EN ALAN AR MEURVOR

PHOTOS VOLÉES

Quelques photos volées

Retour sur lieu du crime.

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(On est sur du 6/7 mètre au moins.)

Emission de télé.

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Jardin en panoramique.

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VAGUES

Alerté sur un blog voisin des grandes marées, je me suis dit que c'était l'occasion d'aller au pied de la cascade de Porzh Teolenn. Donc vers 13h00, je laisse tomber pelle, pioche et engrais pour traverser le Cap. 4/5 km et me voici en bord de mer, mais au nord. Le vent est bien du sud, de là à dire vent de terre, vu que du sud j'en viens et qu'il y avait la mer aussi...

J'avais vu Porzh Teolenn ainsi il y a longtemps, exactement dans les mêmes conditions de marée et de vent et de vagues mais plus tôt le matin. (C'était d'ailleurs ce jour là que j'avais découvert la cascade). J'en vais gardé un souvenir magique, et la magie s'est réitèrée: cet endroit à marée très basse n'est vraiment pas le même. La cascade était décevante (le débit avait déjà beaucoup diminué) mais les vagues superbes. Et mon instinct de chasseur (de vagues!) m'a soudain repris, il y avait bien longtemps. Je découvre aussi une espèce de grotte qui est en fait une arche car elle ouvre sur une cavité à ciel ouvert, inquiétant et fascinant.

Je suis seul, il fait presque chaud, magique.

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Retour par Plogoff pour cette vue que j'adore...

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NETRAOUIGOU

Larcin

Juste avant d'entrer dans la ville, par son quartier le moins flatteur - encore qu'il se soit bien embelli depuis quelques années - la route est prise entre une campagne vallonnée et arborée d'un côté et de l'autre un interminable mur par dessus lequel s'élancent avec vigueur arbres et arbustes persistants. C'est à n'en point douter un parc de château ou manoir. Une vision satellitaire m'avait d'ailleurs confirmé la chose, me laissant deviner de surcroît de grosses masses colorées que je n'eus aucun mal à identifier.

Juste avant que commence le mur, il y a une belle bâtisse, comme une ancienne ferme mais qui montre quelques signes de noblesse de la fin du Moyen-âge. C'est depuis peu une brocante. Or chaque année, à pareille époque, mon oeil est attiré par la floraison d'un rhodo précoce dans la cour de la désormais brocante, mais la plante elle-même emmêlée dans de gros camélias n'est guère visible. Le coloris - un rose très pâle très très légérement bluish, contrastant avec le flashy des hybrides de rh. arboreum qui commencent aussi en ce moment -, la forme bien compacte des bouquets me laissaient penser à une variété - elles sont très nombreuses - de rh. arboreum lui-même et non un  hybride. En tout cas, un truc qu'on ne voit pas tous les jours. Et j'ai l'oeil.

Eh bien, çela fait des années que je me dis : il faut que je m'arrête voir ça ! Et je ne le faisais jamais : le matin pas le temps, le soir j'oublie car dans le sens départ on le remarque moins...

Et lundi enfin j'y pense ! Le rhodo est au bord du jardinet de la brocante qui est lui-même longé par une grande allée (qui mêne sans doute au château). Or la grille de la grande allée est ouverte, ce qui me permet en l'empruntant sur un dizaine de mètres, de m'approcher du rhodo qui est bien conforme, vu de près, à ce que j'imaginais. Il m'intéresse celui là. Et ces grosses bêtes, pour peu qu'on leur laisse la branche basse traînasser, marcottent à l'envi.  Mais là, rien en vue, il faudrait que je saute le petite mur pour mieux me rendre compte, mais bon, il y a de la lumière aux fenêtres de la brocante. Donc, par curiosité, je monte l'allée du château. Personne ne peut me voir. Je crois voir une bâtisse au bout, mais sur le côté, bien avant, il y en a une autre, qui semble abandonnée, elle même enclose comme entourée d'un jardin dans le jardin. Une grille rouillée et ouverte ouvre sur ce jardin. J'y pénètre et là que vois-je : un truc de 7-8 mètres de haut, le papa du rhodo de la brocante, c'est sûr. Son tronc est entouré de "rejets". Je tire et hop, une belle marcotte bien racinée dans la main. Chanceux, non? Ca fait des années que j'y pense à cette impossible marcotte !


J'avais envie d'écrire, voici qui n'a rien voir, et je me rend compte que ça a à voir, mais c'est un hasard !

C'est la faute à Plume. Elle m'interpelle sur la cabane de pêcheurs de Rebecca. Un cabane en bois dans les pins ! Ça ne a pas, me dis-je ! Dans mon souvenir c'est une maison en pierre au ras des galets au pieds d'une falaise rocheuse. Mais avant de lui tomber dessus a bras raccourcis, autant vérifier pour ne pas être mis honteux ! Avec bien du mal je trouve l'extrait que je cherche.: ".. à l'orée du bois s'étendait une construction longue et basse, mi-cottage mi-hangar à bateaux, dans la même pierre que la digue..." Un point partout, il y a bien des arbres, mais la maison est en pierre. Curieux, je remonte un peu dans le texte et il se trouve que c'est juste avant la découverte du hangar à bateaux que se trouve la description des fameux rhododendrons ! Il existe même une varité de rhodo nommée Manderley !

