Vladimir ne s'inquiète vraiment.

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Posté par karagar à 01:07 - Commentaires [9] - Permalien [#]

LES FILLES DE BELLA

Lundi - Porzh Loubous

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Posté par karagar à 18:30 - Commentaires [10] - Permalien [#]

SOLUTION DE L'OBJET MYSTERE

Sans titreOn s'en doute un peu, pendant ces vacances, c'est un peu plus que déplacer des meubles que nous fîmes, car en réalité, des meubles anciens il n'en reste guère et beaucoup d'autres ont pris leur place. Notez bien que nous n'avons pas mis les pieds dans un magasin de meubles neufs, brocante et surtout Boncanard en ont fait office. J'ai donc pas mal sillonné la Bretagne du nord au sud, en fourgon perso ou même loué pour la journée. Notez aussi que les meubles qui ont résisté au démontage (ceux qui n'étaient pas de Hic & Ha !) ont trouvé aussi une seconde vie (dans le Cap) grâce au Coin Coin. Il y eut aussi en outre peinture, enduit là où nécéssaire, plinthes restées à finir depuis le début (honte sur moi - et là ce fut aussi récup cabane). Il n'y a pas une pièce qui n'ait subit (plus ou moins) le contrecoup de ce séïsme. Ca n'est d'ailleurs à l'heure où j'écris pas fini car Yoyo Poullan traîne un peu pour le placard du bas. Bref, concernant l'étage, j'ai l'impression d'avoir carrément changé de maison. Ca vaut les Caraïbes à Noël!

J'ai, de manière un peu imprévue, craqué sur un bureau de style anglais (célèbre marque dont j'apprends qu'elle est en dépit de son nom, Normande !) qui a servi de meuble informatique, donc était pré-troué pour câbles divers. Enterrer les cables (c'est conseillé ici avec le vent) c'était mon rêve. Mais, évidemment, les bibliothèque n'allait plus et il fallait en trouver digne de ce bureau (presque aussi imposant que celui de Joe Biden!). Je trouve finalement les bilbiothèque de mes rêves (style, qualité extra). Hélas ... (j'ai perdu mon texte en changeant d'année, je résume donc) .... Il a fallu mesurer (ça m'a pris des heures pour trouver la solution pratique) la double pente et son incidence sur le meuble, et scier sans trembler (malgré lap eur de tout gâcher...) et voilà le résultat...

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Tout n'est pas à sa place définitive...

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... mais la reine se plait ici à tout point de vue (son, accordage...)

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Posté par karagar à 10:33 - Commentaires [5] - Permalien [#]


L'OBJET MYSTERE

Ou le plus gros casse tête de Karagar depuis bien longtemps...

Réponse bientôt en image, d'ici là, les supputations sont bienvenues...

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Posté par karagar à 23:55 - Commentaires [15] - Permalien [#]

EAUX ET PIERRES

Quelques virées en des lieux qui partagent l'eau - douce ou salée - et le granit, lui toujours plus ou moins en grosses boules...

La pointe du Milier d'abord, toujours accostée de lourds rouleaux... site on ne peut plus océanique, dont il suffit de s'éloigner de quelques pas pour plonger dans un tout autre univers: la mer se tait, et c'est l'eau vive du moulin qui se fait entendre. On est début Décembre, et la petite rivière est déjà bien alimentée. Et les pluies ne sont pas près de cesser... D'ailleurs, à la faveur de cette pluviosité, je découvre une nouvelle cascade côtière...

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Quelques jours plus tard, je file vers le lointain Trégor, pour un voyage chargé d'émotion. Par un heureux hasard, les voisins les plus proches - et clients et futurs logeurs - de ma luthière irlandaise sont bretons et reviennent passer six mois s'occuper de leur vieille mère... avec (ma) harpe et bagages ! Sur la route, au retour, je ne peux résister à une petite séance souvenir dans les chaos du Huelgoat. Je dois annoncer à Plume que ses anciens bureaux ont été rasés.

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Et puis arrive le jour de Noël, donc je m'habille en rouge !Sans titre Et ce jour là, profitant du beau temps, rien de mieux qu'un pique-nique. Il y avait un endroit que je voulais voir depuis longtemps, de préférence par grandes eaux. Et là, question débit, je sens que nous allons  être servis ! Direction donc les Roches du Diable, haut lieu du kayak (de rivière) breton. Dès que nous arrivons, nous sommes saisis par le débit dans les rapides. Je n'ai jamais vu ça.  Un petit côté Délivrance qui fait frissonner...

