EN ALAN AR MEURVOR

VALLÉE SUSPENDUE

Le ruisseau, après avoir traversé des jardins en terrasses, arrose les iris en plein réveil, 

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s'alanguit dans une roselière maintenue par un ancien barrage dont le temps défait les belles pierres,

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passe sous un pont pour se jeter dans l'océan,

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DSC09781 tout près du gouffre,

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parmi les oiseaux marins.

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Posté par karagar à 12:53 - Commentaires [3] - Permalien [#]


DEUX DEVINETTES

1/. Que dit un martiniquais quand il a apprécié deux morceaux de musique?

2/. Pourquoi on a mal au bas du dos quand on a soulevé une cloche?

Posté par karagar à 09:57 - Commentaires [10] - Permalien [#]

AU SEUIL DU PRINTEMPS

Les prémices ne sont-ils pas les plus grands plaisirs?

Primevères bien sûr...

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Crocus bien sûr...

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Daphné odorata... Un des parfums les plus puissants.

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Camellia Cinnamum Cindy

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Et enfin, je ne l'ai jamais montré ici je pense, le vrai premier rhodo de l'année, qui fleurit normalement en février, c'est une espèce botanique qu'on trouve en Mongolie, en Corée, en Chine et au Japon, j'ai nommé rhododendron mucronulatum. Ouverture de rideau, donc !

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LA PHRASE DU SIECLE

Un petit truc que j'avais oublié de rapporter ici. Séjour professionnel au confins méridionaux du duché, après un voyage matinal éprouvant dans le carrosse de Torzh sous une pluie continue et une circulation dense, après m'être perdu car l'établissement avait déménagé, je suis fatigué et un peu à fleur de peau. Je ne sais plus pourquoi, j'évoque mon accident à la directrice qui m'accueille. Et c'est alors que je l'entends me dire, moi incrédule, et elle au premier degré me semble-t-il :

Quelle perte c'eût été pour la langue bretonne!

Jamais louange ne fut plus dure à avaler...

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FINIE LA SECHERESSE

IMG_9751On a enfin une pluviométrie un peu plus digne d'un hiver breton. De quoi redonner à l'oued de Park Pontig des allures de rivière... Bref, le barrage vraiment mis à l'épreuve...

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COTE NORD CONTRE COTE SUD

Kouign ened du Cap Sud

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ELLE PEUT VENIR AVEC SA BENTLEY

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J'ai moins d'un an.

Mon premier métier était de transporter des légumes bio.

Je viens des confins de la Bretagne, je dors ce soir dans le Cap

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LA GAFFE

Aujourd'hui, alors que je fais signer la feuille de présence, Aladin, le seul homme du groupe, n'a pas son nom sur la liste. Bêtement, je dis : tiens, un clandestin. Parfois je parle trop vite, juste pour faire de l'humour. Mais au moment où je sors cette phrase, je m'avise que le dit stagiaire a un accent et des traits qui me font regretter ma blague. C'est précisément parce que je ne prête pas une attention excessive à ce genre de chose que j'ai parlé trop vite.

Plus tard, alors qu'il n'est plus là, je demande à ses collègues : il est de quelle origine, Aladin? 

Et là, je m'entends répondre, médusé : syrien !

Eh merde !

Posté par karagar à 22:24 - Commentaires [4] - Permalien [#]

CRITIQUE DE... CRiTIQUE

eros Tout commença ce jour où l'un de mes étudiants - le seul garçon du groupe - me tend une revue ouverte à la page des critiques de livres, qu'il venait de lire pendant la pause. M'indiquant l'un des articles, il me dit : regarde, ça devrait t'intéresser. J'aperçois de loin la photo de la couverture du livre visé et me persuade qu'il s'agit de la traduction plumesque du roman îlien. Le dit étudiant n'ignorant pas mes amitiés plumesques et étant lui aussi un habitant du Cap, le geste m'avait semblé des plus naturels.

Sauf que lorsque la revue arriva sous mes yeux, je pris conscience de ma bévue. Il ne s'agissait point de la traduction mentionnée mais d'un roman de Goulven Belleville sur des amours masculines sur fond de goémon et de première guerre mondiale. Et je restai interloqué. Car cela ne correspondait pas, mais alors pas du tout, à la personnalité de ce garçon discret, intelligent et délicat, de venir me titiller sur un aspect de ma personne dont je ne doutais point qu'il le connût (il suffit d'un clic et comme me dit souvent Vladimir, tout le monde gougueulise ses profs...) mais en affirmant qu'un livre devait forcément susciter mon intérêt parcequ'il mettait en scène des homos. Comme souvent dans ce genre de situation - le cours reprenait - je coupai court d'un vague sourire. Mais pourtant, je n'en démordais pas intérieurement, quelque-chose ne collait pas.