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C'est assez intéressant car elle évoque les géants de l'allée qui sont des hybrides d'arboreum roses ou rouges vif (dont je parle dans juste au dessus) mais ceux qu'elle décrit ici sont sans équivoque des azalées mollis (couleurs + parfum). Mais cette vallée qui descends vers la mer, l'allée des rhodos géants, les broussailles enchevêtrées, le bruit du ruisseau, tout cela me trouble au plus haut point. D'autant que quelques lignes plus bas, la vallée débouche de manière inattendue sur la plage et l'auteur indiquera que le contraste est un choc presque douloureux. C'en est trop. Ca ressemble tellement à Traoñaod, le parc de mon roman Millendall, jusque dans la description du "choc" de sortir de rhodos et d'arriver sur la grève que j'ai peine à le croire. Alors vous me direz, la filiation est assumée, voulue et avouée. Je cite même le célèbre incipit de Rebecca en exergue du roman. Bien sûr que j'ai pensé à cette histoire. Mais il faut que vous sachiez que ce livre, je ne l'ai jamais lu, on me l'a lu. Quand j'étais enfant, ma soeur me l'a lu en entier. C'est un très bon souvenir. J'aimerais n'avoir connu les livres que comme cela (c'est un autre sujet)... Or, à l'époque, je ne savais même pas ce qu'était un rhododendron, donc je ne peux croire que j'ai gardé en souvenir des détails aussi précis, notamment cette vallée... J'ai vu le film d'Hitchcock, le téléfilm de la BBC, mais ni l'un ni l'autre ne montrent cette vallée, du reste imaginaire. Alors, ça pose la question de la mémoire inconsciente. Peut-on croire que ma mémoire avait retenu cette vallée, l'arrivée sur la mer? D'autant que je me suis inspiré d'un parc de château dans le Goëlo où il n'y a pas de rhodo mais une telle configuration... Bizarre, bizarre....


Tiens, puisqu'on en parle, et pour fêter l'ouverte de saison

le plus gros de Quimper

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quelque part en GB

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et puis... au Népal, chez eux quoi...

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Rhododendron - Mardi Himal Trek56

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GRAN CANARIA 7 : AUX ENVIRONS

Circuit dans les environs pour cet avant dernier jour. D'abord à Puerto de Sardina, qui n'est séparé de notre lieu de résidence, près du phare du même nom, que par la pointe qu'on voit derrière le bâtiment blanc. C'est un endroit tranquille, avec ses rochers, sa petite jetée, où j'ai presque l'impression, n'eût été le temps et la couleur de la falaise, d'être rentré.

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Au pied de celle-ci, une maisonnette qui m'évoque aussitôt la cabane de pêcheur de Rebecca.

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C'est aussi le port des chats. Je n'ai guère l'habitude de voir des chats en milieu marin...

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J'ai envie de monter en haut de cette falaise qui domine le port. Il faut trouver un accès. En route, une nouvelle vue sur l'étrange Gadar,

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et nous y voilà:

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Nous voulons aller voir ensuite la vallée verdoyante d'Agaete et en chemin nous visitons la nécropole de Maipez, située sur une ancienne coulée volcanique dont les pierres ont servi à construire plusieurs centaines de tombes entre le VIII et Xème siècles.

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Nous voici dans la vallée:

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Elle est connue pour ses cultures d'agrumes et de café. C'est l'endroit le plus proche de l'Europe où l'on cultive du café. La variété est locale et les quantité de production sont anecdotiques. c'est la seconde fois que je vois du café depuis le Costa Rica, mais ici j'observe les techniques de séchage précédant la torréfaction.

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Petite visite d'un jardin botanique au retour...

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Bain pour Vladimir ensuite, moi je regarde les vagues...

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Et notre dernier soleil couchant sur la queue du Dragon...

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C'EST PARTI

Soudain, on se rend compte qu'il y a des fleurs partout!

Je résume : grande sécheresse, puis pluies diluviennes. Je commence à comprendre comment se comporte la prairie de Park Pontig. Au plus fort des pluies, le ruisseau est à son maximum mais le terrain sec. C'est bien 10 à 15 jours plus tard, alors qu'il ne pleut plus, que la prairie est complètement détrempée, le temps que tous les terrains plus haut "suintent".

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Pour le reste pas de commentaire, le rhodo en pleine floraison et qui ressemble à une azalée est rh. mucronulatum. Certains rhodos sont finis ! 

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Au dessus de la "rivière" c'est un peu le bordel. C'est un peu mieux ce soir mais je n'ai plus de bras !