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Nous sommes dominés par d'énormes roches sur lesquelles je louche, mais l'accès semblait interdit par des barrières à l'arrivée. Trop casse-gueule sans doute.

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Nous partons pour une balade qui va nous mener sur l'autre rive, en face du site de la gorge, au belvédère. nous passons le pont, d'où on voit une île que fait la rivière (assez grande, plusieurs hectares, je pense, avec maison au milieu).

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Puis moulin et déversoir, sur un des bras de la rivière qui enserrent l'île.

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De là nous remontons sur l'autre flanc de vallée vers le belvédère.

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Après le pique-nique, nous arrivons au belvédère avec vue sur les escarpements de la rive adverse...

 

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... et sur la rivière en bas.

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Nous redescendons au niveau des rapides.

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Sur la route du retour, je remarque un bien singulier bosquet !

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C'est revenu au point de départ que je vise un endroit où la barrière est affaissée... Nous filons donc au sommet des roches, d'où la vue est impressionnante et presque vertigineuse (on comprend qu'en période d'affluence, on veuille éviter l'accès). La roche la plus haute porte les traces des  griffes du diable, combattu là par Saint Gwennolé.

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Nous descendons un peu vers les grosse boules et la plate forme qui domine l'eau.

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Et c'est là qu'appraissent quelques kayakistes.

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GRAND CHAMBARDEMENT 1

12 ans, c'est le temps qu'il faut sans dout pour avoir envie de changement. Une remarque insidieuse de notre cat sitter anglais, il y a un an et demi, et voila que l'idée de l'inversion des rôles avait commencé à faire son chemin... Le bureau deviendrait chambre et la chambre bureau.

Ca y est, depuis hier, le bureau est une chambre. On s'attaque au bureau demain, mais il y a du taf et même des choses encore insolubles... affaire à suivre...

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AMBIANCE NOËL

Noël sans tout ce qui va avec... et ça nous va plutôt bien d'autant que nous sommes plutôt très occupés dans la maison, bientôt méconnaissable.

Alors, seule petit concession, Vladimir et moi aimons nous faire certaines années, une petite virée "dans Noël" à Lokronan.

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Posté par karagar à 19:34 - Commentaires [3] - Permalien [#]

UNBOXING DAY (façon roman photo)

Et fi des 20 km..

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VIEILLE COMPAGNE : HISTOIRE COMPLETE

Je suis dans une période, harpistiquement parlant,  un peu incertaine.

Si tout se passe normalement, le temps est proche où j'irai chercher ma Banríon an Cheoil dans le Trégor. Contrairement à ce que je croyais, la mise sous tension a été rapide et la harpe est actuellement jouée quotidiennenement aux portes du Connemara. Si bien que dans quelques jours, je devrai changer de harpe. Et ce moment, espéré de longue date, est cependant source d'interrogation, voire d'inquiétude.

Je sais que l'écartement des cordes sera différent, leur tension aussi (très raide au souvenir que je garde d'intruments comparables que j'ai eu sous les doigts), ainsi que la matière (je passe d'une combinaison d'acier, de bronze, bronze filé, acier filé -  ces dernières étant des cordes de guitare basse, les seules assez grosses pour mes cordes les plus graves - à du laiton partout, et monofilaments de bout en bout). Je précise qu'un seul métal et pas de cordes filées - très difficiles à gêrer avec les ongles -, ça fait partie des éléments recherchés avec cette nouvelle harpe. Enfin, elle ne sera pas accordée dans la même tonalité, (seul le Fa différera, mais ça décale les morceaux). Une fois de plus, tout cela correspond à ce que je cherche depuis plus de 20 ans et que je ne peux m'offrir que maintenant, mais j'ai quand même le trac.

Alors, la vieille me direz-vous?

telenn g&d

Eh bien, je la garde, j'y suis attaché même si je pourrais en tirer un peu d'argent car elle est devenue "collector" aujourd'hui.

