EN ALAN AR MEURVOR

VACANCES CASANIERES (Horticoles?)

Pas d'escapade anniversaire donc pour raisons de santé. (je ne peux me permettre d'être patraque le week-end prochain).

Condamné au jardin de nouveau.

Du bleu, du bleu, du bleu

Scilles (X jacinthe ?), iris de Hollande, rh. augistini X. et Camassia (pas si fréquentes et qui semble prospèrer dans cette terre lourde)

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Teucrium fruticans "azureum" (germandrée en arbre) 

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Ceanothe arboreus et rhododendron augustini (avec malus, boule de neige et oranger du mexique)

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Une plante plumesque heureuse à un coin du jardin médiéval

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Matin

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Prunusus serrulata 'Kanzan' DSC00298
 

Park Pontig

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Rh yunnanense

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rh Lord Broughton DSC00308

rh Point Defiance DSC00310

Au gré des chemins 

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Azalée S. Peden

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RETOUR A LA NORMALE

Retour à la normale après avoir vécu une dizaine de jours entouré du jardin en pleine explosion. Il prend une telle ampleur que je m'endors en en sentant la présence à l'entour, protecteur et obsédant à la fois.

Je ne résiste pas à quelques images du jour pour clore cette "session" extraordinaire. Il faut y adjoindre, en pensée, les parfums, d'autant plus merveilleux qu'ayant été privé d'odorat plusieurs jours, leur retour m'a fait l'impression de l'irruption d'une quatrième dimension oubliée.

J'ai fini Babylone ce matin (pas tout à fait les plantations de vivace de l'ensemble) par l'aménagement de la tranche 4 qui était resté longtemps en plan.

Babylone tranche 4

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Babylone tranches 1, 2 et 3

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La grande haie printanière a mis beaucoup de temps à s'étoffer et est resté des années un lieu un peu ingrat. Elle prend sa revanche cette année en étant un des endroits les plus attractifs:

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Couleurs du massif rouge:

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Les scilles commencent  à peine la grande parade, s'étant ressemée spontanément, elles sont désormais des milliers, ce tapis bleu rivalisera un jour avec l'Angleterre.

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Petit hommage au prince Volkonski.

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La pivoine en arbre, achetée avant même que la maison soit terminée, ne cessait de dépérir jusqu'à que je lise un conseil avisé : la buter comme une patate. Résultat : elle a fait une belle pousse et s'apprête à fleurir (ce qu'elle n'a fait depuis 8 ans !)

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Derniers moment du mariage étonnant rhodo/giroflées...

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Le thé du Labrador, la plus petite des fleurs de rhodo.

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Les fruitiers sont cette année aussi beaux que prometteurs...

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Enfin, objet d'une grande fierté, je constate que mon arbre bleu ouvre la première fleur de sa (courte) vie !

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Il est temps d'aller donner un coup de main au nord, où je surprends une église en grande conversation avec un merisier.

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DIAPOFILM

On ne sait plus où donner des yeux avec cette nature et ces fleurs qui galopent... surtout quand on est condamné au jardin par le docteur....

Un petit essai de mix diapo/film....

 

 

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UN PETIT PAS POUR L'INSECTE, UN GRAND PAS POUR L'ENTOMOLOGIE

Malgré mon grand âge et mes difficultés à me mouvoir sans réveiller, tantôt à gauche, tantôt à droite, une douleur lancinante, je me suis rendu dans les terres extrêmes occidentales sous les supplications du sieur Karagar.

Je retrouvai un peu de vigueur lorsque ce dernier me fit traverser son jardin, sous l'effet de ce vent qui, malgré un soleil radieux apte à rehausser toutes les couleurs printanières, maintenait une fraîcheur acidulée et amenait jusqu'à mes oreilles le grondement de vagues invisibles.

En quelques pas - laborieux me concernant - nous fûmes devant la chose.

Karagar m'avait exposé le problème depuis déjà un moment.  Il y a quelques années de cela, un malotru, jaloux de la parfaite harmonie qui se faisait jour dans ce jardin, réussit, par un artifice mystérieux - mais je pense pour ma part à un missile intercontinental - à semer en douce une tulipe hollandaise jaune, plante honnie s'il en est du maître des lieux.

"On m'a fait une tulipe dans le dos", a coutume de dire le jardinier mécontent.

Or, on sait que la tulipe hollandaise - comme beaucoup de choses portant ce nom en ce moment du reste - a tendance à s'étioler avec le temps, contrairement aux espèces dites botaniques qui se multiplient allègrement, et qu'elle ne tarde pas à s'effacer. Cependant, alors que la première année la tulipe scélérate ne pointait qu'une seule tête jaune plastifiée parmi les myosotis, il y en avait désormais cinq! Karagar craignait le pire. Il voyait déjà son jardin transformé en un champ uniforme et jaune.