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GRAN CANARIA 6 : GC-200

Au retour de la promenade montrée dans le post précédent, je voulais prendre la section ouverte de la GC-200 de jour que nous avions parcourue de nuit au retour du Mirador del Balcon. La fameuse route a son point de départ non loin de notre piscine vespérale.

Les arrêts et donc les photos sont très difficiles. Je vous montre ici ce que j'ai pu garder, l'appareil comme nous-mêmes était un peu aveuglé.

Nous voici à l'assaut des montagnes maritimes.

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Et c'est parti...

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Le Teide derrière sa barrière de brume (je n'en ai jamais vu la base !):

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Belle lumière au retour sur l'Ermita Nostra Seniora des la Nieves (ambiance mexicaine, dans mon imagination au moins !)

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Et le Teide au couchant:

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Et un petit film, pour quelques (petits frissons)...

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GRAN CANARIA 5 : EN VILLE

Journée passée à visiter des (petites) villes. Comme je le signalais en ouverture, les Canaries ont un tissu urbain ancien et intéressant.

IMG_0510 Je voulais voir Arucas à cause, tenez vous bien, d'une église néo gothique. Je pense depuis longtemps que le néo gothique a donné en France des choses très dogmatiques et sans âme alors qu'ailleurs, je me surprends à trouver ces édifices intrinsèquement intéressants. L'église Saint Jean Baptiste, du début du XXème, construite en basalte noir, adopte un plan centré, rare dans le gothique (cf Trèves), et qui n'est pas éloignée de Sainte Sophie et donc des grandes mosquées turques.. l'espace m'a charmé. Quant aux références elles sont innombrables, gothique allemand (tours), français (rosaces), ibérique (occulus dans la voûte), peut-être même anglais (oriels vitrés).  Bref, ça m'a bien plu, d'autant que je n'allais pas aux Canaries pour le gothique et pourtant... ça n'est pas fini.

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La ville offre aussi un jardin public assez plaisant, où je vois un (amari?)lys géant.

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Nous allons ensuite vers l'intérieur, en donc plus en altitude, pour visiter la capitale religieuse de l'île, lieu de pèlerinage donc, qui porte le nom extravagant de Terror! La ville a du charme, mais est un peu locronanesque (ou baudeprovençale pour ceux qui n'ont pas la référence...), maisons colorées, loggias en bois travaillé, église transition gothique renaissance reprise en baroque.

 

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Petit arrêt enfin à Firgas pour son escalier d'eau et ses bancs en faïence...

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GRAN CANARIA 4 : ROQUE DEL NUBLO

Nous voici parti pour un des endroits les plus célèbres de l'ïle et contrairement à la veille, nous ne serons pas seuls ! C'est le Roque del Nublo que nous verrons, malgré son nom, sous un soleil radieux. C'est un énorme monolithe, lui même en position dominante sur la zone culminante de l'île. La route pour nous y rendre donne la mesure du caractère montagneux de Gran Canaria.

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Nous faisons une halte au Pic de las Nieves (mais pas un flocon en vue !), le sommet de l'île, à 1949 m.

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De là, nous apercevons le Roque, avec, à l'arrière, une bien plus grande montagne, qui s'élève à 3715 m, un volcan en fait, le Teide, mais qui est sur une autre île, Ténérife. C'est le plus haut sommet d' "Espagne".

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En route pour le Roque, avec des pissenlits géants. IMG_0268

IMG_0274 Malgré la forte fréquentation, l'endroit est vraiment beau, avec ses formations rocheuses chantournées, la position en nid d'aigle, la couleur ocrée.

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En redescendant, nous trouvons une grotte naturelle, avec plein de placards pour le rangement.

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Retour à la mer, avec de nouveau des amandiers.

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Et une perspective sur l'étrange Galdar, la ville la plus proche de notre résidence. Cette montagne enrobée de maison me fait l'effet d'une fantaisie de conte pour enfant. 

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J'en profite pour photographier d'en haut un truc qui me met assez mal à l'aise. Ce sont ces hectares de "serres" pour cultiver des bananes (variété locale) entre lesquelles courent des rues comme en un labyrinthe. C'est flippant. En fait de serres se sont des toiles qui s'appuient sur un structure maçonnée, ce qui fait que les rues sont entre des murs. Parfois, de loin,  je croyais voir la mer et c'était elles !

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Enfin, nous arrivons aux piscines naturelles de Salinas, excavations longtemps utilisées pour faire du sel et aujourd'hui réservées aux loisirs. L'eau est assez fraîche pour les Canaries, mais comme en Bretagne l'été, donc ça va. Je n'en profiterai que ce soir là, car mon rhume qui va me causer plusieurs désagréments, pas finis pour tous, se fera sentir dès le lendemain.

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Après le bain, soleil couchant sur la "queue du dragon".