J'ai commencé à jouer de la harpe à 30 ans, alors que l'intrument m'obsédait depuis l'âge de 10/11 ans, suite à un concours de circonstances étonnant : la seule enseignante de harpe à cordes métalliques en Bretagne ouvrait des cours dans ma commune d'alors et mon collégue - connaissant vaguement mon intérêt pour l'instrument -  voulait absolument que je m'inscrive pour tenir compagnie à sa fille qui était la seule élève. Il a fallu son insistance têtue pour que je le fasse enfin (grâce à un stage de rattrapage en cours d'année) car je n'étais guère décidé. Et pourtant, la harpe j'en avais toujours rêvé, elle accompagnait mes oreilles et mon imaginaire depuis toujours, et j'avais de surcroit à disposition une enseignante du seul type de harpe que je voulais jouer (l'habituelle harpe celtique moderne à cordes nilon m'intéressait moins, bien qu'aujourd'hui mes goûts se soient élargis, mais pas au point d'aimer la harpe classique quand même !). Eh bien, je n'osais tout bonnement pas. J'étais trop vieux, je ne connaissais rien à la musique...  vous connaissez le refrain. La fille du collègue trouva assez vite une harpe à cordes métalliques d'occasion à vendre - objet aussi rare que la harpe celtique nilon est fréquente (des centaines sur le Boncoin). Quelle chance, car ne croyez pas qu'il suffise de changer les cordes pour règler l'affaire, explosion garantie ! Au bout de quelque temps, la fille se lassa, je fus seul en cours et rachetai sa harpe, pour environ 300 € je crois (je pourrais la revendre beaucoup plus aujourd'hui , n'eût été un inquiétant désordre anatomique). C'est toujours mon instrument actuel.

memoi, écoutant les explications de Ann Hey*mann (fin des années 90)

Disons d'abord que c'est une harpe de luthier. A contrario, la majorité des harpes qu'on voit ou entend sont le produit semi industriel de fabriques plus au moins grosses dont l'une est en Bretagne et a donc le quasi monopole par ici. Elle a un gros concurrent en Italie mais aussi d'autres aux Etats Unis, Grande Bretagne, Japon... La firme bretonne, née à cause des besoins créés par la renaissance de la harpe en Bretagne, est étonnamment devenu un des leaders mondiaux, y compris pour la harpe classique - on ignore souvent que la (re)naissance de la harpe celtique a contribué au regain de la pratique de la harpe classique dans le monde entier. Ce sont les leviers de demi-ton bretons qui équipent la plupart des harpes celtiques lev  des grandes marques mondiales dans leur version " de  luxe" et c'est cette firme qui a été aussi la première à commercialiser une harpe électrique viable   Electric_harp,  utilisée - et imitée - aujourd'hui dans le monde entier et dans des styles de musique variés.

Revenons à mon luthier, un néerlandais, breton par sa mère, ayant abandonné son patronyme, imprononçable ici, au profit de son matronyme. Il a d'ailleurs abandonné aussi la lutherie depuis et est considéré aujourd'hui comme un virtuose dans la restauration des chapelles bretonnes. La silhouette unique de ma harpe (très ventrue incorporant deux arcs de cercle), je la connaissais depuis bien longtemps car elle apparait pour la première fois sur la couverture du disque Tre*ma 'n inis d'Alan St*ivell en 1976, trema  une photo prise dans l'église romane de Langonnet et puis régulièrement jusqu'en 1985, sur la couvertue de Har*pes du Nou*vel âge première édition ,

unnamed ( sans doute à la cathédrale de Quimper, période Harpe du Nouvel Age.)

car la seconde montre un protpotype de harpe électrique dans un dessin réalisé - anecdote - par un bon ami du premier ex de Vladimir, grand collectionneur d'agrumes, qui a taillé mon citronnier Meyer à mon insu cet été pendant qu'on étrait en Auvergne. Je pense qu'on entend cette harpe dans des disques précédents Trema'n i*nis mais sans qu'elle figure sur la couverture. Pendant des années j'ai comparé ces images et ma harpe, obligé de constater l'identité de leur forme, sans bien comprendre la filiation.