La seule chose à faire pour comprendre - et je n'y avais même pas pensé sous l'effet de la surprise - était de lire la dite critique. Ce que je fis bien plus tard, sans repenser d'emblée à ce petit incident. Et bien sûr tout s'éclaira. C'est que l'article, au prétexte de commenter le roman, le comparait avec une de mes nouvelles qui relate un viol homosexuel (et meurtre) dans un phare en mer. Autant l'attitude de mon étudiant s'éclairait, autant ce que je lis m'estomaqua. Il semble bien que le critique avait oublié l'essentiel du propos de ma nouvelle. Alors bien sûr l'ambiance "travailleurs de la mer" début de XXème siècle aidait peut-être à un rapprochement inconscient, mais le critique oublie allègrement le viol, la barbarie. Il n'y voit qu'une façon différente de Belleville de traiter les amours masculines, moins sexuellement explicite que la mienne. Mon Dieu que la mémoire est sélective. Je n'ai pu m'empêcher de rapprocher cela d'une remarque d'un ami qui m'a rapporté l'autre jour que quelqu'un, dans un club de lecture, avait dit qu'après avoir lu les "nouvelles érotiques" de Karagar, elle pouvait bien tout lire désormais. Même mémoire filtrante. Eros n'était-il pas le dieu de l'amour?

Notons que le critique est - je le sais par les nombreux mails qu'il m'a écrits -  un lecteur attentif et bienveillant de mes textes... n'empêche...

Je résumerai ce qui m'attriste dans cette histoire par cette suggestion :

Imaginez qu'on confonde un roman d'amour hétéro et une histoire de viol!

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MEME A EU SES SOINS...

Anti-ride à la chaux de chez L'eau Réal!

Sable pays de l'arrière dune...

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Posté par karagar à 13:04 - Commentaires [7] - Permalien [#]

LA NUIT VENGERESSE

D'abord Plume veut nous faire croire que son fief est le seul à prendre des airs australiens !

Eh bien figurez-vous qu'ici aussi !

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Blague à part, l'ironie c'est que ces grandes frileuses, supportent encore moins le vent qu'un gel modéré . Or, hiver froid rime avec hiver peu venteux, si bien que je vois cet arbre fleuri pour la première fois cette année. (c'est celui dont on admire au printemps les pousses bordeaux sur le feuillage bleu).

Ensuite, autre vengeance climatique, alors que même la mer gèle dans les fiefs plumesques, le dourig karagarien coule des jours heureux...

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Enfin, From qui se croyait hors d'atteinte des représailles peut bien aller aux abri !

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Posté par karagar à 21:41 - Commentaires [4] - Permalien [#]

LA DER DES DERS

C'est pas beau ça, au mois de janvier? Vladimir en est très fier.

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Pourtant demain, l'ouest breton, qui ces jours derniers damait le pion à la côte d'Azur, déroge demain avec un - 4 annoncé au lever du jour, autant dire que je suis un peu inquiet pour mon citronnier, mandarinier (mais bon, ils sont sensés résister respectivement à -7 et -10) et pour l'aloe qui sera lui en limite réelle de résistance. 

Posté par karagar à 21:51 - Commentaires [9] - Permalien [#]

LE FRAGILE FIL....

Il était derrière moi, pressé. Si près que ma voiture, aveugle de l'arrière, m'ôtait toute chance de le voir. Je roulais plutôt vite, pas assez pour lui à qui il a suffi d'un rien pour bouster sa puissante voiture pour me doubler. Cet endroit, à une vingtaine de kilomètres de chez moi, je le connais bien. Bien que la route y soit légèrement sinueuse, la vue est dégagée. C'est le moment pour doubler. J'en suis adepte, j'ai maintes fois fait ce qu'il a fait, essayé de faire. Je ne peux le lui reprocher.

Mais à cet instant, me croyant seul sur la route, soleil levant devant moi et campagne blanchie au givre à l'entour, je me déporte vers la gauche pour prendre plus aisément mon virage, comme pour effectuer, sur une route que je croyais à moi, un ballet matinal.

J'apperçois trop tard, bien sûr, le mufle de la voiture qui croque du terrain sur moi. Le choc est simultané à la prise de conscience. Ce choc il ne laissera sur sa voiture - et la mienne également - qu'une toute petite trace, un petit creux de rien du tout. Mais en vertu de l'énergie cinétique, ou je ne sais quel effet levier, mon véhicule est projeté, je perds tout contrôle. Arrivé dans le fossé, l'agriculture productiviste me sauve, il n'y a pas de talus, mais je percute néanmoins le bord du champs et ce sont les tonneaux.

Ça va lentement dans la tête. On a le temps de se dire" j'ai un accident", de ceux dont on ne sort pas souvent indemne, on a l'impression que ça n'en finit pas et qu'à chaque mètre gagné on a de la chance, mais que tant que la voiture n'est pas immobilisée, tout peut arriver. L'esprit est très vif.

Et puis ça s'arrête, j'ai la tête en bas, comme Pesquet. Les alarmes sonnent. L'angoisse claustrophobe. France Inter continue à causer. Je rampe vers la portière passager (je ne sais plus pourquoi, plus facile semble-t-il). J'arrive à l'ouvrir et à me glisser dehors. Il fait moins trois. Je n'ai rien. 