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GRAN CANARIA 3 : NOEL, LA FALAISE ET LA ROUTE

Le lendemain donc, jour de Noël, ce dont je n'eus conscience qu'après que Vladimir me l'avait rappelé,nous nous mîmes en quête du roque Faneque qui domine l'Atlantique de plus 1000 m. Contrairement à beaucoup d'endroits, ce site exceptionnel  était assez peu commenté sur le web. Rien en français ou si peu, le castillan m'était assez peu accessible, c'est en anglais que je trouvai les renseignements. Le sentier part du parking du parc naturel de Tamadaba. Ce parc est en fait une grande forêt de pinus canariensis. Ce conifère d'altitude condense la brume sur ses aiguilles qui glissent au sol et... arrose la terre. Cette partie verdoyante contraste avec les zones désertiques du sud.

Néanmoins, pour atteindre ce parc, tout proche à vol d'oiseau, il nous faut tournicoter longtemps par des routes de montagne. C'est étonnamment verdoyant et varié, fleuri. Plusieurs choses attirent mon attention : à une certaine altitude apparaissent des châtaigniers, en phase automnale, avec leurs feuilles dorées qui tombent au sol. Après la végétation désertique, ou subtropicale, après le clin d'oeil printanier des amandiers, me voici encore tout déstabilisé (d'autant que des étendues de fougères-aigles roussies les accompagnent !). Et puis, un truc incroyable: Il y a dans la capitale historique du Cap, une grande plante grimpante mystérieuse, assez frileuse (elle a dégusté l'hiver dernier) que je n'ai vu que là et dont j'ignore tout. Je l'ai bouturée avec succès et j'en ai donc un jeune exemplaire, mais je ne sais toujours pas qui elle est ! Eh bien, de la voiture, j'en vois une qui grimpe sur un grillage ! Mais j'ignore toujours ce qe c'est. (Je sais  quand même qu'il y en a au moins trois dans le monde !)

Nous passons au dessus d'un ancien cratère

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et un peu plus loin, le roque del Nublo se fait voir, c'est le site lep lus célèbre de l'intérieur et nous irons le voir le lendemain.

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Nous voici dans la forêt de pins et descendons gentiment vers la mer

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et puis autour de nous la montagne cède le pas et dégringole vers la mer, sauf notre sentier qui file vers le promontoire.

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Et puis soudain, entre deux arbres, apparaît Agaete et notre port, 1000 mètres plus bas, qui semble vus d'avion. De l'autre côté aussi, le mer se profile, dans ce voile constant qui rend les photos bizarres.

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nous arrivons au premier roc, la plus facile d'accès. C'est impressionnant mais peu photographiable.

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En nous penchant nous voyons les premiers lacets du la GC-200, route un peu mythique dont je reparlerai.

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C'est l'heure du repas de Noël :

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Vient ensuite le second roc, d'où on voit le premier où nous étions...

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Quand au troisième, celui qui nous permettrait d'être au bout du bout, il est séparé d'une faille dont j'avais lu que le franchissement relevait de l'escalade. Nous ne nous y aventurerons donc pas.

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(Ce film me prouve que nous avons bien fait, il faut être plus au moins encordé).

Pendant toutes ces heures de ballade, nous n'avons croisé qu'un couple.

Il est encore tôt, et nous décidons d'aller jeter un oeil au Mirador del Balcon, petite vigie au dessus des falaises de la côte Ouest, au départ de la fameuse GC-200. Mais une fois de plus, si nous sommes à une dizaine de km de l'endroit désiré, il nous faudra plusieurs heures pour l'atteindre.

Nous devons nous rapprocher du centre montagneux et emprunter un barranco (disons gorges) interminable, à la route étroite, qui nous balade sur des kilomètres dans un paysage  à la "Colorado", de nouveau désertique et ocré. Je suis vraiment très dépaysé (et épuisé de conduite). Peu de photos car les arrêts étaient rarement possibles. Sur l'une d'elle, on voit que le pennistetum (sans doute setaceum, pas rustique) est la graminée la plus répandue. Or j'aime l'herbe aux écouvillons.

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Et tout cela nous amène à la mer.

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De là, je trouve la route du mirador, avec un peu de flair et de chance, car il n'est plus indiqué et le GPS ne le connaît plus. C'est qu'il est au début de la GC-200 qui est condamnée car devenue trop dangereuse.

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Nous osons pousser quelques kilomètres après le mirador jusqu'à la barrière. On voit bien la fameuse route qui part en corniche à l'assaut de la montagne. Ce sont les éboulements, malgré les filets, qui la rendent impraticables. Voici ce qu'on en dit :

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C'est un tunnel qui la remplace, mais je constate finalement que seulement la première partie est interdite (le tunnel n'est pas fini) et nous parcourons donc le second tronçon, mais de nuit!  Ca vaut peut-être mieux. Mais, j'ai dans la tête de revenir voir ça de jour!

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HARPISTIQUEMENT VOTRE : mauvais sens de l'observation

Pas ce nouvelles d'Irlande, je me languis...

Alors je traîne sur le net en quête de compensations diverses...

Et je tombe sur une éblouissante photo  : 

Siobhan, toute belle de rouge vêtue (auprès de qui j'eus quelques leçons il y a bien longtemps), tenant dans la library de Trinity College une reproduction de la plus célèbre harpe du monde, au pied de la vraie qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau.