Là s'ouvre une vraie enquête policière harpistique qui commença par une erreur d'interprétation... reliée à un hasard étrange. La première harpe que je vis de près - les autres, c'était sur scène - était exposée dans un salon de lutherie à Lorient. J'eus donc le loisir de m'en approcher et même de toucher aux cordes. Je me souviens très bien avoir été étonné de l'épaisseur des cordes basses. Or, alors que ce type de harpe représente à peine 1/% des harpes celtiques, l'instrument exposé était une " cordes métal" faite par mon hollandais, bref, le même modèle que mon actuelle harpe. Destinée ! Je m'étais fait à cette occasion la réflexion que cette harpe était identique aux harpes qu'utilisait alors St*ivell, et dont j'ai parlé plus haut. Quelques années plus tard, le même Stiv*ell arbora des harpes révolutionnaires sur scène (aujourd'hui banales), éléctrique et au look moderniste dont la fameuse telenn strink, la harpe "de cristal".IMG_5791 Or cette harpe (et la suivante en bois) fut présentée  à l'époque comme une Go*as-St*ivell (Go*as - mon hollandais - pour la lutherie, St*ivell pour le dessin). J'en déduisis alors que mon hollandais etait le luthier de Stiv*ell, et ce depuis bien longtemps, et alors tout me sembla limpide, comme la harpe sus nommée. Mais hélas, un beau jour, patatra ! Une de mes élèves, Mme Le Sage, voyant ma harpe, s'écrie d'une voix zozotante qu'elle ressemble comme deux gouttes d'eau à celles que son mari, Monsieur Le Sage, faisait pour Sti*vell autrefois ! Je suis resté bien des années dans l'incompréhension et finalement, en épluchant mes livres sur la harpe (j'en ai 5 ou 6), et recollant des bribes sur Internet, je pense pouvoir reconstituer ceci : (je ne mentionne que les éléments liés à la génèse de ma harpe, il y a quantité d'histoires de luthiers et de lutherie à cette épqoue dont je ne dis rien ici, quoi qu'elles me passionnent tout autant)

- Avant guerre, Gildas Jafr*ennou (fils de Taldir Jafrennoù, l'auteur/traducteur du gallois des paroles de l'hymne breton) essaye de reconstruire une harpe pour la Bretagne. Les résultats sont peu concluants - mauvais son - et surtout aucun musicien ne s'en empare pour la faire vivre. 

- il reçoit  bien des années plus tard, une lettre de Jord Coche*velou qui lui demande des renseignements, comme à une pléiade d'autres personnes, dans le même but. C'est finalement ce dernier qui construira l'instrument - initialement pour sa femme juive ukrainienne - fait peu connu - (et l'association moderne femme/harpe pourrait être le sujet d'un autre article) - dont s'emparera finalement son fils Alan. Ce fut pour lui un déclic, devenu célèbre. Cette harpe est cordée nilon comme sa grande soeur classique. Années 50.

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- Dans les années 60, Jord Coche*velou, peu enthousiaste pour cela au départ, se met à construire des harpes inspirées des harpes historiques irlandaises, qu'il appelera "bardiques", cordées métal, bien sûr. C'est ce son spécifique, et la créativité étonnante du harpiste qui doit inventer beaucoup [car il est le premier à rejouer vraiment sur le métal depuis Denis Hempson fin XVIIIème qui jouait sur la Downhill harp - ma future ! -] , qui déclenche la (re)naissance de l'instrument dans le monde entier.

bardicbardique coche*velou n°1

- Alors que Co*chevelou, en dehors des harpes filiales, ne fabriquera qu'un nombre limité d'instruments, Gildas Jafren*nou longtemps resté en stand by (en embuscade?) s'y colle vraiment. Il aura à la fin de sa vie publié des manuels de lutherie (encore recherchés par les luthiers amateurs) et réalisé plus de 600 instruments.

jafrharpe jaffren*nou

- Jord Cochev*elou meurt en 1974. - Alan dessine alors une nouvelle harpe dont voici l'esquisse: tres C'est l'acte de naissance du modèle de ma harpe. Il a un joli coup de crayon, confirmé à d'autres occasions, mais question bricolage, c'est autre chose. Cest là qu'intervient M. Le Sage, le mari de Madame Zozotte qui en fabrique plusieurs.

- Deux italiens :  un harpiste V. Zitell*o demande à un luthier baroque, M. Sangi*neto, de reproduire la harpe de Sti*vell à partir de photos prise durant les concerts!

zitV. Zite*llo

- Un jeune hollandais musicien touche-à-tout arrive en Bretagne, et se met à la lutherie de harpe. Et là, la filiation avec la double origine de la harpe bretonne est très étonnante: 1/ G. Jafre*nnou alors âgé, lui cède tous ses outils ! 2/ On lui commande aussi des répliques de la harpe Sti*vell, qui semble devenir son modèle principal, auquel il apportera son ingéniosité technique. (Tire-t-il le modèle d'Italie ou de Sti*vell lui-même?)

leoo Go*as et une des ses harpes (la mienne peut-être?)