C'est ainsi qu'il demanda conseil à la sommité botanique que je suis.

Karagar m'avait exposé ses soupçons. Connaissant l'auteur du mauvais coup, un habitué des laboratoires les plus modernes, il estimait qu'il l'avait bombardé d'une tulipe OGM ! Il y avait de quoi être inquiet, pour ne pas dire angoissé.

J'avais, pour ma part,  une autre idée en tête, mais je devais y regarder de plus près.

Au pied des pittosporums néo-zélandais, le vent avait forci et mes pieds étaient trempés de rosée, si bien que je tremblotais.  Mais l'amour de la science me donnait la force de poursuivre mon investigation et je sortis mon auxiliaire favori, j'ai nommé ma loupe sherlockholmesienne.

Je suis le seul au monde capable de repérer le gène modifié du premier coup d'oeil, à l'instinct. Et comme je m'y attendais, la tulipe paraissait des plus normales de ce point de vue.

Je pense, dis-je en relevant ma tête vers Karagar qui se tordait les mains en attendant mon verdict, qu'il y avait autre chose qu'un oignon dans le missile funeste.

A quoi pensez-vous?

A un auxiliaire. Un être vivant en symbiose avec la tulipe qui faciliterait la propagation d'une plante mal armée pour le faire, grâce à des processus complexes.

J'avais à peine prononcé cette phrase, que je poussai un hurlement :

J'avais raison.

La bête était là, dans le calice de la tulipe.

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Je réussis à la prélever pour l'étudier.

C'est ainsi qu'au soir de ma vie, alors que je n'attends plus rien du monde scientifique comme reconnaissance supplémentaire de mon oeuvre immense,  je risque bien le nobel, pour avoir découvert le

Coleocornus tulipus ssp. horribilis.

coleocornus

 

Posté par karagar à 10:29 - Commentaires [27] - Permalien [#]


NETRAOUIGOU

Big brother...

L'autre jour, par un pur hasard, je tombe sur une carte de France en ligne qui me semble assez précise en comparaison de ce qu'on trouve habituellement et donc digne d'intérêt. Pour l'éprouver, je glisse sur l'écran pour me positionner dans mes terres.

Première surprise, un petit dolmen devant lequel je passe tous les jours et donc j'ignorais s'il était une reconstitution moderne ou un monument mégalithique, est nommé sur la carte, en breton : dolmen an arc'hig. Ce nom breton - qui décrit très bien la tombe - me fait pencher immédiatement pour l'antiquité du monument.

Vérifications faites - maintenant que j'ai le nom - il est en effet authentique.

Ensuite, première fois que je vois le nom de mon village orthographié fidèlement à son sens. (ar biz au lieu de bis)

Je glisse plus bas et quelle n'est pas ma surprise : ma maison est si précisément représentée qu'un pointillé indique la présence du balcon ! Mieux encore,  les voies d'accès pour voitures (de la rue au portail et du portail à la maison) sont notés comme routes et notre sentier reliant la maison à la porte bleue par les rocailles est également représenté comme "chemin" au même titre que des chemins publics !

Capture


 

Cascades...

Enfin été voir le torrent qui coule près de mon lieu de travail. Rien d'exeptionnel, mais en ville c'est étonnant.

Plus important, je viens de tomber sur des films de la cascade de Saint Herbot. Et je suis tout excité car elle a de plus beaux restes que je ne croyais. Cette cascade, sur un dénivelé total (par paliers) de 110 m était de loin la plus grande de Bretagne (qui en compte très peu) et s'entendait à plusieurs lieues à la ronde, du temps de sa splendeur et en période arrosée. Une usine électrique l'a privée de l'essentiel de son débit. Or, les films que j'ai vus la montre plus gaillarde que je ne l'imaginais. Il me tarde d'explorer. (pas facile d'accès)


 

Bizarre, bizarre

L'étrange évèment auquel a donné lieu la finalisation du portail, continue de me mettre mal à l'aise.

 


Les fougères arborescentes irlandaises toutes en vies (5) !! DSC09927

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rhodos nains

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Posté par karagar à 22:48 - Commentaires [5] - Permalien [#]

MEME :LA FINALE

Pour fêter le printemps, voici que Mémé, après moultes péripéties, des plus contrariantes aux plus inattendues - je mesure ce dernier mot -, est enfin prête, et fonctionnelle.

Positionnement

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Motorisation

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Finie côté cour :

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Côté rue:

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Vue du jardin :

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By night....

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Entrez donc...