Voir le blog s'y référant...

Ça fait un moment que je regarde la photo quand je me dis, "mais qui porte ce ridicule chapeau"! Et là je réalise enfin (au sens anglais !).

Je ne l'avais même pas vue. Faut être bête, non?

Ensuite, après avoir rigolé de moi-même, je me suis dit que ce face-à-face, c'était quelque chose quand même. Les anglais ont tellement détruit de harpes comme des instruments de subversions, et puis l'Irlande finira, et à quel prix, par secouer le joug. Mais la tradition gaélique des harpeurs n'y a guère survécu et c'est pourquoi retrouver cette ancienne musique est si difficile et mystérieux.  Siobhan en est le fer de lance. Elle dirige chaque été la scol na g-clairseach, l'école de harpe, une semaine de stage à Kilkenny et parfois je me dis que, peut-être... Peut-être se souviendra-t-elle de moi, elle aimait beaucoup mon prénom...

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GRAN CANARIA 2 : Ruée vers l'Nord

C'est le jour de notre migration vers le Nord et aussi le seul jour de grisaille de la semaine.

Au passage, sachant que nous ne repasserons pas dans le coin, nous allons jeter un oeil au Barranco de Guayadeque, une des nombreuses vallées-ravins qui rayonnent du centre de l'île.

Petit arrêt à Aguïme, heureux de voir une vraie ville, loin des complexes immobiliers que nous venons de quitter. La façade de l'église est d'une typologie absolument prévalente ici.

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Nous arrivons dans la vallée.

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Elle est connue pour son village troglodyte. L'île est riche en parois rocheuses excavées, utilisées par les Guanches (peuple autochtone) comme habitations ou sépultures, ou lieux sacrés.

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La végétation (nous sommes dans la zone aride) est constituée de beaucoup de plantes grasses, indigènes:

euphorbe:

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aeonium arboreum (bien connu chez nous en pot ou même en plein terre dans les zones les plus douces de Bretagne, mais que j'ignorais être d'ici)...

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ou exotiques, comme les fameux opuntias (250 espèces):

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couvert végétal en fond de vallée :

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Mais un peu plus en hauteur, c'est la surprise : des amandiers, en fleurs. L'amandier est très présent et la culture des amandes importante. C'est presque un choc, car après toutes ces plantes de désert, voir des prunus en fleur (ce qui nous ramène à notre printemps à nous) me déstabilise. Ça ne sera pas la seule occasion de passer d'une partie du monde à l'autre juste en tournant la tête dans ce pays !

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IMG_0083 Je vous passe le récit de la quatre-voie et nous arrivons dans notre chez-nous pour le reste de la semaine. Un petit appartement pas cher, au nez des vagues, sur la poine extrême au Nord-Ouest. Risqué climatiquement, mais, il y fit beau tout le temps. Et quelle vue !

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Petit tour crépusculaire au port voisin, de Las Nieves qui sera notre lieu de chute privilégié. Port de pêche, c'est là que commence la célèbre et - presque - inaccessible côte Ouest, dont les falaises inouïes forment un cadre majestueux et quelque peu menaçant.

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A cette occasion, je lis sur des panneaux explicatifs le long de la jetée, que le mufle énorme que j'ai devant moi, n'est autre qu'une des plus hautes falaises du monde. Il n'en faut pas plus pour me titiller, et à peine rentré je m'atéle à trouver si elle est accessible. Cette randonnée, peu évoquée sur le net, existe bien. Je sais où nous passerons Noël !

(le port de Las Nieves est bien visible au pied)

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IMG_0063 Repas frugale à la maison et, forcément, promenade au phare.  Ce n'est pas un beau phare, mais la Lune, en éclairant son fût, m'aide pour quelques essais photos.

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GRAN CANARIA 1

Pourquoi, pourquoi pas les Canaries? Projetant cette année une virée au chaud pour nous remettre du Christmas pudding de l'année dernière, la question de la destination s'est posée de manière un peu différente des autres fois. Moins évidente, je dirais.

J'ai évoqué en premier le nom des Canaries pour une raison de l'ordre du clin d'oeil, du bout des lèvres, sur le mode du pourquoi pas. On pense toujours aux Canaries pour la même raison. C'est l'endroit le plus proche où trouver l'été en hiver. C'est plus simple, moins cher et... en Europe ! Je reviendrai sur le climat - sujet qui me passionne toujours - et sur le caractère européen aussi.  Bref, quand on parle de cet archipel (immense), les images qui viennent sont - à mes yeux - peu flatteuses. Terre ingrate et desséchée entourées de plages et de parasols.