En voyant la portière s'ouvir tant bien que mal, l'autre automobiliste ressent un soulagement sans doute plus grand que le mien. Il s'attendait au pire.

C'est en voyant ma salade répandue parmi les bris de  verre que j'ai eu envie de pleurer. Et que je pleure en l'écrivant. Je ne sais pas pourquoi, mais je sais que c'est ça qui me fait et me fera pleurer. Mais je n'ai pas pleuré, à cause de l'autre gars, des gendarmes, du dépanneur. 

L'homme qui m'a percuté, habite à 500 mètres de chez moi, nous partageons le même ruisseau. Étrangeté de la vie. Il est d'un autre monde, c'est un boss, un chef d'entreprise assailli de coups de fil. Il m'a prêté sa voiture d'entreprise, l'utilitaire de la marque concurrente, "ad libitum". Si bien que la vie continue, normale. A dix heure et demie, j'étais devant mes étudiants. Je suis chanceux, en somme.  Quant à au nôtre, d'utilitaire, l'Irlande fut ses seules vacances. Et la fenêtre arrière sera désormais condition sine qua non

Il me reste à digérer la salade. 

Quant au titre, c'est cent fois ressassé, tous les gens qui ont frôlé quelque chose de grave y pense. Mais c'est tellement vrai. Déjà enclin à profiter de tout instant, j'y serai plus encore. 

Posté par karagar à 13:28 - Commentaires [18] - Permalien [#]

MEME MISE A NU

Une journée de décoffrage, d'ôtage de cales et de brossage.

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KARAGÂTEAU

On est prêt !

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MEME BIEN CHAPOTEE

Mémé a fini sa croissance.

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C'est qu'elle est grande mémé quand elle se tient droite.

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Mémé attend un petit lifting à la chaux, car elle a de grosses rides.

Quant à Vladimir, il lui remet sa robe au goût du jour.

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Dans un mois, mémé aura fini sa convalescence et pourra porter sa lourde robe.

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KUZH HEOL - COUCHANT BRETON

Ici finit le pays bigouden...

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Lieu de la plus vieille trace de feu humain...

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PHARE DE NOEL

Il est désormais traditionnel à la masion, mais cette année il atteint le summum grâce à son optique tournante...

 

 

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SOUS LES JUPES A MEME

Aujourd'hui on a dejuppé mémé...

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LE JOUR D'APRES...

... le solstice.

Nous avons eu un 22 décembre sublime de lumière et de douceur.  Cap sur l'autre cap, en quête d'exotisme à peu de frais (je rigole à peine, l'ambiance est tellement différente qu'on se sent dépaysé). Il y a, au sud de la presqu'île de Crozon, une zone de hautes falaises qui n'a rien à envier à ses extrémités occidentales. Je n'avais jamais été y voir de plus près. C'est chose faite et nous n'avons pas été déçus. Il faut dire que la lumière une fois encore était des plus belles, rehaussée par un très très léger voile de brume, qui, quelques kilomètres plus loin était bien plus qu'un tulle translucide mais une ouate qui ne laissait voir que le sommet du Cap de La Chèvre, sorte d'île longue plus chanceuse que la vraie du nom. J'ai osé le torse nu un moment tant il faisait chaud !

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Donc pas de flocons de neige sur les roches, rien que du quartz étincelant.

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DSC09893 Cap à l'ouest pour voir le petit phare du Toulinguet. On ne  peut hélas l'approcher, il est dans un fort militaire.  Mais le site est superbe et une grosse houle de sud-ouest donnait au paysage la bande-son qui lui convenait.

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Mon appareil photo prend deux phares dans ses filets. Le second, celui de Saint Mathieu accosté d'une église abbatiale gothique ruinée, parait, par la magie du zoom, tout proche, alors qu'entre les deux phare, il y a l'ouverture de la rade de Brest en son plus large.

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Vladimir voulait revoir les alignements de Lagad Yar (65 menhirs sur les 600 à l'origine). C'est un peu un pélerinage pour nous car nous y sommes venus lors de notre premier été, il y a 11 ans ! Je m'interrogeais sur le nom et voici ce que je trouve sur wiki : L'ensemble dessine une ligne orientée N 35°E et S 35°O, d'où partent, à angle droit, deux lignes parallèles. Cette orientation laisserait présumer un caractère astronomique (comme beaucoup d'anciens alignements) selon Georges-Gustave Toudouze qui l'associe à la constellation des Pléiades. Celle-ci s'appelle en breton ar yar (la poule), d'où peut-être la toponymie du lieu-dit de Lagad-yar (l'œil de poule).

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Une photo quasi solsticienne entre deux menhir, pas mal quand même !

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Non loi se trouvent les ruines du manoir du Boultouz, du poète Saint Pol Roux où se déroula un drame affreux pendant la guerre. 

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Un coup d'oeil à l'horizon pour comprendre que le couchant n'est pas loin, comme n'est pas loin la célèbre pointe de Penhir ou nous allons assister au spectacle.

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