- Il semble bien qu'il n'ait donc réalisé aucune des harpes accoustiques de Sti*vell et qu'il en ait repris le dessin par des voies bien détournées. Mais ce qui est déroutant dans cette histoire, c'est que c'est bien lui qui réalisa, plus tard, à la demande de Stiv*ell, deux de ses harpes électriques, sans doutes les deux premières qui fonctionnèrent vraiment (car il y a eu plus d'un prototype foireux apparemment), ce qui m'a induit en erreur. Quelques questions demeurent, notamment de savoir si sa reprise du modèle accoustique Stiv*ell a été l'occasion de la rencontre entre les deux hommes et aussi sur la discrétion de Sti*vell sur sa paternité d'un modèle repris par deux luthiers et le plus célèbre harpiste celtique italien...

Pour terminer, après la génèse, un petit bilan de santé s'impose. Question musique, tout va bien, ça sonne, elle a du coffre (et c'est sans doute à ce niveau que je serai toujours perdant avec une autre harpe). Mais n'oublions pas que 36 cordes fortement tendues, ça tire ! On estime à une tonne la tension subie par la table d'harmonie. Curieusement, cette table, assez fine pourtant, s'en tire souvent bien. Une fèlure par ci, une fèlure par là, mais rien d'alarmant. La tension est répartie. Et c'est la partie supérieure, qu'on appelle la console, qui déguste en général. Les harpes historiques portent souvent des renforts métalliques ajoutés après coup. La Lamont Harp,The_Lamont_Clarsach la plus grosse des harpes médiévales, conservées en Ecosse, a été entièrement déformée par cette force, au point que les répliques historiques doivent extrapoler pour trouver précisément la vraie forme d'origine. Eh bien, sur la mienne, les cordes ont tellement tiré, que la crosse, pourtant chevillée,IMG_20201210_174033 a reculé d'un demi cm. C'est insensé, comment se fait-il que ça ne casse pas? La déformation est aussi visible ici sur la console. IMG_20201210_174103

Cette dernière photo montre aussi qu'il manque un levier de demi-ton sur la dernière corde (qui est manquante aussi, mais ça c'est un détail). Les leviers de demi-ton sont problématiques sur cordes métalliques, même bien justes, ils ôtent beaucoup de brillance à la corde quand ils sont abaissés. Les harpes irlandaises anciennes n'en ont pas. L*eo Go*as, le constructeur de ma harpe donc, avait la réputation d'en avoir conçu d'assez bons. Les voici sur ma harpe version Golden Gate : IMG_20201210_174133 Un jour j'ai rencontré Katri*en Dela*vier, une harpiste française de culture flamande (elle a fait des stages de harpes irlandaise avec ma future prof à Hazebrouck, pour ceux qui connaissent...). C'était une vraie pionnière hors Irlande sur les techniques anciennes qu'elles avaient transmises à ma prof, donc indirectement, j'ai bénéficié de son travail. Quand elle avait vu ma harpe, ce jour-là, elle m'avait demandé si je pouvais lui prêter un des mes leviers afin qu'elle en étudie les caractéristiques. J'ai dévissé celui dont je savais qu'il ne me servirait jamais.  Katr*ien est morte d'un cancer à 37 ans quelques temps après, je n'ai jamais récupéré mon levier. Comme un être humain la harpe porte des balafres qui racontent un peu sa vie.

Finissons quand même avec son acte de naissance :

IMG_20201210_190402 Ce document ne doit jamais être égaré. Il porte les diamètres de toutes les cordes. On y voit aussi beaucoup de griboullis. C'est que j'ai, grâce à l'aide d'un luthier mayennais - et facteur des postes de métier ! - d'une gentillesse qui n'a d'égale que sa passion des harpes, modifié le cordage d'origine et, je crois, amélioré l'accoustique de la dame. On voit  donc qu'elle est sortie d'atelier le 25 février 1989, l'année qui précède mon arrivée en Bretagne. Elle va sur ses 32 ans !

telenn iskis

NDLR : j'ai mis tant de temps - plus d'une semaine - à écrire cet article que j'ai un moment craint de ne le finir avant le délai imparti... il est grand temps car je pense que sa remplaçante passe cette nuit en mer....

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DU VENT AU VAN

Pointe du Van samedi.  C'en est fini des douceurs climatiques. Voici que l'hiver ressemble à l'hiver... breton.

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MONSTRES DE CRISTAL

Dimanche, c'était vélo et 1,5 km seulement. Guères aventuriers me direz-vous? C'est sans compter que le plus près voisinage peut encore vous époustouffler. Notre plage, dans une douceur aussi remarquable que la veille, m'offrit des monstres de cristal comme rarement. Une intuition, mais surtout un indice - le grondement des vagues dans la chaleur du jardin - m'avaient fait entrevoir cette possibilité et pour une fois, j'avais pris mon appareil (hier je n'avais que le téléphone) sans lequel la moisson de cristal eût été impossible et quelle moisson.