Pour noircir un peu le tableau, j'ajouterai que les Canaries sont la seule destination lointaine (j'entends nécessitant l'aéroplane) où s'était rendue mon ex compagne alors qu'elle était adolescente. C'était sur un autre île, mais elle en gardait un souvenir exécrable, facilement explicable quand on sait avec qui elle s'y trouvait, qu'elle n'avait quasiment pas quitté les jardins de l'hôtel où poussait à grand renfort d'irrigation une végétation artificielle, que c'était l'été et qu'elle n'aime pas la chaleur. Avec un petit goût pour la mauvaise foi pour couronner le tout, elle m'en faisait un tableau d'horreur, un désert aux plages de sable noir avec un horrible volcan en son milieu... Rien ne m'a plus surpris qu'elle me dise, apprenant que j'y allais et faisant moi même mention de ses aventures canariennes passées : "tu te souviens que j'ai été là-bas?" Ça alors ! Pour moi, elle m'en avait tant parlé qu'elle avait durablement marqué ma vision de cet endroit !

 Nous nous sommes finalement laissés convaincre par les nombreux témoignages de randonneurs sur la beauté des paysages, particulièrement sur l'île de Gran Canaria (qui n'est pas la plus grande), considérée comme un petit continent. Y avait-il donc deux Gran Canaria? Un continent c'est exagéré, mais double assurément elle l'est.

Imaginez qu'on est au large du Sahara occidental! Voila de quoi faire mourir un rhodo de peur... Mais en compensation, c'est une île.  Bref, côté pile c'est verdoyant, côté face c'est un peu désertique. Vu de loin c'est même décharné et en s'approchant, on découvre une infinie variété de plantes adaptées.

Et donc, pour parler plus subjectivement de cette dualité, je dirais que cette île est magnifique et horrible à la fois, pas moins. Pas tant à cause du climat désertique que de la folie humaine.

Visitant un musée le dernier jour, j'ai devant moi l'illustration de cette humanité qui va à sa perte... Vladimir attire mon attention sur une carte de l'île, il y a quelques siècles... La partie verdoyante est peuplée, la partie aride est déserte. Rien que de très normal me direz-vous. Sauf que ça n'est plus vrai. Aujoud'hui, toute la partie où l'homme ne pouvait pas se maintenir, survivre, est colonisée de station balnéaires tentaculaires, dans la lignée de la bétonisation franquiste des côtes espagnoles, sans doute. On imagine que seule la technologie post industrielle l'a permis mais surtout on calcule à quel prix environnemental cela est fait. Hallucinant! Imaginez qu'on y voit même des terrains de golfs ! Bientôt la culture du cactus en Irlande avec séchoir géant ! Et puis entre les deux, entre la capitale et le Sud des plages immenses, il faut bien des déchetteries, des centres divers pour pourvoir aux besoins d'une humanité sur caillou sec.  Et tous ces entrepôts, ces tas de gravas et autre horreurs écorchent une terre sans manteau végétal pour adoucir les plaies. Toute la côte Est est ainsi faite.

Et puis, il y a le reste... La montagne verdoyante soumise aux alizés et au courant marins froid, la montagne sèche aux couleurs de Colorado, son impressionnante côte Ouest que même l'homme moderne n'a réussi à coloniser vraiment. Cette dernière m'a fasciné particulièrement.

Climatiquement, les Canaries ne sont pas les tropiques. L'île est à plus de 500 kilomètres au nord du tropique du Cancer. Il y a donc des hivers. Et nous y étions en hiver. Avant de partir j'avais un peu de mal à imaginer quel serait mon ressenti. Je dirais avant de nuancer, que l'impression était un peu, d'un été breton. Des températures entre 20 et 24°, de la fraîcheur le soir et le matin, du vent. La nuance vient du soleil. La latitude fait qu'au soleil ça tape sec, d'où parfois une impression de chaud/froid, surtout quand on prend de l'altitude, qui est peut-être responsable de mon état de santé actuel ! Or, de l'altitude, on en prend dès qu'on quitte le littoral (ou même sans le quitter parfois) puisque l'île est un ancien volcan qui culmine à près de 2000m. Je me suis vu en T-shirt à 12 ° à cause de ce fort rayonnement.

Nous avons eu à résoudre un dilemme! Au sud assurance d'avoir un peu de soleil (ce qui est quand même un peu le but pour oublier Noël!) mais dans un environnement dont j'ai déjà dit qu'il n'était guère ma tasse de thé, au nord, tranquilité et beaux paysages mais risque d'avoir une ambiance... capiste, tempête comprise ! Nous l'avons résolu ainsi : une journée plage et dunes à l'arrivée, le reste du séjour, dans un petit appartement à l'extrême nord ouest sur une pointe, près d'un phare... bref, un finistère...

Nous aurions dû aller directement au nord, car il fit beau tous les jours et la mer était très baignable au nord (18/19°).

Nous avons donc passé un jour près de Maspalomas et de la playa del Inglès (sic!), qui se trouve être (j'ignorais que ce fût à ce point) le principal lieu de vacances "gay" d'Europe. A quelques signes près, je ne l'ai pas remarqué plus que cela.