 

Posté par karagar à 23:51 - Commentaires [6] - Permalien [#]

ON PARLE DU PRINTEMPS DE CI DE LA...

DSC09850 Le printemps commence ici aussi à se faire remarquer...

Primevères et narcisses...

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Étrangement, je commence à avoir une certaine quantité de camélias...

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Les magnolias ont toujours été à l'aise dans le jardin (les plus faciles de la sainte trinité des printemps bretons, rhodo, camélias, magnolias)...

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L'étrange black Tulip DSC09843

Les premiers rhodos fleurissent pour la première fois au bon moment !

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Premier cerisier japonais, prunus incisa

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Autres petites choses (attention, les apparences sont trompeuses)

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Et voici pour l'hiver 2018-2019

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Posté par karagar à 22:31 - Commentaires [9] - Permalien [#]

NETRAOUIGOU

Ces jolis narcisses (photo d'hier) sont aujourd'hui fanés, desséchés sous l'effet d'un vent d'une violence inouïe.

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 DSC09812 Cette échelle témoigne d'élagages très périlleux (un demi frêne à débiter) qui devait clore les grand travaux de la prairie de Park Pontig. Mais voila, depuis ce matin d'autres travaux de tronçonnage. Et je n'ai vraiment pas que ça à faire. Entre le jardin, et autre menus travaux domestiques, je suis à la bourre. Hors la nature n'attend pas.

Camélia "Waterhouse" à Park Pontig etnon loin première floraison de marcottes de rh. arboreum X d'origine landernéenne. Comme dit Vladimir, ceux là n'ont rien coûté. L'influence bigoudène?

 

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Enfin rétabli les éclairages nocturnes des faces sud et ouest presque tous en panne. Pourquoi me direz-vous? pour être à l'unisson des grandes réformes d'éclairage au nord et est lors de la "finalisation" de la place.

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Posté par karagar à 23:02 - Commentaires [5] - Permalien [#]

VALLÉE SUSPENDUE

Le ruisseau, après avoir traversé des jardins en terrasses, arrose les iris en plein réveil, 

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s'alanguit dans une roselière maintenue par un ancien barrage dont le temps défait les belles pierres,

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passe sous un pont pour se jeter dans l'océan,

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DSC09781 tout près du gouffre,

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parmi les oiseaux marins.

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DEUX DEVINETTES

1/. Que dit un martiniquais quand il a apprécié deux morceaux de musique?

2/. Pourquoi on a mal au bas du dos quand on a soulevé une cloche?

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AU SEUIL DU PRINTEMPS

Les prémices ne sont-ils pas les plus grands plaisirs?

Primevères bien sûr...

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Crocus bien sûr...

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Daphné odorata... Un des parfums les plus puissants.

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Camellia Cinnamum Cindy

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Et enfin, je ne l'ai jamais montré ici je pense, le vrai premier rhodo de l'année, qui fleurit normalement en février, c'est une espèce botanique qu'on trouve en Mongolie, en Corée, en Chine et au Japon, j'ai nommé rhododendron mucronulatum. Ouverture de rideau, donc !

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Posté par karagar à 23:53 - Commentaires [15] - Permalien [#]

LA PHRASE DU SIECLE

Un petit truc que j'avais oublié de rapporter ici. Séjour professionnel au confins méridionaux du duché, après un voyage matinal éprouvant dans le carrosse de Torzh sous une pluie continue et une circulation dense, après m'être perdu car l'établissement avait déménagé, je suis fatigué et un peu à fleur de peau. Je ne sais plus pourquoi, j'évoque mon accident à la directrice qui m'accueille. Et c'est alors que je l'entends me dire, moi incrédule, et elle au premier degré me semble-t-il :

Quelle perte c'eût été pour la langue bretonne!

Jamais louange ne fut plus dure à avaler...

Posté par karagar à 20:44 - Commentaires [6] - Permalien [#]

FINIE LA SECHERESSE

IMG_9751On a enfin une pluviométrie un peu plus digne d'un hiver breton. De quoi redonner à l'oued de Park Pontig des allures de rivière... Bref, le barrage vraiment mis à l'épreuve...

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Posté par karagar à 11:02 - Commentaires [6] - Permalien [#]

COTE NORD CONTRE COTE SUD

Kouign ened du Cap Sud

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Posté par karagar à 22:49 - Commentaires [3] - Permalien [#]

ELLE PEUT VENIR AVEC SA BENTLEY

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J'ai moins d'un an.

Mon premier métier était de transporter des légumes bio.