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Un avion inattendu volant très bas m'offit la possibilité de cette étrange photo...

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LE/LA KOUGON

Première virée des infra 20 samedi (mais nous avions allègrement dépassé le 1 km dans la période précédente, sans prendre de grands risques ni sanitaires ni gendarmiers) pour une balade de la baie des Trépassés à la "par moi nommée" crique des Trois Moines (j'ai découvert sur le net de quoi étudier les toponymes à fond (passionnant) , mais pas trouvé encore de quoi remplacer mes trois moines). Le temps était incroyable de luminosité et de douceur printanière et il y avait une atmosphère palpable de libération qui s'accordait aux vagues turquoises, aux embruns...

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Montée vers le Morlen...

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... et découverte sur une toute petite portion de sentier que je ne connaissais pas (il suffit de peu parfois pour faire des découvertes) d'une des plus belles kougons du Cap. (terme breton capiste désignant un profonde et inaccessible anfractuosité, comme une mini calanque et l'étymologie de ce mot m'intrigue à cause d'une horrible histoire de chien que j'ai entendue sur un lieu semblable dans le nord Finistère, or kon = chiens en breton ancien).

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Et voici mes Trois Moines, glorifiés par la lumière du soir. Les rouleaux sont somptueux (film à venir...).

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Retour accompagné par le déclin du soleil, sur la pointe du Raz, la baie des Trépassés...

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Arrêt au retour sur notre commune, au port, pour voir la mer avaler le soleil. Pas de rayon vert ce jour.

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1ère tranche de travaux

Décidément, les choses depuis longtemps attendues se pressent au portillon en ce moment...

Voici la première tranche, livrée, montée, grâce à laquelle bureau deviendra chambre et vice verça. Le lit montré est un essai !

Pour ceux que ça intéressent, tout est chevillé et est fait du bois d'un cyprès qui a vécu à Poullan. (bref, c'est pas du Hic et Ah !)

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REPONSE DU CREPIER A LA CREPIERE...

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DES TENONS ET MORTAISES

Pour répondre à Plume:

Tenons et mortaises repartis ainsi : console vient s'appuyer sur la "colonne". (Trinity college harp dite Brian Boru, XVème).

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Ou ceci : console vient se ficher dans la colonne qui la dépasse. (Downhill harp, 1702) 

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Dans les deux cas, quelques chevilles d'accord (là où s'accroche les cordes, ici du laiton réduit à la main et non cordes produites par électrolyse) traversent le tenon du haut, ce qui est la seule fixation en dehors de la tension des cordes.

Posté par karagar à 17:30 - Commentaires [2] - Permalien [#]

FIN DES POINTS DE SUSPENSION : Banríon an Cheoil

Banríon an Cheoil

Reine de la musique en gaélique, le nom qu'a donné le luthier Cormac O'Kelly à cette harpe en 1702...

Et voilà qu'elle est finie... Ca fait tout drôle...

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Posté par karagar à 19:45 - Commentaires [7] - Permalien [#]

DE PIERRE, D'EAU ET DE LUMIERE

Malgré le corps fourbu de deux jours de plantation intensive, l'invitation de la lumière vespérale est trop forte. Parti un peu dans la précipatation, j'oublie de mettre un manteau et craint de le regretter. Mais arrivé en haut de la falaise, et surtout au pied de celle-ci, dans un site assez rare d'un grand plateau minéral pris entre les vagues et le flanc abrupt, la tièdeur est telle, l'absence de vent est si totale, que le manteau eût semblé incongru. Le feu du couchant donne aux grands écoulements granitiques figés un aspect volcanique. Il y a de la Réunion, des Canaries dans l'air. L'ambiance de deux jours passés au jardin et celle qui nous environne maintenant sont difficiles à emboiter dans un même puzzle.

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Dernier point de ravitaillement en eau des voiliers d' autrefois avant le grand large...

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Parcours à flanc de falaise pour touver le plateau rocheux.

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Une grotte étroite où la mer s'enfonce profondément... Sur l'à-pic, nos ombres font des manières de Lascaux.

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Allongé sur la roche, dans une douceur étrange, nous attendons que l'océan avale son offrande quotidienne... et nous gratifie du plus beau des rayons verts que nous ayons vus. J'ai fait une vidéo, hélas fort décevante.

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MISSION ACCOMPLIE

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Posté par karagar à 23:27 - Commentaires [9] - Permalien [#]