Le petit déjeuner est un self à gogo, facile de se faire un bon doggy bag pour le déjeuner. Forts de ses provisions, nous partons à pied sans voiture, ni appareil photo (un peu peur de le  laisser sur le sable - Il se trouve que j'avais laissé ce dernier ouvert et qu'il était  déchargé, donc je n'aurais de toute façon pas pu prendre de photos...) et longeons la playa par le haut. De loin, je ne saurais dire si il y a du monde, mais je vois les alignements de chaises longues peu engageantes. Nous restons à distance. Nous quittons le chemin de corniche lorsque nous atteignons les célèbres dunes, seul endroit d'intérêt naturel. Et là, je dois dire, qu'à condition de s'éloigner un peu des zones peuplées, l'ambiance Sahara est au rendez-vous. C'est un désert de sable en miniature et il est assez facile d'imaginer la fascination que peuvent exercer les immensités à taille réelle. A chaque arrête des dunes, le vent les effilochait comme il le fait aux crêtes des vagues. (quelques photos de net....)

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Nous continuons à longer la côte, la plage/dune est interminable mais le drapeau est rouge. Vladimir se renseigne auprès d'une surveillante de plage: au delà du phare c'est plus abrité et on peut se mettre à l'eau. Nous continuons donc à longer l'océan, passons la zone naturiste séparée en deux (hétéro/gay, drapeau à l'appui !), nous devinons le baisodrome à l'arrière, puis arrivons au phare. Une belle bête de 56 mètres, un peu perdue parmi les complexes hôteliers et autres piscines... Nous arrivons enfin à une plage un peu abritée, mais il y a encore pas mal de vagues et je ne peux que faire trempette. Mais cette histoire nous a amené si loin que l'après midi est déjà avancé et que nous avons la flemme de traverser cette horrible ville (sauf à revenir aux dunes, un peu épuisantes). Un taxi, pour 4 €, nous ramènera !

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Un peu las des complexes urbains, nous allons un peu voir dans l'intérieur, en  suivant notre premier "barranco" (ravin), nom que portent ici toutes les  vallées tant elles sont abruptes. C'est notre première expérience de la montagne. Il suffit de quelques kilomètres pour que se déploie un paysage magnifique, désertique et vertigineux.

Au bout, un petit village, Fataga, me laisse une impression étrange. Après ces paysages complètement  exotiques, me voici dans un village qui pourrait presque remonter au Moyen-âge. Et cette épaisseur historique me fait prendre conscience de la particularité de cet archipel, sans doute le premier endroit du monde où les européens ont fait table rase des populations autochtones, dès la fin du XIVème siècle. Bref, c'est triste à dire, mais cet endroit est européanisé depuis si longtemps que ça se voit. Tout dit la vieille Europe, sauf les paysages... C'est ce côté "antinomique" qui me frappe d'emblée à Gran Canaria.

Il me reste à dévoiler, la raison "clin d'oeil" qui m'a fait penser à cette destination : plusieurs morceaux de luth écossais du XVIIème connus de tous les joueurs de clairseach, que je travaille à la harpe, et qui s'appelle "Canaries". Les airs seraient arrivé en Ecosse en transitant par la France...

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KENAVO D'AN DISTRO - AVIS DE SILENCE

Karagar vous souhaite un joyeux Noël et vous dis à dans une semaine...

 

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DOUREIER KERZU

Une petite vidéo des grandes eaux, pour me refaire la main...

 

 

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CANTAL : RETOUR

Sur la route du retour, nous passons par hasard devant un site célèbre d'Auvergne, les roches Tuilière et Sanadoire.

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Petit arrêt à l'église d'Orcival, qui ne m'emporte guère bien qu'étant d'un style qui me plait à Conques et Saint Nectaire... A quoi tient tout cela?

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Nous filons vers le nord, traversons l'énigmatique Brenne pour arriver là où nous passerons la nuit chez des amis, à Preuilly, un village dont je n'avais jamais entendu le nom.

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Quelle ne fut pas ma surprise d'y voir une énorme église romane et pourtant inconnue de moi.

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Intérieur très restauré et un peu froid, mais un chevet assez somptueux.

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L'immense maison est énigmatique elle aussi, avec ses caves voûtées et d'autres creusées dans la roche qui s'enfoncent si loin que le propriétaire n'en connaît pas le fond...

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Dans le jardin, je croyais être le centre d'intérêt de deux matous...

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...mais ce centre d'intérêt se trouvait à mes pieds!

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HISTOIRE D'EAU

Après des mois de sècheresse extrème, voici que les déluges se succèdent sans guère donner de répit. Il y a bien longtemps que je n'ai vu tant de précipitations et il me faut remonter à ma période arréenne pour retrouver des souvenirs équivalents. Le ruisseau et son barrage glougloutent de plaisir!

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Une cascade que je capture pour la première fois et que je vois pour la seconde.  Celle de Porzh Theolen. Elle n'existe que l'hiver et n'est observable qu'à marée très basse (coeff suffisant). Là je suis monté sur un îlot pour la voir et je n'ai eu que peu de temps avant de me faire encercler. Mais ça valait le coup, une des plus belles du cap à mon sens.