Je viens des confins de la Bretagne, je dors ce soir dans le Cap

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LA GAFFE

Aujourd'hui, alors que je fais signer la feuille de présence, Aladin, le seul homme du groupe, n'a pas son nom sur la liste. Bêtement, je dis : tiens, un clandestin. Parfois je parle trop vite, juste pour faire de l'humour. Mais au moment où je sors cette phrase, je m'avise que le dit stagiaire a un accent et des traits qui me font regretter ma blague. C'est précisément parce que je ne prête pas une attention excessive à ce genre de chose que j'ai parlé trop vite.

Plus tard, alors qu'il n'est plus là, je demande à ses collègues : il est de quelle origine, Aladin? 

Et là, je m'entends répondre, médusé : syrien !

Eh merde !

Posté par karagar à 22:24 - Commentaires [4] - Permalien [#]

CRITIQUE DE... CRiTIQUE

eros Tout commença ce jour où l'un de mes étudiants - le seul garçon du groupe - me tend une revue ouverte à la page des critiques de livres, qu'il venait de lire pendant la pause. M'indiquant l'un des articles, il me dit : regarde, ça devrait t'intéresser. J'aperçois de loin la photo de la couverture du livre visé et me persuade qu'il s'agit de la traduction plumesque du roman îlien. Le dit étudiant n'ignorant pas mes amitiés plumesques et étant lui aussi un habitant du Cap, le geste m'avait semblé des plus naturels.

Sauf que lorsque la revue arriva sous mes yeux, je pris conscience de ma bévue. Il ne s'agissait point de la traduction mentionnée mais d'un roman de Goulven Belleville sur des amours masculines sur fond de goémon et de première guerre mondiale. Et je restai interloqué. Car cela ne correspondait pas, mais alors pas du tout, à la personnalité de ce garçon discret, intelligent et délicat, de venir me titiller sur un aspect de ma personne dont je ne doutais point qu'il le connût (il suffit d'un clic et comme me dit souvent Vladimir, tout le monde gougueulise ses profs...) mais en affirmant qu'un livre devait forcément susciter mon intérêt parcequ'il mettait en scène des homos. Comme souvent dans ce genre de situation - le cours reprenait - je coupai court d'un vague sourire. Mais pourtant, je n'en démordais pas intérieurement, quelque-chose ne collait pas.

La seule chose à faire pour comprendre - et je n'y avais même pas pensé sous l'effet de la surprise - était de lire la dite critique. Ce que je fis bien plus tard, sans repenser d'emblée à ce petit incident. Et bien sûr tout s'éclaira. C'est que l'article, au prétexte de commenter le roman, le comparait avec une de mes nouvelles qui relate un viol homosexuel (et meurtre) dans un phare en mer. Autant l'attitude de mon étudiant s'éclairait, autant ce que je lis m'estomaqua. Il semble bien que le critique avait oublié l'essentiel du propos de ma nouvelle. Alors bien sûr l'ambiance "travailleurs de la mer" début de XXème siècle aidait peut-être à un rapprochement inconscient, mais le critique oublie allègrement le viol, la barbarie. Il n'y voit qu'une façon différente de Belleville de traiter les amours masculines, moins sexuellement explicite que la mienne. Mon Dieu que la mémoire est sélective. Je n'ai pu m'empêcher de rapprocher cela d'une remarque d'un ami qui m'a rapporté l'autre jour que quelqu'un, dans un club de lecture, avait dit qu'après avoir lu les "nouvelles érotiques" de Karagar, elle pouvait bien tout lire désormais. Même mémoire filtrante. Eros n'était-il pas le dieu de l'amour?

Notons que le critique est - je le sais par les nombreux mails qu'il m'a écrits -  un lecteur attentif et bienveillant de mes textes... n'empêche...

Je résumerai ce qui m'attriste dans cette histoire par cette suggestion :

Imaginez qu'on confonde un roman d'amour hétéro et une histoire de viol!

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MEME A EU SES SOINS...

Anti-ride à la chaux de chez L'eau Réal!

Sable pays de l'arrière dune...

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LA NUIT VENGERESSE

D'abord Plume veut nous faire croire que son fief est le seul à prendre des airs australiens !

Eh bien figurez-vous qu'ici aussi !

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Blague à part, l'ironie c'est que ces grandes frileuses, supportent encore moins le vent qu'un gel modéré . Or, hiver froid rime avec hiver peu venteux, si bien que je vois cet arbre fleuri pour la première fois cette année. (c'est celui dont on admire au printemps les pousses bordeaux sur le feuillage bleu).

Ensuite, autre vengeance climatique, alors que même la mer gèle dans les fiefs plumesques, le dourig karagarien coule des jours heureux...

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Enfin, From qui se croyait hors d'atteinte des représailles peut bien aller aux abri !

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Posté par karagar à 21:41 - Commentaires [4] - Permalien [#]