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De là, petite tournée à Kastell-Kozh, une de mes pointes préférées, qui est aussi le plus grand éperon barré de ma connaissance.

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Fossé gaulois...

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Retour par la vallée centrale, ennoyée par la rivière gonflée et cuivrée par le couchant...

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CANTAL : LE PLOMB

La dernière grande balade dans le Cantal et donc des vacances nous mène au plomb du Cantal, point culminant du massif du même nom mais dont la forme est moins acérée que les sommets visités précédemment. Mais les paysages n'en sont pas moins, grâce à sa position dominante, majestueux.

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La route pour nous y rendre est assez longue car il nous a fallu contourner une partie du massif, au retour je photographie une de ces vallée qui rayonnent sous une belle lumière.

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Dernier jour : petites promenades tranquille, notamment à cette cascade sur le Mars, notre rivière d'adoption cette semaine là, en amont.

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Voici la vallée du Mars d'une route au dessus du moulin.

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Et ceci est la vue de la ferme auberge où nous fîmes notre dîner conclusif, avec une mare qui parait en surplomb.

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Repas fini, il fait nuit.

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REPOS DU DOS

Karagar est privé de jardinage ce week-end, et de déménagement, pour cause de lumbago. Il préfère de beaucoup le plumbago du Cap mais son dos ne lui a pas demandé son avis. D'autant que la douleur cette fois s'est installée insidieusement, qu'il l'a sentie arriver doucement contrairement à la fois précédente. Autre différence, la première fois la cause en était bien identifiée (des gros sacs de paillage soulevés à bout de bras pour les mettre dans la voiture). depuis il est prudent et cela avait payé. Plus de problème pendant plusieurs années. Cette année de surcroît, ses travaux horticoles ont été modérés ce qui rend la chose encore plus mystérieuse. Il en vient à incriminer la seule chose qui a changé dans sa vie et est une cause probable (et ça ne lui fait pas du tout plaisir) : la harpe ! La pire instrument qui soit pour le dos ! Le médecin avait prévenu : impossible de trouver un kiné de libre ! Alors Karagar cherche des exercices sur Internet, et ça a l'air très efficace!


Vendredi, Vladimir avait réservé des places pour le spectacle d'une musicienne avec laquelle il avait commencé un travail resté inachevé. C'est un solo théâtral - et musical - jeune public, émaillé de chansons écrite par l'artiste. Je ne la connaissais pas mais j'y vais avec d'autant de curiosité  que l'instrument de cette femme est... la petite harpe. Le nom du spectacle est La n*ote rou*ge. Ce que j'ignorais, et Vladimir aussi, est que la harpe n'était pas seulement l'instrument mais le thème de la pièce. Bref, je me retrouvais un peu par hasard à voir un spectacle qui me parlait particulièrement : c'est le récit largement autobiographique d'une petite fille qui décide contre les préjugés - c'est bizarre, c'est trop grand, c'est trop compliqué à  jouer - à imposer à ses parent son choix d'instrument. La n*ote rou*ge c'est bien sûr la couleur des cordes en "do" sur l'instrument. La musicienne s'avère être une sacrée comédienne qui campe plein de personnages haut en couleur. Mais cette histoire est tellement l'inverse de la mienne (moi j'en étais resté à c'est trop compliqué la musique...) que je suis obligé de pleurer pendant le spectacle. C'est malin !


Sinon, l'avantage de ne pas jardiner, c'est qu'on va voir la mer, et ce week-end, il y avait spectacle aussi de ce côté là.

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CANTAL : DE CI DE LA

Quelques aperçus du Cantal encore.

Des villages, des églises des manoirs. On y remarquera le manoir de la Trémolière, du XVème siècle avec ses jardins modernes et sa collection de tapisseries d'Aubusson du XVIème (trouvées sur place !), l'église de Fontanges, une des rares gothiques de la région, des granges typiques et des modillons parfois osés... Bonne balade.

Anglard et la Trémolière

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Le long de la route...

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Autre village...

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Fontanges

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CANTAL : PUY GRIOU

Il avait été repéré depuis longtemps pour sa forme insolite et pyramidale. Nous voici donc à l'assaut du Puy Griou. Son nom vient de l'occitan greia, difficile à monter! Il occupe le centre des mont du Cantal et s'élève à 1690.

C''est bien sûr de loin qu'on perçoit son originalité (photo prise du puy Mary)

IMG_9833 L'itinéraire part d'une belle prairie et nous fait passer par de très vieux hêtres...

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Voila la bête :

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Nous contournons pour trouver le chemin qui mène au sommet. Celui ci est une trace parmi les pierriers.

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Nous voici en haut ! Vue sur le plomb du Cantal qui sera notre dernier sommet.

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IMG_9887Retour parmi les hêtres jusqu'à la prairie.

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Nous avons gagner le droit à une petite bière au bord d'un lac avec cascade en prime.

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Posté par karagar à 23:43 - Commentaires [7] - Permalien [#]